Robodrigue, 3 décembre 2007
Enregistré dans :Entomologicae Bestiare, Le non apprivoisable et le non domesticable
Camarade assoifé d’excellence, toi qui fait face à l’adversité sans broncher, toi qui tient un budget serré, qui arrose ses plantes selon un système élaboré grâce à un merveilleux livre sur l’entretient des plantes, toi qui remet tes travaux à temps, qui ne se fait jamais prendre dans une ruelle sans capote, toi qui n’a jamais recours au mensonge pour garder un semblant de dignité! Sache que je suis ta contre partie oisive qui ceuille le fruit où elle le trouve, constament prise dans un monde où les valeurs sont inversées: un labyrinthe obsessionel dans lequel je mets en jeux ma stabilité émotionnelle et psychique à chaque réveil, à chaque pas, à chaque parole… à chaque pensée, chaque idée.
Mon délire ardent assumé et vécu me pousse autant à l’héroïsme qu’à la couardise; de ce citron on presse autant le nectar des dieux que de la petite pisse pour le vent. C’est pourquoi j’ai découvert le merveilleux monde des combats d’animaux sur Youtube, on y trouve à la fois des tigres contre des lions tout comme un boa contre un crocodile, le choix est tien l’ami. Des combats d’animaux je suis passé aux croisements d’animaux (Voir le liger, à la fois tigre et lion, et le zhorse, à la fois cheval et zèbre) et par désoeuvrement je suis passé à l’étape ultime: j’écoutes des vidéos où des chats parlent! Laissant mon travail de côté, j’ai observé des chats parlants pendant une bonne heure, pourtant la seule chose qu’on a pu faire dire à un chat jusqu’à maintenant c’est “Hello”… Les lèvres tremblante je répètais ce mot en même temps qu’eux, comme hypnotisé par leur volonté à dépasser la chatitude pour pouvoir atteindre le spleen de l’humain.
J’aurais voulu leur faire comprendre que la condition humaine en est une beaucoup plus humiliante que celle du chat, qu’ils devraient se contenter de leurs petites vies de chat, que tout cela était voué à l’échec… que c’était vain. Je me suis levé, je me suis allumée une cigarette, j’ai pleuré un peu et je suis revenu à mon travail comme j’aurais dû faire depuis bientôt une semaine. Je ne passerai pas à l’étape suivante : les chiens qui parlent.
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