Amygdale, 05/06/2008 [Triviale poésie]

Comme maintes baies séchées
Les bleues, au creux de ma main
Sont entre toutes mes préférées;
C’est pourquoi j’en prend huit chaque matin

Puis, réconcilié avec le mobilier
Devenu chat, nature animalière
Je sors, et va comme l’écolier
Faire dans les rues l’école buissonnière

Je caresse les arbustes, j’épie les bosquets
Je fais mon Liban de cette haie de cèdres
Mes jardins suspendus de ce joli bouquet
Et tout mon quartier devient un polyèdre

Gemme aux milles aspects
Dé roulant sur ses faces
Grand Œil de l’insecte
Temple de Samothrace

Prenant soudain conscience
Des tyrannies de la faim
Pour satisfaire ma panse
Je dois stopper en train

Comme par bonheur,
Se trouve là une beignerie,
Aussitôt, j’entre en sueur
Lupus dans une bergerie

M’approchant du comptoir,
Sachant pourtant que j’ai tors,
Je fonde tous mes espoirs
Sur la pensée d’un mol tore

Combien de choix! Combien de saveurs!
Je ne puis un instant mon appétit différer
Qu’aux baies l’on me gâte, par faveur!
Je demande les bleues, mes préférées

Commentaires:

  • Commentaire par poufiasse, 06/06/2008:
  • Vraiment mon coeur saigne,
    Et c’est avec usure
    que je vous refuse ce beigne
    et son contenu azur.

  • Commentaire par poufiasse, 06/06/2008:
  • Manant,ce verre de lait,
    offre exceptionnelle
    coûte l’ahan de l’essai
    d’une roussette au miel.

  • Commentaire par Amygdale, 06/06/2008:
  • Une roussette au miel… hmmm…

  • Commentaire par poufiasse, 06/06/2008:
  • Qu’est-ce ? ce hmmmmm?
    Serait-ce l’odeur
    De ce beigne qui parfume:
    la roue de tracteur ?

  • Commentaire par Amygdale, 06/06/2008:
  • C’est quand on pense
    À ce qu’il y a de meilleur
    Qu’on se flatte la panse
    Et qu’on se pogne le tire.

  • Commentaire par Poufiasse, 09/06/2008:
  • C’est quand on songe
    À ce qu’il y a de mieux
    Qu’on se flatte la surlonge
    Et qu’on se pogne le pneu.

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