Je jette encore un coup d’œil
Vers la frange bleutée des vitrines
Une fleur en plastique je me cueille
Qui rappelle la robe d’une ballerine
Te quittant fontaine, vieillard étique
Et croissant lustrés, je m’enfonce
Dans cette obscurité magnétique
Vers une énigme absconse
Ici, nul article d’un bonheur occasionnel
Mais grondement du métro sempiternel
À la noirceur des lieux je m’accoutumai
Plus vite qu’un toucan que l’on eut déplumé
La lumière me parvient par la fissure svelte
Wie für Kepler unter seinem sternen Zelt
Et comme lentement la lune pour lui se dessine
Dans la pénombre, ce décor que je devine :
Là des sacs de plastiques
Sans doute une poubelle
Ici des tablettes métalliques
Remplis de mauvaises nouvelles
Plus loin, des caisses renforcées
Dont reluit la serrure
Et des chariots alignés
Sur leurs roues peu sures
Une décharge en contrebas
Puis, un escalier vers l’étage
L’arrière boutique d’une Casbah ?
Non, les égouts du quartier chinois…
Commentaires:
Commences-tu à ressentir le spasme de vivre?
Intense, mais un brin lourd. C’est peut-être pas ton meilleur, mais c’est vachement mieux que la fois que je suis allé à une récitation de la soirée de poésie du Bas-Canada.
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