Amygdale, 21/05/2008 [Pratique]

Fasciens, fasciennes, qu’est-ce qu’un Lebensraum? Quel est l’espace minimal dont nous ayons besoin pour ne pas se marcher soi-même sur les pieds? C’est une question d’espace, pensent certains. Pour ma part, je crois que la simple étendue cartésienne ne suffit pas: il faut ce que je nommerais un espace subjectif, celui que dessine l’arborescence des possibilités de mouvement d’un individu. Que me vaut les plaines du Serengeti, si je suis atteint de parésie? Au contraire mes doigts, dans leur incessante cavalcade de dactylo, parcourent quotidiennement de plus grandes distances que mes souliers. Mais il y a plus : les insanités que je profère alors dépassent le champ de mon modeste appartement, ce qui offre à mon cerveau l’exutoire dont il a besoin. C’est pourquoi on a toujours plus d’espace chez soi, car il s’y trouve une foule de stations d’activité où notre amplitude de mouvement atteint sa plénitude dans leurs espaces fractionnaires. De même: au bout de la chaîne de montage, ce n’est pas un boulet, mais le monde, que tu vois.
Donc : demain (jeudi), nous rééditons le spécial : héhéhé, pour la plus grande joie des petits et des grands. Venez donc vous trancher les métacarpes et vous brocher les adductor pollicis en notre compagnie, on va se la péter.

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