Zepoulpe, 01/05/2007 [Intoxicated Press]

Une grande enquête d’Herby Stup, correspondant acculturel d’Intoxicated Press

1er de 4 articles

Milan (Québec) - Qu’ont en commun Elizabeth Taylor, Lolo Ferrari, Sigourney Weaver et Bruce Willis, à part les infections à levures? Réponse : ils ont tous, à un moment ou à un autre, possédé un Yorkshire nommé Puppy !

La noblesse dans les petites choses
Les animaux de nos stars préférées nous fascinent, et à juste titre : chez les multimillionaires, le chien le plus ridicule acquiert noblesse et prestige. Le Yorkshire par exemple est insupportable pour l’homme ordinaire qui voit en lui un avatar monstrueux, une sorte de confetti à quatre pattes, un insecte domestique, un bibelot, une décoration, ou à la limite une boucle d’oreille fantaisiste. Qui n’a pas un jour pensé que si on embrasse un Yorkhire, il se transformera en dragqueen ? Or, dans une villa de star, lorsqu’il dérape en gémissant sur un plancher de marbre rose ou se cogne contre les porcelaines Ming, ce petit être nous rappelle pourquoi Dieu l’a mis sur cette terre : pour nous rappeler qu’il est juste et bon que le chien ne se vende pas à la livre.

Le poil soyeux grâce à des soins attentifs, la griffe parfaitement taillée, le survêtement assorti à ses mitaines, l’oeil rassasié par tant de gâteries protéinées : le fidèle compagnon des habitants de Baieveurlé hille n’a plus grand’chose à voir avec le sale cabot bâtard trouvé le long d’un rang qui réclamme en grognant le reste de votre baloney.

Les lézards de l’aristocratie
Qu’ont en commun Monica Selles, Weird Al Jancovic, Carmen Electra et le Roi Beaudoin de Belgique, à part le même amant? Réponse : il se sont tous liés d’amitié avec un iguane répondant au nom de Zanzibar vivant à Central Park ! Le reptile, normalement furtif en présence de la plèbe, se révèle fort loquace face aux grands de ce monde. Tous ont voulu l’adopter, mais rien n’y faisait : Zanzibar restait inacessible et intraitable. Charlie Chaplin, ce protagoniste moustachu dans des films qui bougent vite a, lui aussi, contribuer à redonner un certain lustre à ce reptile apathique et malpropre en léguant à une fondation ses 8 lézards : Ping, Pung, Pong, Pang, Paf, Pal, Pas et Germaine. On prête d’ailleurs à Beaudoin, le monarque belge une fois, d’avoir tenté de matcher Zanzibar et Germaine ! Ce qui montre que même dans la faune urbaine des grands, une romance peut se nouer !

Le chat sans peau de Joël Legendre
C’est à Milan que l’équipe d’Intoxicated Press au grand complet attend patiemment l’arrivée de Joel Legendre en buvant ses deux cafés. Cette vedette montante de la scène des variétés québécoises présente présentement son nouveau one-man show intitulé Mes bouffées d’air pur au Cabaret de la Place des Arts. Ce spectacle sombre, sinistre et vachement thrash, est le récit des expériences de junkie de l’artiste et de toutes ces années passées à lutter contre l’enfer de la drogue.

“Quand j’ai fini d’écrire le show, j’ai vraiment pensé que j’étais un ostie de fucké. J’ai décidé d’entamer une psychanalyse et rapidement je me suis rendu compte que je n’avais jamais pris de drogue de toute ma vie ! J’ai même jamais fumé un joint pour la simple et bonne raison que personne voulait m’en donner !!! affirme le jeune père en riant de bon coeur”. “Lors de ma démarche, j’ai aussi réalisé que, finalement, j’avais eu une enfance heureuse remplie d’animaux de compagnie qui sentaient fort.”

Avec la paternité, Joël Legendre a compris que le but dans la vie n’est pas tant de fournir un environnement sain à son enfant que de posséder un animal rare et cher pour flasher à la tévé et dans les soirées mondaines. Selon la démarche entreprise à la Maison Portage où l’artiste s’est désintoxiqué d’une bouffe indienne un peu trop épicée, Legendre s’est procuré un chat sans peau qu’il a baptisé Éléonore en l’honneur de son grand-père, un homme qui n’avait pas de poil lui non plus (surtout à la fin).

“Éléonore, c’est toute ma vie. Lorsque j’arrive à la maison, il vient me frotter la cheville. Personne avant ne m’avait jamais frotté la cheville, affirme le danseur/comédien/animateur/pèredefamille/vedettedesviellesdames en réprimant un sanglot”.

Dans le deuxième article de cette série : Herby Stup s’entretient avec l’homme qui peinture les couleuvres de Madonna et avec le canard de Garou.

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