Collaboration spéciale du parajournaliste Borg Borygme (celui qui écrit avec sa langue)
Rivière-aux-Brebis (Ontario) - Gina (nom fictif) est une jeune femme (sexe fictif) érudite. Le matin, elle se lève, se caféine de manière excessive, et se rend au boulot grâce à un moyen de transport à la mode. Gina est une femme comme toutes les autres, elle bosse dur et elle endure son boss. Mais Gina a une passione segreta : dès qu’elle le peut, elle se gôrroche sur le blog du FAS, lisant, riant, s’informant de choses et d’autres (surtout de choses), pleurant de délice devant les tentatives joviales pour retirer au monde son sens. En elle-même Gina est ce qu’on pourrait appeler une femme fasile. Cette situation est loin d’être lunaire. Elle est le lot quotidien de toute une faune disparate et imbue d’elle-même qui vole sur ce blogue dès que l’occasion se présente.
Le FAS - Front d’Actions Stupides ou Fourre-tout d’Arrivistes Susceptibles selon les sources - semble bien être victime de sa popularité ! Les ambiguïtés quant à son nom, les symboles païens qu’il contient en grand nombre, la lutte inégale entre textes de fond et textes de bas-fonds, le rythme soutenu quoique changeant dans le contenu, le nombre inenculable d’auto-référencement qui fait de lui un véritable “blog dans le blog”, les aventures, les personnages aquatiques, les savants fous, les poings levés devant le train lamineur de la post-modernité, les côtes levés et la salade de chou à volonté, les constantes références aux parties génitales des grands de ce monde; voilà qui n’explique rien, mais qui donne rudement envie de changer de paragraphe.
Récemment, un auteur populaire du FAS condensait en une formule-choc l’essence même de l’ambiguïté du mouvement, ambiguïté qui est, non sans double-paradoxe, la raison principale du succès du FAS. Cette formule - qui ferait mouiller par sa concision le groupe Cossette Communications - est composée de trois mots suivis de trois points de suspension : hé hé hé… Emblématique et synthétique, cette formule est à la fois le modus vivendi et le modus operandi du FAS. En elle, nous retrouvons à la fois la fraîcheur, la fougue, l’arrogance un peu dandy, la verve, le sourire en coin, le “h” aspiré et les trois points noirs qui ont fait la marque de commerce du groupuscule.
Pour Gina comme pour plusieurs autres personnes fictives, le FAS est LA référence en matière de bonnes manières, de où-sortir le lundi après-midi, de métaphysique expérimentale, d’information continue, de batailles de fonds de ruelles, d’exploitation d’érotisme, d’amour, de haine, d’autres sentiments et, bien entendu, de possibilités de perdre un emploi bien rémunéré pour cause de rien calissage pendant les heures de bureau.
Merci FAS ! Et pourquoi ne vaincrais-tu pas ?
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