Comme la salamandre dans la marre je glisse
Me gréant ainsi d’une parure d’immondices
Embrassant dans l’ombre fraîche la boue lisse
Je vais droit au fond où s’est tapie l’écrevisse
Je louvoie comme un crapaud entre les nénuphars
Paradant comme lui mes deux grands ronds de fard
« Brebitt ! Brebitt ! » entouré de pétulantes patineuses
Mon estomac pétille comme ces bulles marécageuses
Ah! boue, miasmes et chœur chantant des grenouilles
Portez pour votre coryphée par-delà les quenouilles
Votre chant aphrodisiaque et mes voeux sibyllins
Pour que le crique après la marre redevienne cristallin
Toi mon ami, qui est dyspepsique et las de toi-même
Ne va pas au Rhin, aux bains, pour ton nouveau baptême
Mais tâte une bonne fois, (je le déclare en grande pompe) :
De la caresse algale — du philtre mystérieux de la swompe !
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