Robodrigue, 27 novembre 2007
Enregistré dans :Mourir au Canada, Chaire d’Études André Serouille Flesh of Studies
Tu ne connais donc point les pits de sables de Pointe-Calumet? C’est la source des assoiffés, les bassins de la suffisance; on s’y rafraîchit comme autant de bons vivants! D’où le nom latin de Pointe-Calumet “Punius Pipus Banus”; L-J Papineau parlait de ses bains calumet-pontois comme d’une nouvelle naissance, ce fût la première fois qu’il dit le “vidi” du fameux “Veni vidi vici”. Aujourd’hui, autour des ruines qu’à laissé le passage des Romains, on a construit le Beach Club et le Super Aqua Club où citadins de tout acabits viennent promener la charogne que René Levesque nommait corpus. Bien qu’on les appel “club” il n’y a nul besoin d’être membre pour y pénétrer, le membership nécessite uniquement la triste condition humaine; on y est tous des Calumet-Pontois.
Les mini vans promotionnelles qui déambulent dans les rues de la métropole avec l’image rafraîchissante de la vague du beach club (La puissance de cette image est une construction publicitaire, non il n’y a point de vague à PC sinon les sillons de la machine infernale du Super Aqua Club) l’image de cette vague nous laisse croire que cette institution y a toujours été, pourtant les vieux de la Pointe, eux, connaissent la sombre histoire de ce qu’on appelait alors “La machine à ski” (les Calumet-Pontois n’ayant jamais vraiment fait confiance aux nouveaux mots préférait nommer les choses comme elles sont (ex: machine à ski pour téléski, machine à marcher pour chaussure ou encore machine à manger pour fourchette)). Mais ceci est une autre histoire comme disait le narrateur de Conan le barbare.
AHHHHHH pis non, je vais quand même vous la raconter (comme dit trop souvent J.K. Rowling).
En 1950 un Viennois du nom rigolo de Ansus Wajowskionovicthgang quitta son pays après avoir été impliqué dans une histoire de recèle de bicyclette à une roue, l’histoire avait pris un tournant regrettable quand il réalisa que les bicyclettes volées étaient en fait des prototypes pour une machine à coudre sur laquelle les Autrichiens comptaient pour relancer leur économie. Ces machines ridicules et casi inutilisables devinrent la risée de leur voisins Polonais qui eux comptaient sur un nouveau polymère à base de rutabaga pour relancer leur économie, échec lamentable dans les deux cas mais les Polonais profitaient de la chance que leur trouvaille n’aie pas eu d’apparence ridicule.
Monsieur Wajowskionovicthgang cherchait une patrie d’exile où il pourrait couler de jours heureux en oubliant cette fâcheuse histoire de laquelle il considérait être le dindon de la farce. C’est alors qu’il tomba sur un article de journal qui racontait une histoire fabuleuse:
Des nains de six pieds
13 janvier 1950
Intoxicated press
Un petit Bourg canadien attire des milliers de gens venus des cinq continents! Il s’agirait de bassins bucoliques aux propriétés mystiques, on y voit des nains en ressortir avec une taille de géant, des femmes enceintes y accouchent d’enfants déjà adultes, avec barbe et diplômes, des Canadiens-Français en ressortent même avec la capacité de s’exprimer et de manger avec des ustensiles. C’est dans le joli bourg de Pointe-Calumet que ce trouvent ces dits bassins, le maire Marcien Therrien…
“Voilà!” s’écria le receleur viennois, voilà l’endroit où il irait chercher bonne fortune et où son nom ridicule s’accorderait sans problème avec celui du maire de ce bourg canadien!
L’histoire de la machine à ski deviendrait évidente et se révélerait dans toute son horreur quelques mois après son arrivé. (À suivre)
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