Voici une citation que j’ai trouvée dans ma chasse aux Gedankenexperiment:

« La « chose en soi » (qui serait précisément la vérité pure et sans conséquence) reste totalement insaisissable et absolument indigne des efforts dont elle serait l’objet pour celui qui crée un langage. Il désigne seulement les rapports des hommes aux choses, et pour les exprimer il s’aide des métaphores les plus audacieuses. Transposer une excitation nerveuse en une image! Première métaphore. L’image à son tour transformée en un son! Deuxième métaphore. Et chaque fois, saut complet d’une sphère à une autre, tout à fait différente et nouvelle. Imaginons un homme qui soit tout à fait sourd et n’ait jamais perçu de son ou de musique : de même qu’il s’étonne sans doute des figures acoustiques de Chaldni formées sur le sable , découvre leur cause dans la vibration des cordes et jurera alors au vu de cette découverte qu’il ne saurait ignorer désormais ce que les hommes appellent les sons, ainsi en va-t-il pour nous tous en ce qui concerne le langage. Nous croyons posséder quelque savoir des choses elles-mêmes lorsque nous parlons d’arbres, de couleurs, de neige et de fleurs, mais nous ne possédons cependant rien d’autre que des métaphores des choses, et qui ne correspondent absolument pas aux entités originelles.»

In Nietzsche, vérité et mensonge au sens extra-moral.

Commentaires:

  • Commentaire par Mysterious, 15/06/2008:
  • Je réclame le droit au statut d’entité originelle!

  • Commentaire par Amygdale, 16/06/2008:
  • »Wesen der Dinge« c’est plutôt «essence de la chose». Ça te va aussi?

  • Commentaire par Robodrigue, 16/06/2008:
  • Pourquoi je publie d’aussi bonnes vidéos?

  • Ping par How a resonance has his invluence on rice « hdd345f, 18/09/2008:
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