Mysterious, 13/01/2007 [Théorie]

Le FAS est une entité polymorphe, indéfinissable. Même si plusieurs tentèrent de solidifier ses assises théoriques (rappelons-nous certains débats historiques publiés sur nos annales ou ailleurs), ils n’y parvinrent jamais tout à fait. Pourtant, le FAS existe, ses activistes s’activent, ses auteurs écrivent, ses sympathisants sympathisent. C’est pourquoi, en tant que grand théoricien du FAS, je cède encore à la tentation définitoire et pose le postulat suivant : le FAS se définit avant tout par sa juvénilité intrinsèque.

Quand notre mouvement vit-il le jour ? Il y avait déjà quelque chose de très fasien chez Gilgamesh, les facéties du dieu Loki nous inspirent, plusieurs soupçonnent le poète albanais Thrank Spiroberg d’avoir été un des activistes les plus virulents du FAS, d’autres – bassement pragmatiques – proposent qu’il soit apparu à Sherbrooke (ville triviale par définition) à la fin du vingtième siècle… mais ce qui reste flagrant chez les activistes du FAS, c’est que malgré les années ou les siècles qui passent, ils restent toujours fondamentalement immatures, en témoigne avec brio les abjections qu’ils publient sur leurs annales. Je le proclame haut et fort : le FAS aura toujours moins de 18 ans ; il est la Lolita éternelle, la grimace de Ferdydurke, la petite culotte (sale) de Clémentine… mais cet enfant n’est point un poupon béat devant le monde et s’il s’agit d’une fillette en jupe fleurie, elle cache sous ses coquelicots les tentacules du Zepoulpe. La juvénilité du FAS doit s’imposer comme un dogme. Écartons le relativisme post-moderne et imposons notre juvénilité criarde au monde. Je propose de faire de Rhâ notre porte-étendard. Poufiasse pourrait être sacré(e) couturière officielle. Xanthippe serait pas mal en maîtresse d’école… Une seule question se pose toutefois, fondamentale : le FAS est-il fondamentalement jeune garçon, jeune fille ou petit animal. Moi je pencherais plutôt pour hermaphrodite prépubère, mais la question reste sujette au débat.

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