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Les annales du FAS

Le site des sympathisants du Front d’Action Stupide pour un quotidien délirant

Théorie :
In stupidatis veritas :

Stupidité appliquée au langage

En direct de mon quotidien délirant:

Fonctionnaire de prêts et bourse, de Québec:ca va nous prendre des preuves que vous subveniez a vos besoin durant ces deux périodes d’un mois
moi:je vous déjà envoyer une déclaration solennelle, v’là 2 mois et c’est tout ce que vous m’avez demander.
Fonctionnaire de prêts et bourse, cosanguin:Ça vaut rien une déclaration solennelle, tout le monde peut en faire une…
moi:Pourquoi vous m’en avez demandez une d’abord? C’est assez bon pour voter, c’est un document juridique.
fonctionnaire sphincter: Meme un jeune de 18 ans qui sort de chez ses parents peut faire une déclaration…
Moi: êtes vous en train de m’accuser d’avoir menti sous serment?
Gars de Québec:…
—————————-
Filles des cartes étudiantes; votre permis est échu
Moi:ben là c’est une pièce d’identité avec mon nom, mon adresse pis ma face dessus
FDCE: ca va me prendre une carte valide
Moi:je vais renouveler mon permis quand je vais recevoir mes prêts et bourses quand je vais avoir ma carte étudiante pour aller leur gueuler dessus
FDCE:…ca va être correct…
—————————-
Quelqu’un à un t-shirt de Valery Fabrikant à me prêter…

Cette fois c’est confirmé, Adolf Hitler était mono-testiculaire. C’est ce que reporte le journal anglais The sun. Le leader nazi aurait perdu un testicule pendant la Bataille de la Somme de 1916, selon un document retranscrivant une conversation datant de 23 ans auparavant entre un médecin allemand, Johan Jambor, et son prêtre Franciszek Paawlar. http://expresse.excite.fr/news/2766/-Hitler-etait-monotesticulaire-

Poufiasse , 14 novembre 2008

-Donc Monsieur, vous avez bien compris les particularités relatives au 9-1-1 de la téléphonie IP ?

-Oui, je dois attendre cinq jours ouvrables avant d’appeler le 9-1-1.

-Parfait. Les frais de branchement sont de soixante dollars. Voulez-vous profiter de la visite d’un technicien, c’est gratuit.

-Madame, pour soixante dollars, je vais prendre la visite gratuite du technicien.

***

Je m’ennuie déjà de cooptel.

Mysterious , 8 novembre 2008

Zepoulpe , 13 octobre 2008
Amygdale , 4 septembre 2008
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Aujourd’hui, quelqu’un a téléphoné chez moi pour le compte de l’institut de psychiatrie de l’UdeM.

« Pour chacune des questions suivantes, répondez par oui ou par non.  Au cours de la dernière semaine…

- les gens m’agaçaient (oui)

- je me sentais déprimé (non)

- j’avais de la difficulté à me déterminer à finir mes projets (oui)

- j’étais triste (oui)

- j’étais heureux (oui)

- je me sentais seul (oui - rire, larme)

- mon sommeil était agité (non, mais c’est faux)

- j’aimais la vie (oui).

bébé astronaute , 2 août 2008
Enregistré dans : In stupidatis veritas

Si je me permets d’écrire sans scrupule sur le FAS sur les heures de bureau, c’est bien pour contrebalancer les nombreuses heures supps que j’ai faites pour A*, par pur excès de zèle, emportée dans mon amour de l’art et ma grande naïveté de croire qu’un jour, ça pourrait aller mieux dans le milieu culturel. N’allez surtout pas croire que je n’ai pas d’éthique de travail.

Enfin. Je voulais surtout écrire cet article pour ne pas oublier de partager comment, jour après jour, Radio-Can contribue à rendre mon quotidien délirant. Particulièrement ce matin, après que la co-animatrice ait avoué à Franco Nuovo qu’elle croyait qu’il parlait de cornichons pendant la chronique économique, j’ai eu ma dose quotidienne de délire en imaginant le beau Franco retirant son pécule de son bas de laine pour aller le mettre dans un compte suisse. Au plus fort la poche!

Cool is class war?

Hier, j’ai été happé par la ville et n’ai pu écrire mon article quotidien sur le FAS. J’ai été faible, je sais, et, pour compenser, j’ai erré sous la pluie, buvant des bières, ici et là et en diverses compagnies, dans l’espoir qu’il m’arrive quelque chose que je puisse raconter sous la forme d’un cool is class war, mais en vain. La fin de la soirée m’a toutefois amené à vivre une expérience inquiétante qu’il me faut vous relater.

Scissiparité

Je suis rentré chez moi vers 2h00 AM, trempé par la pluie et légèrement ivre. C’est toujours dans ces moments-là que me vient l’envie de faire de la soupe. J’aime cuisiner la nuit. J’ai donc sorti patates, céleris, tomates, persil… et commencé à couper. Mon couteau coupe bien. Rhaa (un jeune homme plein de qualités) est passé l’autre jour chez moi et l’a aiguisé. Je coupais à toute allure en fredonnant des chansons de marins :

C’est de la faute aux fayots
Si on est mal sur les bateaux
Ah fayots fayots fayots
Tu nous fais gonfler la peau
Pas moyen de les digérer
Les petits pois
En France il faut espérer
Qu’on finira d’en bouffer
Des sales fayots

Mais – malheur ! – débordant d’enthousiasme et coupant comme un déchaîné, je confondis mon doigt avec une carotte. Argl! Il ne fut pas qu’entaillé ; il fut sectionné. J’hurlai de douleur, mais la terreur vint bientôt chasser ma souffrance. Le moignon de mon doigt cicatrisait à une vitesse stupéfiante et mon doigt, détaché de mon corps, s’animait, comme s’il pouvait vivre indépendamment de moi. Il grouillait sur la table et, à sa base, là où le couteau avait tranché, quelque chose poussait. Je vis bientôt apparaître deux jambes minuscules à l’extrémité du doigt, qui se mit à danser, puis, continuant de croître et de se métamorphoser, il prit peu à peu l’apparence d’un petit être de quelques dizaines de centimètres de haut, d’un nain malicieux imitant en tout point mon apparence : mon nez, mes yeux, ma bouche, mes splendides cheveux de bataille, mes mains, mes bras et mes jambes… Je redoutais d’être confronté à moi-même, mais, surtout, je me demandais comment ce double de moi avait pu prendre vie à partir de mon doigt mort. De nos jours, les jeunes s’émancipent tôt. La crise d’adolescence a souvent lieu dès la pré-maternelle. Mon double miniature me fixa dans les yeux et me dit : « Mysterious, je ne veux pas partager ton quotidien et je ne crois pas que tu sois un modèle à suivre. Je m’éduquerai seul, loin de toi et des hommes. J’irai vivre sur le continent de plastique. » et il partit.

J’allai donc me coucher et, avant de m’endormir, me vint, claire comme une larme au coin de ton œil, l’explication de ces événements. Je me rappelai ce qui devait être à leur source, une expérience passée qui avait peut-être fait de moi un être mutant, que l’on peut découper, mais qui s’autoregénère, une entité peut-être immortelle, à la fois belle et redoutable : imaginons que l’on me découpe en mille morceaux et que le monde soit envahi par mille Mysterious ! Bref, je me rappelai : les lombrics frits dans l’huile.

Recette

C’était il y a quelques années. Nous faisions la fête sous un pont. Il pleuvait à siau. Des vers de terre sortaient du sol par dizaine pour ne pas mourir noyés. Ils s’allongeaient sur une terre maculée de fiente de pigeons et imbibée d’huile à moteur, de litres de bière, de pisse d’ivrogne et, sans doute, du sang des générations de jeunes marginaux qui s’étaient battus sous ce pont pour conserver le contrôle de ce lieu magique. Je ne sais pu qui eut l’idée, mais nous décidâmes de manger ces vers de terre. On se disait que la consommation de lombrics était un excellent moyen de mettre un terme à la faim dans le monde. On en trouvait partout. Ils étaient longs, ils étaient doux. Nous allâmes donc chez l’affreux Lapine, coupâmes les extrémités des vers, en retirâmes grossièrement la terre qu’ils contenaient et les jetâmes dans une poêle, avec de l’huile et un peu d’ail, et nous les mangeâmes. C’était croustillant, un peu comme des chips avec quelques grains de terre dedans. Mais ces lombrics étaient nés et avaient grandi dans une terre souillée. Les consommer avait fait de moi un homme nouveau. C’est difficile à dire, mais je dois l’assumer : je suis lombric-man.

Mes salutations des plus distinguées cher Kamarades ; contibuteurs, contribuables et de la classe ouvrière (incluant les minorités visibles et invisibles d’accomodement respectables).

Au risque de mal paraître face aux nombreux contingents de la semaine verte et aux hommes roses utilisant du détergent bio sans phosphate pendant que sa madame utilise un condom biodégradable pour s’envoyer en l’air avec son meilleur chum, je m’expose à mettre au grand jour (un jour ensoleillé de préférence) la pastiche de vérité que l’on nous mets à la figure à peu près partout en prétendant à la protection de l’environement.

Eh oui, on nous ments éhonteusement! — Je me rappel d’avoir observé une ville de la rive nord qui prétendait utiliser les fonds publique (soit 14 beaux millions de dollars) pour faire la collecte des bacs vert devant de somptueux bugalow fesant les choux gras de leurs vie-d’anges. En observant bien le camion qui fesait la collecte avec un bras automatisé, je me suis aperçu qu’il sagissait du même qui fesait la collecte des ordures deux jours plus tôt. Il me viens à l’esprit de faire une délirante poursuite à la film d’espionnage Britanique dans ma voiture du fameux «truck» municipale. Pour terminer ma folle course dans un site d’enfouissement sans plus ni moins. Hors ou sont donc passé les 14 beaux millions de dollars que nos contribuables amoureux de la nature ont soigneusement payé pour se départir des éléments recyclable ornant leur vie-d’anges? Que cela ne tienne, nous savons tous que la collecte, le tri et recyclage des matières est fort couteux. Nous venons de mettre ici à jour un des nombreux cartels de vie-d’anges sévisant à travers la province.

Alors cher Kamarades, la prochaine fois que vous metterez votre bouteille de plastique dans un bac vert pour soit-disant le recycler, songez qu’il pourrait tout ou si bien se retrouver dans un de nos nombreux dépotoires et sites d’enfouissement de la province de toute façon

Les vers vaincront!

Je tente ici de rester «politicaly correct» pour éviter de me retrouver sous les projectiles tirés à partir d’une vielle Lincoln noir immatriculé «GOUV» fuyant en trombe vers l’on ne sait ou! (peut-être vers la zone 51 à PortCartier ou Nataskwan)

Pouppy partouze par M. Clémentine
Robodrigue , 28 avril 2007

Toujours à l’affût, le pas sûr et l’oeil ouvert marche votre humble Robodrigue. Peu de gens portent autant attention que lui aux actions stupides, voyant même la stupidité où d’autres voient le géni! Son intérêt pour les activités des hommes l’a porté à plusieurs commentaires qui ont, pour la plupart, été mal interprétés; le faisant ainsi passé pour androdrigue condescendant.

Détrompez-vous! Il y ait une race d’hommes pour qui Robodrigue n’a qu’admiration et envie, il s’agit des athlètes de l’ombre! L’origine même du sport vient de ces gaillards prêts à faire face avec brio aux défis du quotidien, allant à les provoquer eux-mêmes jusqu’à la surenchère.

Quand on pense aux athlètes olympiques, nous voyons des coureurs en maillot, des skieurs à lunettes ou des judokas au regard assassins. Ils sautent, glissent, patinent, skient, projettent, frappent, tirent sur réception, se déhanchent, suent, pleurent, saignent et tombent! Mais dans quel but? Celui de se dépasser soit même? Celui de récolter des médailles? Ou encore de se faire valoir aux yeux de papa et maman?

Vous voyez, ces clowns du dépassement se donnent en spectacle à la télévision et dans les stades parce qu’ils ont été zombifiés! Ils ont perdus l’habileté de penser et on dénaturé l’exploit du quotidien jusqu’à le rendre hors contexte. Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi on courre sur cent mètres contre ses ennemis si ces derniers ne sont pas armés de haches et on menacés de vous tuer? Pourquoi on fait du ski pour tirer sur des cibles si la concrétisation de cet entraînement n’est pas de tuer l’ennemi sur le champ de bataille? Non il n’y a aucune réponse qui tienne! Toutes ces activités sont hors contexte point à la ligne. (Voilà)

Alors que pendant ce temps les athlètes de l’ombre continuent sans relâche à remettre en contexte l’héroïsme, sans s’entraîner, et avec créativité, ils redonnent toute sa fraîcheur à l’acte sportif.

Voyez le cas le plus récent auquel j’ai assisté en encouragent le héro de mes “hip hip hip hourra!”: Je marchais sur Mont-Royal, avec les disposition de la première ligne du premier paragraphe de ce texte, un automobile s’est arrêté à la lumière rouge du coin sud-est d’une jonction dont je tairai le nom, en diagonal exacte du Super club Vidéotron répertoire situé, lui, à l’angle nord ouest. Vous conviendrez que c’est le genre de situation où ne s’alerte de rien, où on reste pénard et accomplissons notre besogne (dans ce cas-ci marcher) sans se plaindre, mais pas Robodrigue. Les yeux rivés sur cette suspecte Honda Accord, votre humble androdrigue sentait l’évènement poindre à l’horizon.

Tout s’est passé tellement vite! L’homme du côté passager à ouvert la porte d’un coup sec et en est sortie en bondissant laissant le contenant de deux litres de Pepsi (qu’il avait sur les cuisses) rouler sur le trottoir dans une explosion de Doritos qui ont volés dans les airs, quel spectacle mes amis! Le regard décidé il parti comme une flèche en traversant le carrefour sans se soucier des automobiles qui arrivaient du nord. Alors qu’il entrait dans le Super Club Vidéotron il sortie une vidéocassette (objet archaïque soit mais ces hommes viennent d’un autre époque) qu’il balança sur le comptoir en retenant la porte avec son pied gauche. La commis lui cria “la cassette est pas rembobinée, c’est des frais ça monsieur!” mais sa voix était déjà étouffée par la porte refermé car l’athlète avait déjà repris le trajet inverse pour retourner à l’auto avant que la lumière de devienne verte.

En arrivant devant l’auto il se courba, sans s’arrêter, tendit une main pour reprendre sa bouteille de boisson gazeuse, tandis que de l’autre main il ouvrait la portière côté passager. Il entra dans l’auto au même moment où la lumière tombait verte! Jamais il n’a douter, jamais il n’a hésité contrairement à Josée Chouinard, mais lui ne cherche pas les médailles, le lendemain de cet évènement il est rentré au travail, n’en n’a pas souffler mot à personne et s’est afférer à ce que son travail soit impeccable, prêt à mettre sa santé en jeu si une occasion se présentait de créer l’acte héroïque, se moquant ainsi des athlètes au courage sans objet!

Zepoulpe , 24 avril 2007
Enregistré dans : In stupidatis veritas

Au printemps 1929, un homme répondant au nom de Patrick Murphy quitta un petit bar de Bisbee, Arizona, et alla bombarder la ville de Naco, à la frontière mexicaine : un petit saut de lapin d’à peine une quinzaine de kilomètres. Il avait bourré de vieilles valises de dynamite, de morceaux de métal, de clous et de boulons et largua le tout à partir des ailes de son avion-épandeur, pour aider les rebelles dans leur lutte pour reprendre le contrôle de la ville de Naco aux Mexicains.

Lorsqu’il atterrit, on s’aperçu qu’il avait bombardé le mauvais côté de Naco, ne réussissant qu’à détruire des bâtiments situés majoritairement sur le côté U.S. de la frontière, notamment un garage et des installations minières.

Certains ont affirmé qu’il était incommensurablement saoûl. D’autres qu’il était parfaitement sobre. Mais tous s’entendent pour dire qu’il fut parmi les premiers (sinon le premier) à attaquer le sol des États-Unis-d’Amériques du haut des airs.

Merci Wikipedia pour ton éclairage sur la nature de la fatwa, qui contrairement à ce que je croyais, ne se doit pas d’être obligatoirement prononcée à l’oral:

Comme il n’existe pas de clergé dans l’Islam sunnite, il n’y a pas de règle unanimement acceptée pour déterminer qui peut émettre une fatwa ; certains savants musulman se plaignent que trop de gens se considèrent comme qualifiés pour en émettre.

(…)

Dans les pays où la loi islamique n’est pas la base du droit national, les fatwas contradictoires coexistent. Les croyants suivent alors celles qui ont été émises par un membre de la même tradition qu’eux-mêmes. Ainsi, un sunnite suivra rarement une fatwa émise par un religieux chiite.

À la lumière de ces difficultés qui entourent les FATAWA (ca c’est le pluriel), on peut en conclure que la FATWA du FAS serait une entreprise plutôt complexe, c’est pourquoi j’ai pensé à la base inclure les FATAWA fasiennes dans le LABORATOIRE DE MÉTAPHYSIQUE EXPÉRIMENTALE.

Mais le Mysterious a évoqué l’importance de l’ironie lorsqu’il est question de FATWA, ce qui ne risque pas de protéger le FAS contre une éventuelle FATWA islamique, mais qui a le mérite d’empêcher les poursuites en libelle, un problème déjà reglé par l’avatar OpenSource (ben voyons, j’ai jamais écrit ca, ca doit dêtre un bot!).

Conclusion: oui! à la FATWA du FAS, mais dissimulons-les sous un autre nom, juste pour être kosher.
J’ai pensé, à l’instar des muftis,m’inspirer de la littérature fasienne: Fatwa fasienne = OCTBL

Un nom assez prometteur pour se voir attribuer plus d’une signification.

“Le prochain octbl dans un octbl”

Agence France-Presse
Cité du Vatican

Les théologiens du Vatican sont convenus après des mois de travaux que les limbes n’existent pas et que les petits enfants morts sans baptême vont directement au paradis, mettant fin à une tradition multiséculaire qui a tourmenté des générations de mères.

Dans un document adopté avec l’accord du pape Benoît XVI, la commission théologique internationale du Vatican a conclu qu’il existe «des bases théologiques et liturgiques sérieuses pour espérer que lorsqu’ils meurent, les bébés non baptisés sont sauvés».

L’idée des limbes reflète «une vision trop restrictive du salut», ont-ils tranché.

Ces avis autorisé prend le contre-pied de plusieurs siècles de croyance sur l’existence des limbes («bordure» en latin), un lieu situé entre l’enfer et le paradis où avaient été relégués les bébés morts non baptisés.

Le document de la commission, dont quelques extraits en anglais ont été publiés samedi sur le site de l’agence américaine Catholic News Service (CNS) n’a pas encore été diffusé in-extenso par le Vatican, mais il est prêt depuis plusieurs semaines, a précisé à l’AFP un de ses membres, l’archevêque de Dijon (France) Roland Minnerath.

Dieu est miséricordieux et «veut que tous les enfants soient sauvés», ont estimé les théologiens, réunis sous la présidence du préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, l’Américain William John Levada.

Ils ont cependant souligné que leur avis se fonde «sur une pieuse espérance» plus que sur «une certitude avérée».

En 1984, le cardinal Joseph Ratzinger, devenu pape Benoît XVI, s’était déjà déclaré partisan «à titre personnel» de l’abandon de «l’hypothèse» de l’existence des limbes.

Celle-ci s’est ébauchée au Vème siècle, quand saint Augustin avait tenté de répondre à la quadrature du cercle: puisque l’âme des petits enfants décédés sans baptême n’a pas été lavée du péché originel, ils ne peuvent accéder au paradis. Mais comme ils n’ont encore rien fait de mal, ils n’ont pas leur place en enfer.

Les limbes sont définies au XIIIème siècle, sans emporter l’adhésion de tous, et particulièrement des mères désespérées de perdre un enfant en bas âge sans avoir le réconfort de le savoir au paradis.

Malgré le recul de la mortalité infantile, le sujet reste d’une actualité brûlante pour l’Eglise catholique, confrontée à la pratique de l’avortement et à la baisse constante du nombre de baptêmes d’enfants.

La commission théologique internationale s’était saisie du dossier dans son programme de travail des années 2004-2005.

Amygdale , 19 avril 2007

Il y a longtemps que je n’ai pratiqué un quelconque sport d’hiver. La course à pied a amélioré mon profil bien avant que je n’y perde la face, mais c’est exigeant pour la pile. Chaque fois que je manque de me tordre la cheville en sautant par-dessus une poubelle, ou que j’esquive les crachats d’un matou farouche heureusement (quoique bizarrement) tenu en laisse par sa maîtresse, je songe, comme Citizen Kane, au bonheur pur de se laisser dévaler une pente en toboggan. Ou en skis. Il est vrai que le ski aussi est un sport périlleux. Il exige des chevilles d’acier, des cuisses et des fesses en béton et un esprit net : un objectif, une volonté, un trait (et une passe de saison). Avec moi, skieur piètre, mais téméraire, pas de louvoiement, pas de bosses, non : la vitesse pure, celle qu’on atteint sur la douce arrête d’une courbe, lorsque les lunettes s’embuent et que s’atténue la ligne de démarcation entre la piste et les voies d’accès à la machinerie…

On remarque d’abord que la neige n’est plus aussi compacte, qu’on ne croise plus de skieurs, que l’espace se rétrécit imperceptiblement et que les flocons tombent plus paresseusement, dans ces corridors à l’abri des bourrasques. Puis, à un certain point, vous réalisez que vous êtes prisonniers des ronces et du hart, ainsi que des vieilles mottes de foin jaunies qui transpercent, ici et là, la neige. Vous voilà seul et isolé. Ne reste plus que le cri inquiétant de l’épervier pour vous signaler que vous êtes encore sur terre. Alors, plutôt que de rester stationné dans ce décor molletonné (et non-hormone décolletée), pourquoi ne pas retirer vos skis et dévaler le reste à pied? (Allez au prochain paragraphe)

Comme j’avais déjà parcouru un bon kilomètre dans cette impasse, je jugeai qu’il serait plus facile de rejoindre le pied de la montagne d’abord, quitte à me rediriger ensuite vers la station. Lorsqu’on se perd en hiver en montagne, il y a un principe simple auquel on doit se tenir aussi ferme que le kamikaze à son manche à balai : tant que ça descend, tout va bien. La civilisation, que je sache, elle est en bas. Remarquons au passage qu’il est plus aisé en hiver qu’en été de dévaler une pente, puisque la légère résistance de la neige compense la poussée gravitationnelle, celle qui donne mal aux genoux dans une randonnée estivale, et qui vous fait craindre de trébucher et de vous érafler le visage et la paume des mains. On peut presque se laisser tomber et le travail se fait tout seul.

Aussi ne m’a-t-il fallu guère plus de 20 minutes avant d’apercevoir une habitation. J’avais depuis longtemps repéré une lueur, mais je craignais qu’il ne s’agisse d’un lampadaire au milieu d’une route perdue. C’était plutôt la lanterne du portique d’une vaste et pittoresque retraite au toit en pignon, dont la cheminée fumait tranquillement, ce que l’on appelle communément un chalet de ski. Il y aurait donc là du monde qui pourrait m’aider à retrouver mon chemin vite fait, car il se faisait tard. Bien sûr j’aurais l’air un bouffon avec mes deux skis sur l’épaule et mes sourcils givrés, mais avec quelques blagues on fait des miracles et on gagne des rides en char. Et puis j’avais soif. Et puis, je l’avoue, c’était la pleine lune un vendredi 13 d’une année bissextile, et je me sentais porté par le mystère.

Mais, certes, oui, c’était là une bien mystérieuse cabane. Il y avait trois voitures stationnées à l’écart, et je pensai que j’arriverais au beau milieu d’une fête ou d’un souper de famille. Cependant, en approchant, je n’entendis ni le beat ni les éclats de rire caractéristiques de l’un et de l’autre. Bien plutôt en sourdait-il une sorte de chant harmonique et doux, quoique grave, et quand j’entrai dans la clairière dégagée autour de l’habitation, ce chant se ponctua d’une forme de récital rauque que semblait psalmodier une voix de basse. À ce moment, je crois que ma raison luttait contre mes sens, abasourdis par la circulation du sang dans mes tempes et mes tympans. Je me sentais entraîné. Était-ce l’élan de la descente? Toujours est-il que je m’y précipitai, comme magnétisé par une nécessité souterraine, et il n’est pas question ici d’aqueduc.

Il me fallut cependant m’arrêter lorsque je fus parvenu à proximité. Les chants se distinguaient dès lors si nettement que je pris un instant pour réfléchir à leur signification. Étais-je sur le point, inconscient, de commettre une profanation, en faisant irruption au beau milieu d’un rituel ancien certes, mais non encore accepté? Risquai-je d’être sacrilège aux yeux d’une secte suspicieuse, voire hostile envers les étrangers? Le mieux à faire et le plus prudent serait de contourner le chalet, d’aller planter mes skis sur le chemin menant au stationnement, puis d’aller ensuite jeter un coup d’œil, discrètement.

Les rideaux avaient été tirés partout, à l’exception d’une minuscule fenêtre donnant sur l’évier de la cuisine. J’allai donc me poster sous cette fenêtre, furtif comme Bob Morane. D’abord, je n’entendis que les bruits des conduites d’eau, mais par la suite je crus distinguer une voix de femme, et tendant l’oreille, je parvins à saisir quelques bribes d’italien « Sono così assetato! (…) Ho bisogno di un resto (…) non lo aspetto». Une voix masculine y répondit en italien également, mais de cette voix je ne perçus que son fort accent germanique (les accents germaniques sont toujours de forts accents germaniques). J’eus de la chance de ne pas me faire repérer, car il se trouvait à la fenêtre un vieux thermomètre en stainless dont le large cadre réfléchissait le visage de la femme s’abreuvant à l’évier. L’uniformité des contours de ce visage symétrique était accentuée par un épais maquillage. En écho sur les parois rocheuses de la montagne, résonnait toujours le cri sinistre de l’épervier.

J’entendis une porte grincer à l’arrière. Quelqu’un devait venir prélever quelques bûches sur la cordée de bois. À ce stade je ne sais pas ce qui me poussait à continuer ma progression. Était-ce la nécessité dans laquelle je me trouvais de retrouver ma route, ou bien m’étais-je obstiné sur ma première impression de familiarité avec cet endroit? Était-ce le visage de cette femme, ou les chants envoûtants? Égaré, illusionné, séduit et envoûté : étais-je tout cela à la fois? Au moins, j’étais encore habillé; il ne pouvait donc rien m’arriver de bien grave. Je me dirigeai donc résolument vers l’arrière, bondis par-dessus la cordée de bois, ouvris énergiquement la porte, me dirigeai droit sur l’escalier menant au rez-de-chaussée dont je gravis les marches quatre à quatre, parus dans la cuisine et demandai à l’Italienne, d’une voix de stentor : « voulez-vous m’é… »

Mais je fus pétrifié d’horreur. Se retournant vers moi, elle me présenta ce même visage entr’aperçu à la fenêtre, mais cette fois ses yeux livides s’étaient liquéfiés en encre de chine et sa mâchoire en convulsion s’irisait des veines bleutées. Je sentis un vent humide caresser mes mollets et je crus que des bulles d’air se formaient aux articulations de mes chevilles. Il se fît un bourdonnement persistant dans mes oreilles, et bientôt je crus percevoir des sons inarticulés s’agglomérer en imprécations, puis en une litanie ou une homélie au pas rigidement mesuré, mais dont il était impossible de tirer aucun sens. Cette homélie, prononcée d’une voix traînante et s’accompagnant de gestes enlacés, n’était peut-être en somme qu’une pulsation qui me dépossédait, m’enivrait, et dont j’ai tout oublié à l’exception de sa prodigieuse lenteur et l’envergure cyclopéenne. Ce n’est pas un simple oubli, non : mon souffle lui-même se refuse à la prononcer, et c’est sous sa censure, réflexe vital, qu’est bâillonnée ma mémoire.

D’ailleurs, à partir de ce moment je ne me rappelle rien. On m’avait retrouvé au matin, attaché sur le siège d’un monte-pente, pendouillant comme un pantin : j’allais en sens contraire des premiers skieurs, comme un rejet de la montagne. Il se peut qu’on m’ait utilisé comme cobaye dans un rituel horrifiant, car sur mon grabat d’hôpital, je ressentais de vives douleurs dans mes chairs, mais ce pouvait n’être que des plaies de lit. Il se peut que la soirée se soit terminée de façon agréable, puisque je me sentais des relents d’alcool; je ne sais pas. J’entends le cri de l’épervier : suis-je encore sur terre ?