Le Devoir, en manque de sensations fortes, titre : « Le grisonnement de la culture. Le glas sonne-t-il de plus en plus fort pour les formes traditionnelles des arts ? » L’art et la culture (ce mot essentiellement déprimant, voire même dégoûtant) seraient devenus l’apanage des croulants. Des yeux aveugles se plongent dans des livres aux pages jaunies, des têtes grises se balancent en grinçant dans des shows rocks, on ronfle à l’opéra… mais où trouver l’essence juvénile de l’art ? Chroniqueurs du devoir, gardez espoir : nous existons. Récemment sur les annales du FAS : le récit historique se réinvente, l’homme du futur est conçu dans un placard, Rhâ éructe à la face d’une médaime, une poufiasse compose la plus morne des poésies désenchantées… Sur le FAS se côtoient la métaphysique la plus expérimentale, l’art le plus evil et le quotidien le plus pathétique ; on meurt au Canada, on osculte l’infinitésimal, on intoxique le quotidien. Plus encore, le FAS est une agence de rencontre : chers amis du Devoir, à quoi bon l’art s’il n’est prétexte à la séduction et, mieux encore, à la sessualité la plus débridée ? Séduit-on vraiment dans une salle d’opéra ou on ne peut dire mot ? Fait-on connaissance parmi les milliers de spectateurs d’un show de U2 ? Les tentacules du FAS se glissent à même la chair de ses lecteurs. Sa prose a un impact physique. Son essence est juvénile. Art is Evil, true evil has glamour and sex appeal. FAS vaincra !
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