(Malgré le lock-out qui sévit toujours à la salle des nouvelles d’IP, la direction a demandé à ses cadres de prendre la place des dégoutants syndiqués qui refusent de comprendre qu’une piasse et demie par page, c’est ben en masse. Le public a le droit d’être informé.)
D’après Intoxicated Press
Une collaboration spéciale de Johnny Scab.
Gloucester (Massachusetts) - Une équipe de chercheurs bien de chez nous est arrivée à une conclusion passablement incroyable hier après-midi, alors qu’on annonçait de la pluie sur tous nos secteurs. Publiés dans le Journal of Unbelievable Medecine, ces résultats remettent vachement en question ce qu’on avait toujours supposé jusqu’à avant-hier matin, soit que la friture n’est pas très bonne pour la santé et qu’elle laisse le majeur luisant. Or, et c’est là que le boa se blesse, selon l’étude conduite de mains de maître par le docteur Robert Geai, directeur du centre de recherche sur les matières grasses de l’université Cambridge et membre depuis 2 ans du gymnase Haltères et Go, situé rue Bellechasse, la graisse de la friture, loin d’être mauvaise pour les artères, le tour de taille et l’apparence de la face après les repas, serait bénéfique pour l’individu. Le spécialiste se base sur une étude réalisée auprès de 85 000 répondants 19 fois sur 20, avec une marge d’erreur de 4 pieds et demi, selon laquelle il appert en premier lieu que la friture goûte très bonne. « En effet, affirme le docteur Geai, les courbes sont sans équivoque, la friture, c’est du bon menoum-menoum. »
Se fondant aussi sur une expérience personnelle difficile due à son patronyme rappelant un oiseau à la sexualité ambigüe, le docteur Geai insiste : « Appelez-moi juste Robert. Donc oui, l’étude démontre aussi que les gens sont absolument incapables de résister à la friture. Par exemple, mes collègues et moi avons fait deep-frieder des trente sous et 80 % des gens les engloutissaient comme s’il s’était s’agit de petites crevettes! Lorsqu’on a fait frire des 1 piasse, le pourcentage montait à plus de 92 % et à 99% avec des deux piasses ! Pour être sûr de notre affaire, on a aussi enrobé de friture des chaises de patio, des capotes usagées, des tracteurs, des rotoculteurs, une réplique en cire d’Idi Amin, un dentier, un rappeur avec son hummer custom, un parachute, une vierge, une can de zepoulpe encore fermée, une pommeau de douche, la perruque de Robert Lepage, une crotte de béluga, un crayon bic et de vieux essuie-glaces; toujours, la plupart des cobayes s’en délectaient. »
En deuxième lieu, les chercheurs soutiennent que la friture, c’est bon pour la peau. « En jammant les pores, les molécules de gras permettent en quelque sorte de dérinecher les molécules du poil, leur permettant d’être plus bien dans leur peau… sans jeu de mots ! affirme le spécialiste en riant gras (c’est son métier). » « Pas plus tard que vendredi passé, je me suis fais un masque d’huile vidangée que j’ai achetée au greaser du coin. Une vraie fontaine de Jouvence pour le visage ! »
Finalement, l’étude démontre que la friture, ça aide la croissance des enfants. En en mangeant quotidiennement, les enfants s’assurent un apport en plus ou moins toutte, ce qui leur garantit une croissance horizontale optimale. Aujourd’hui, avec les glaciers qui fondent et la population qui vieillit, il ne faut pas sous-estimer les dangers pour les enfants trop maigres. Selon Robert, il est recommandé d’inclure des aliments frits dès la tendre enfance : purées frites, lait tempura, croquettes de pablum, etc. Ainsi, les enfants seront aptes à digérer plus rapidement cet aliment sain.
Éclairante, bien écrite et somme toute câlissement révolutionnaire, l’étude de Robert s’inscrit dans un grand courant de pensée qui remet en cause les choses prises pour vraies. Intoxicated Press sera là lors de la sortie des prochaines études du Docteur Geai portant sur les méfaits pour la santé de la fréquentation de dauphins, sur les risques attribuables au rire des enfants, au danger du visionnement des fleurs en saison et du potentiel nocif relatif à l’odeur des bébés.
Dans le prochain numéro : Friteman contre Arnold The Governer.
Commentaire par Amygdale — 30 juillet 2008 @ 9h24
Friteman : wow ! J’imagine déjà la ligne de vêtements et de lingerie fine.
Commentaire par Zepoulpe — 30 juillet 2008 @ 9h37
Dommage que l’article ne fasse pas référence aux bains d’huile de Scandinavie, où les téméraires vikings se font frire eux-même, croyant que l’huile leur laisserait la jeunesse éternelle (l’idée ayant pris racine dans le film Supersize me oü l’on voit des frites de chez McDonald passer l’épreuve du temps sans laisser apparaître un seul signe de vieillissement).
Commentaire par Robodrigue — 31 juillet 2008 @ 15h29
Ma mère aime me raconter que, si, chez nous, on a une belle peau, c’est que notre ancêtre Sir de Mysterious IV, un soldat à la solde du duc de Geai, s’est fait plusieurs fois balancer à la tête des chaudières d’huile brûlante lorsqu’il tentait d’escalader les mur d’une forteresse ennemie. Il faut souffrir pour être beau.
Commentaire par Mysterious — 1 août 2008 @ 15h02
D’ailleurs j’apprends à l’instant que Oil of Olay serait un nom dérivé du gaélique Ayoye the O’Geai, probablement en référence à votre ancêtre. Non?
Commentaire par Zepoulpe — 1 août 2008 @ 16h15