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Les annales du FAS

Le site des sympathisants du Front d’Action Stupide pour un quotidien délirant

Théorie :
Chaire d’Études André Serouille Flesh of Studies :

chaire-detudes-andre-serouille-flesh-of-studies’, ‘La Chaire fut fondée de la main divine du docteur Serge A. Bourassa-Lacombe Victor DeLamarre IIMartin Luther King the White and Nothing Was Wrong with the Black OneJacques Cartier Jésus Christ II et son financement est assuré par la fondation portant son illustre nom. La mission de la Chaire consiste à traquer les élucubrations et divagations des égarés de la propagande sauvage. Docteur Deux la baptisa en l’honneur du très outré et prolifique André Serouille; spectre mythique qui mène toujours son épique combat dans les rues de Babylone P.Q. contre les horreurs du nazisme, la compagnie Kraft Foods et l’utilisation criminelle des quatrains de Nostradamus.

PA-01300, en notre Tibet québécois (03 mai 2008)

La PA-01300 = du harcèlement illégal. (Gatineau, 3 mai 2008)

Selon ma tâche habituelle de Prof retraité de littérature du Québec à l’Université d’Ottawa, j’ai publié en 2004 un livre, «Nelligan&Françoise», que la Censure d’ici a mis pratiquement à l’Index québécois, et qui révélait le Secret entourant le Prince des Poètes de Montréal, Émile Nelligan, que Mgr Bruchési de Montréal a fait interner à l’asile en 1899 et pendant 42 ans.
Le harcèlement de la Censure est encore constant aujourd’hui, malgré l’illégalité de la manœuvre depuis 2004 aussi, et c’est un ‘abus de pouvoir’, dénoncé dans le mallel du 4 avril dernier. Et malgré les promesses publiques du Cardinal Ouellet, faites le 21 novembre 2007. Mais les apparatchicks staliniens de la Censure s’en sacrent. Des appels muets+menaçants, j’en ai reçu 25 en 4 ans. C’est qu’on vit encore dans un Tibet québécois.
En passe de déménager, donc de vendre ma maison et d’en acheter un autre, dimanche dernier la pancarte de «Visite Libre» chez moi, posée au coin de la rue St-Louis, a été volée, et d’autre part, la Promesse d’Achat PA-01300 a été déposée contre mon offre sur une autre maison, par ce qu’on appelle un 72 heures, en langue de courtage. Et le délai finit à 11h50 avant ce midi-ci.
Mais 2 appels muets et menaçants, au téléphone, m’ont été faits, avant-hier et hier, qui mettent drôlement la puce à l’oreille :
Groupe Somitel, 1-418-694-9062, le 1 mai, à 19h46;
Groupe Somitel, 1-418-694-9062, le 2 mai, à 19h35.
Par ces appels on veut intimider-harceler? Et par le précis -418-, on veut que je sache la source+raison exacte des appels, soit Québec, où loge le bureau de la Censure anti-Nelligan ? Et par 2 fois on met ça sous nos yeux, pour que je sache bien aussi que la raison de la manoeuvre du 72 heures est pas locale ? Comme les nouveaux acheteurs qui viendraient aussi de Québec?
Cette mention explicite du -418- de Québec est une vraie gaffe, qui pointe leurs auteurs, merci, et que l’ancien Grand Censeur du Poète, Paul Wyczynski, biographe ‘officiel’ de Nelligan, décédé le 2 mars dernier, aurait jamais faite. Ses successeurs malhabiles ont pas son génie, et ça paraît.
Il faut ajouter que l’agent immobilier de Ré-Max, qui sert malgré lui d’intermédiaire, a toujours agi correctement en cette affaire. De même que les proprios de la maison en cause, à qui on a dû faire un rapport calomniateur contre moi, comme d’habitude les sbires de la Censure font
Or, la Censure en Littérature a pus sa place au Québec, selon notre Concile du Vatican-2 (1965), qui est aussi celui de ces messieurs. Et on est pas en Russie, par ici.
Je ne signerai donc pas la ‘décision’ attendue d’ordinaire à la fin d’un 72.
Je prends plutôt le parti de signaler publiquement le harcèlement psycho-logique qui accompagne cette affaire, la rend aussi illégale et invalide au Québec.
Signé à Gatineau, en ce 3 mai 2008, à 11h45 a.m.
Pierre H. Lemieux
(suite…)

Anyone remembers the Angry woman on Bernard street that would spew her hatred for men and patriarchy by yelling at strangers ? Man she was loud. Yelling “BLOODSUCKING VAMPIRES” was pretty much her typical opener as strolled in the café with comtempt in her eyes as fierce as her longing for cafeine.

I remember how funny it was to see the difference between patrons startled by her loud, loud i’m-crazy-out-of-my-mind feminist rants; and regulars from the café who would just continue reading their paper as if that woman going berserk ValeriFabrikant-style was just a normal daily happening. It actually was.

The secret was not to make eye-contact and let the guys from the café deal with her. She was nicer to them. She knew if she started going into a fit before she got her coffee; they would not let her have it. I guess paranoid delusions are like cigarettes: they taste better with coffee.

Anyway’s, I’m pretty sure I saw her on St-Laurent this week. She was’nt yelling. Staring at her, realizing who she was, I braced instinctively for the flow of insults that I knew would surely come my way as we’d make eye-contact.

No thousands of years of male oppression were put on my shoulders that morning.Nor was I referred to as a  bloodsucking vampire.

I believe she actually smiled back at me.

Y a des moments comme ça… On sait pas trop pourquoi…

Tu es là, je te “voix” mais tu ne m’entend pas.

L’œil invisible qui guette le chasseur… La proie qui glisse entre les tes doigts…

chasseur
Ne te fait pas douleur, reste avec moi j’ai froid.

MEGAPUSSI

Je marche souvent le nez en en l’air. C’est ainsi que je l’ai vu, ce fameux tract – DANGEROUS KRAFT’S CRIMINALS STILL AT LARGE, ENCOURAGED BY YOU – , collé trop haut sur un poteau électrique pourqu’un homme puisse l’atteindre les bras levés. André Serouille marche sur des échasses - c’est sûr - sinon il lévite un peu. Aurait-il décidé d’étendre sa propagande aux oiseaux?

Le 2 juillet 1986, au matin, les épouses calumet-pontoises ramassaient les corps de leurs maris imbibés d’alcool et éparpillés de toutes les parties de cette localité - les chèques d’aides sociale avaient été encaissés la veille, ce qui donnait droit à un carnaval orgiaque entre le premier et le deuxième jour de chaque mois. Parmi les plus agiles on en retrouvait dans le clocher de l’église avec tous les poils rasés, parmi les plus gloutons on en retrouvait dans les confiseries couverts de leurs propres fluides corporels, les policiers délirants d’alcool déguisés en femme s’étaient enfermés eux-mêmes dans la prison et les bandits libres avaient été retrouvés déshydratés la bouteille à la main dans le coffre fort de la caisse populaire, vide de surcroît vue la masse de chèques encaissés le jour précédent les évènements. Les enfants s’amusaient grandement lors des deuxièmes jours de chaque mois, ils s’amusaient à dévêtir les hommes, leur dessiner des obscénités partout sur le corps avec des déchets, ils leur mettaient des pétards dans les orifices ou encore il utilisait des rampes de lancement pour sauter par-dessus les immondes corps à l’aide de leurs vélos; les hommes les plus gaillards qui se réveillaient nus pendant les manœuvres tentaient d’obtenir réparation, mais toujours saouls ils étaient titubants et se retrouvaient sur le derrière la plupart du temps, ce qui divertissait encore plus les jeunes calumet-pontois qui leur criaient ” Maudit fous, arrêtez de boire de la bière ça donne la chaude pisse!” Et les bambins leur lançaient des pierres, les hommes, honteux, s’effondraient souvent en larmes. Comme la « grande fête du premier » attirait les hommes des villages à l’entoures on voyait des femmes étrangères à bord des camions à ordures des villages voisins remplir leur coffre avec les hommes à l’haleine fétide pour le voyage de retour. À travers tout ça les mégères locales chassaient les enfants avec des épées et des weed-eater pour rapatrier les corps malades.

Écœurées par cette manifestation sensuelle mensuelle de leur mari, c’est toujours le 2 juillet 1986 en après-midi que les épouses dépassées se tournèrent ver le seul homme possédant encore une dignité aux abords du Lac des Deux Montagnes, c’est-à-dire le vieux professeur Euphélius Lampa. Metteur en scène émérite dans sa jeunesse, il était, plus vieux, devenu chercheur de l’occulte pour ensuite se ressaisir et aller couler de jours heureux sur la péninsule avec la fortune qu’il avait accumulée par ses séances de spiritisme. Il vivait dans un manoir victorien éloigné du village, on le voyait souvent sur son voilier faire le pitre — enfin pour les gens de Pointe-Calumet lire un livre c’était faire le pitre—, mais sinon on ne connaissait rien de lui.

Face aux plaintes des bonnes femmes, le gentil docteur vint avec l’idée d’utiliser cette masse de chair puante à bon escient: “Pourquoi ne pas leur donner un projet valable et digne? Chères bonnes épouses répugnantes! Parce que vous l’êtes croyez-moi, mes vieux yeux me permettent toujours de le constater; il suffirait de leur donner un rêve, une fierté, les ignorants ont besoin d’être poussés ver l’excellence, sinon ils ne pensent qu’à se donner de la bouteille! Revenez demain à la même heure, je vous exposerai un plan qui vous sortira autant vous que vos maris de la vie de misère méprisable que vous menez, et cela, grâce à la science!»

Les épouses n’ayant pas compris un seul mot se mirent en tête de le brûler sur le champ pensant avoir assisté à une incantation satanique, mais la plus savante d’entre elles affirma qu’elle l’avait entendu dire “revenez demain à la même heure”. Elles décidèrent donc de revenir le lendemain pour voir ce que le bon professeur leur proposerait, en attendant elles devaient aller battre leurs maris avant qu’ils ne reprennent toutes leurs forces.

Le lendemain les femmes du village se ramassèrent toutes devant le manoir du docte Euphélius Lampa, elles regardaient ne sachant à quoi s’attendre. Une voix venant d’un haut-parleur dit : « Voici la science faite homme! Mesdames toutes aussi sottes et laides que vous êtes vous devez admirez les progrès de vos hommes, car ces derniers s’apprêtent à voyager par delà les nuages! Le professeur les emmènera tous avec lui dans un long voyage qui les mènera ver la planète des martiens, la grande planète rouge!! ». Du coup le professeur Lampa sortit vêtu d’un uniforme blanc et ample avec un casque représentant un visage grotesque et souriant. Les femmes étaient pantoises, le professeur fit quelques mouvements de gymnastique pour démontrer les possibilités qu’offrait un tel accoutrement. Il enleva le casque et afficha un large sourire en les saluant de la main.

Ceci sont les premiers évènements d’une grande aventure qui mena les neuf courageux cosmonautes calumet-pontois ver la plus grande aventure interstellaire de l’histoire humaine. Vous avez sûrement déjà entendu parler de cette histoire, voilà pourquoi je m’abstiendrai de vous la raconter. De plus ça ne serait d’aucune utilité dans mon étude des mœurs de ce petit bourg bucolique, il s’agit ici de faire la généalogie de l’action stupide.

Astronaute Gravier

L’astronaute Gravier fait une démonstration de gymnastique sur la rampe de lancement avant le deuxième voyage ayant pour but de sauver la princesse des Martiens.

Drette-icitte

Et le site d’une compagnie qui en fabrique:

Ne pas consulter au boulot

La littérature ne s’écrit pas que dans les livres. Elle se vit au quotidien et se manifeste dans les endroits les plus improbables. C’est un ami à moi (nous l’appelerons Lulu) qui m’a fait découvrir un auteur à la prose haletante dont les mots fendent la médiocrité du réel avec éclat et arrogance. Cet auteur puise à une source intarissable (l’urbanisme) pour relever le caractère délirant du quotidien et expose ses réflexions à la vue de tous, à même les très démocratiques consultations publiques organisées par la ville. Après avoir lu sa prose, je ferme les yeux, j’oublie l’horreur de la ville qui mange l’homme, de ses artères qui l’étouffent, de ses grattes-ciels qui l’écrasent et je rêve d’un monde brillant des mille éclats d’une boule disco où des oiseaux exotiques chantent par milliers dans nos contrées nordiques, où des chutes d’eau pure coulent à l’année longue, et où tous ont le bonheur de s’alimenter pour pas cher aux rotisseries St-Hubert.

Pour lire cette prose : Vlam !


DÉCIDONS-NOUS VITE!!! et, de grâce, AGISSONS !!!

Robodrigue, 27 novembre 2007
Enregistré dans :Mourir au Canada, Chaire d’Études André Serouille Flesh of Studies

Tu ne connais donc point les pits de sables de Pointe-Calumet? C’est la source des assoiffés, les bassins de la suffisance; on s’y rafraîchit comme autant de bons vivants! D’où le nom latin de Pointe-Calumet “Punius Pipus Banus”; L-J Papineau parlait de ses bains calumet-pontois comme d’une nouvelle naissance, ce fût la première fois qu’il dit le “vidi” du fameux “Veni vidi vici”. Aujourd’hui, autour des ruines qu’à laissé le passage des Romains, on a construit le Beach Club et le Super Aqua Club où citadins de tout acabits viennent promener la charogne que René Levesque nommait corpus. Bien qu’on les appel “club” il n’y a nul besoin d’être membre pour y pénétrer, le membership nécessite uniquement la triste condition humaine; on y est tous des Calumet-Pontois.

Les mini vans promotionnelles qui déambulent dans les rues de la métropole avec l’image rafraîchissante de la vague du beach club (La puissance de cette image est une construction publicitaire, non il n’y a point de vague à PC sinon les sillons de la machine infernale du Super Aqua Club) l’image de cette vague nous laisse croire que cette institution y a toujours été, pourtant les vieux de la Pointe, eux, connaissent la sombre histoire de ce qu’on appelait alors “La machine à ski” (les Calumet-Pontois n’ayant jamais vraiment fait confiance aux nouveaux mots préférait nommer les choses comme elles sont (ex: machine à ski pour téléski, machine à marcher pour chaussure ou encore machine à manger pour fourchette)). Mais ceci est une autre histoire comme disait le narrateur de Conan le barbare.

AHHHHHH pis non, je vais quand même vous la raconter (comme dit trop souvent J.K. Rowling).

En 1950 un Viennois du nom rigolo de Ansus Wajowskionovicthgang quitta son pays après avoir été impliqué dans une histoire de recèle de bicyclette à une roue, l’histoire avait pris un tournant regrettable quand il réalisa que les bicyclettes volées étaient en fait des prototypes pour une machine à coudre sur laquelle les Autrichiens comptaient pour relancer leur économie. Ces machines ridicules et casi inutilisables devinrent la risée de leur voisins Polonais qui eux comptaient sur un nouveau polymère à base de rutabaga pour relancer leur économie, échec lamentable dans les deux cas mais les Polonais profitaient de la chance que leur trouvaille n’aie pas eu d’apparence ridicule.

Monsieur Wajowskionovicthgang cherchait une patrie d’exile où il pourrait couler de jours heureux en oubliant cette fâcheuse histoire de laquelle il considérait être le dindon de la farce. C’est alors qu’il tomba sur un article de journal qui racontait une histoire fabuleuse:

Des nains de six pieds
13 janvier 1950
Intoxicated press

Un petit Bourg canadien attire des milliers de gens venus des cinq continents! Il s’agirait de bassins bucoliques aux propriétés mystiques, on y voit des nains en ressortir avec une taille de géant, des femmes enceintes y accouchent d’enfants déjà adultes, avec barbe et diplômes, des Canadiens-Français en ressortent même avec la capacité de s’exprimer et de manger avec des ustensiles. C’est dans le joli bourg de Pointe-Calumet que ce trouvent ces dits bassins, le maire Marcien Therrien…

“Voilà!” s’écria le receleur viennois, voilà l’endroit où il irait chercher bonne fortune et où son nom ridicule s’accorderait sans problème avec celui du maire de ce bourg canadien!

L’histoire de la machine à ski deviendrait évidente et se révélerait dans toute son horreur quelques mois après son arrivé. (À suivre)

Voici un poème rhapsodique composé par le comité de modification de la charte de l’ADÉPUM 2007-2008 qui sert de pièce explicative à la nouvelle charte. Bien sûr, il a été adressé à tous les étudiants du département de philosophie de l’UdeM. FAS gagne du terrain!
Vive les émotions

Voici 13 émotions basées sur le comportement lunaire lors de déplacement de la légion étrangère:

Joie
Colère
Épanouissement
Béatitude
Excitation
Tristesse
Affliction
Désarroi
Espoir
Auto-détermination du moi
Puissance
Radio-oncologie
Conscience de classe

C.Q.F.D.

Psychiatrie kraft = nazi
hylê/eidos
666

C’était un dimanche après-midi. J’avais le crâne en charpie, l’humeur bilieuse et une sacrée difficulté à faire quoi que ce soit de pertinent. C’est pourquoi je me suis créé une page myspace. Étant un as du camouflage, une entité polymorphe, le caméléon du web, je m’y dissimulai sous une fausse identité, y fis figurer une photo de moi déguisé en fauve (question de mieux croquer ta peau de femme), mais, tenant à ajouter une touche de sincérité pure à cette mystification, j’inscrivis dans la case « héros » : « André Serouille : Kraft + psychiatre = nazi. »

Cependant, André Serouille poursuivait sa lutte monomaniaque contre Kraft, pour la justice et la vérité, distribuant ça et là - dans vos boîtes à lettres, sur des bancs d’autobus, sur des poteaux électriques – ses fameux tracts :

MEDIAS : ESCLAVES DE KRAFT MAUDITE CORRUPTION BOYCOTTONS KRAFT DANGEREUX CRIMINELS KRAFT TOUJOURS EN LIBERTÉ PSYCHIATRES KRAFT = NAZI

Je collectionne l’oeuvre d’André Serouille depuis plusieurs années, comptant revendre ma collection au gros prix quand il sera reconnu pour ce qu’il est : un maître de l’art brut. Or, d’autres gens tombent parfois sur ses tracts. Curieux, ils tapent « André Serouille » sur Google et tombent sur ma page myspace. Certains m’écrivent alors pour me demander qui est André Serouille. Je leur dis le peu que je sais sur cet artiste du quotidien et les réfère aux Annales du FAS. Une de ces personnes – nous l’appellerons miss P – est allée jusqu’à supposer que j’étais André Serouille. Je lui répondis que non, d’un ton un peu sec ; elle s’excusa, mais son excuse laissait sous-entendre qu’elle ne me croyait pas, comme si mon irritabilité (légendaire) laissait croire que je cachais quelque chose, que je réagissais comme un être traqué, un peu comme André Sérouille face aux médias, à la psychiatrie, à l’empire Kraft, au monde entier. Miss P croit que je suis André Serouille. Peut-être même diffuse-t-elle cette info dans son entourage, disant à ses amis : « Tu sais, le petit tract anti-Kraft que j’ai trouvé sur un banc de métro, et bien je crois que je sais qui en est l’auteur. Tu iras voir son myspace. Il a l’air un peu bizarre. Il se déguise en fauve pis il écrit des choses incompréhensibles sur un bizarre de site qui s’appelle le FAS. » et moi je me dis, qu’après tout, considérant qu’André Serouille n’est peut-être pas tout à fait sain d’esprit et qu’il pourrait avoir des personnalités multiples, je pourrais être – sans le savoir – son alter ego et que ces tracts que je collectionne, c’est peut-être moi qui les produis. J’ai des ciseaux, du papier, de la colle et des feutres dans le tiroir de mon bureau, j’aime marcher, je déambule souvent à travers la ville et quand ma blonde me demande où j’étais passé, j’ai souvent bien de la misère à lui répondre. Une seule question se pose alors : Mais qui se cache donc dans l’ombre du Mysterious ?

Aujourd’hui, je me suis posé la question à savoir si il y avait un mot pour décrire ma tendance compulsive à faire des anagrammes. J’espérais trouver quelquechose comme anagramanie. Je me suis aussi demandé si c’était tricher que de rajouter des accents ou encore d’avoir recours à des accronymes (crayons mec!).

Ca fait que j’ai fait une recherche sur google pour anagramme compulsion.
Le premier lien proposé était un site d’aide pour se sortir de la dépendance à la pornographie où c’était écrit quelquepart que “la concupiscence, c’est un anagramme de la conscience qui pue.”, ce qui, sans rien vouloir enlever à la pertinence du site, n’est même pas vrai.

Donc, j’ai pas trouvé. Par contre, j’ai trouvé ceci:
gérontocyclomanie : habitude d’interroger l’interlocuteur sur le comportement sportif de son aieule.
gastéropodoconchyliphagomanie : compulsion à manger les escargots avec leur coquille.

A quoi reconnaît on le déclin d’une civilisation? À son urgence de faire la guerre? Au trafic aérien dans l’azure qui la surplombe? Aux épaulards pouvant maintenant se confondre dans sa population jusqu’à être mépris pour un obèse parmi tant d’autres? Absurde dites vous? Nous pensons ici à ce loup marin qui s’était fait passé pour un habitant du Wisconsin et qui était devenu gérant d’un Wendy’s en plein centre ville de Los Angeles. Les gens prenaient ses glougloutements pour l’accent incongru du Wisconsin, c’est lors d’un vol à main armée quand il a reçues trois balles dans le flanc gauche que les employés du Wendy’s découvrirent, non sans stupéfaction, la véritable identité de monsieur WhoooooHooooha: un méprisable loup marin dopé de Filet o’ Fishs.

Mais toujours est-il que ce n’est pas à la faune marine prenant activement part à la vie civile que nous reconnaissons le déclin d’une civilisation; même lors de l’âge d’or américain un dauphin était devenu débardeur au port de New York et une anémone la coqueluche des grands boulevards.

Je crois que l’épisode suivant est à méditer; par une réflexion bien personnelle vous verrez ce qui cloche et qui amène à voir les véritables tares qui nous mènerons ver ce que notre descendance appellera “La décadence calumet-pontoise” car Pointe-Calumet est en fait le laboratoire de mes observations et expériences sociales, et comme plusieurs le craignent, ce havre de paix est aussi le nid d’un mal qui s’étendrait sur tout le continent.

Retour en arrière: en 2003-2004 la chaîne de dépanneurs Couche-tard se lance dans une mise en marché agressive de sa nouvelle barbotine à qui elle donne des airs de déglingues, les saveurs sont : Schtroumfs écrasés, caca de père noël, windsheer washer… vous voyez le topo? Ça a fait un beau petit scandale à l’époque, voyez cette sloche était destinée aux enfants en apparence, je crois qu’un autre but a été atteint, celui de soumettre la populace entière; la corruption est telle chez les épiciers que l’on a mis de côté de la morale et on se frotte les mains d’une si bonne affaire.

Mais peut-être que pour vous il s’agit d’une mince affaire qui a sombrée dans l’oubli depuis, après tout à Montréal on en voit à tous les jours des scandales; à Pointe Calumet non! Il faut d’abord comprendre que Pointe Calumet a eu ses cinquante balais en 2005, soulignés par la visite des Respectables à “Pointe”. Cinquante ans c’est jeune (pas pour un alcolo, c’est déjà bien avancé dans l’enfer) et Pointe Calumet a connu plusieurs transformations depuis ses années de station de vacance (Lire le livre Pointe-Calumet Boogie Woogie de Claude Jasmin) ensuite repère des familles squatteuses du compté de Deux Montagne (vivant dans des maisons mobiles, des cabanes à pêche) pour finir cité dortoir se trouvant à la toute fin de la 640, on y vit paisiblement dans de nouveaux développements où l’odeur des égouts est constamment présente (mauvaise prévision des ingénieurs). Toute les étapes de la décrépitude occidentale; et finalement on s’endort dans une maison en agrégat envahie d’une odeur puante pour s’y sentir chez soi.

Quand la sloche est tombée sur ce bordel paroissiale ça a été comme un éveil; au début on en consommait juste en haut de la moyenne provinciale, on en était friands mais pas malade encore. On s’amusait à mélanger les couleurs, le fond de la mienne était mauve et le dessus vert fluorescant, les commis du dep’ étaient rendus experts et pour amuser les enfants, ils dessinaient des motifs dans la barbotine. Mais comme toute la magie qui entourait la sloche s’évanouissait à toutes les fois qu’on entendait le son de la paille tâtant le fond en aspirant de l’air, on devait en racheter une autre; en quelques semaines on a défoncées les statistiques, la consommation de ce petit blède était comparable à celle de l’île de Laval et ça dans un seul Couche-tard! Les parents s’y sont laissés aller aussi, toujours de plus grosses sloches; si les habitants du Lac St Jean se frottent d’avoir inventer la grosse la bière, les Calumet-Pontois, eux, se frottent d’avoir inventer la grosse sloche.

Cette spirale de mépris envers le bon goût, ce cercle vicieux de la gloutonnerie allait donner un retour karmique à cette bonne populace: on ne chicotte pas avec autant de sucre sans en payer le prix. Voyez vous, la raison pour laquelle les Calumet-Pontois aimaient tant la barbotine, c’est que l’ancien épicier de Pointe Calumet était diabétique et n’avait jamais vendu de produit à haut de taux de sucre en 50 ans aux abords du lac des Deux Montagne, l’arrivé impromptue d’un Couche-tard avec ses masses de sucres allait briser en quelques jours l’idylle zéro calorie que l’épicier du village avait construit avec tant de volonté.

Il faut comprendre qu’un Calumet-Pontois se retrouvant dans un Couche-tard nouvellement bâti, avec ses néons, ses couleurs bleues et rouges, sa musak à plein volume, et surtout la distributrice a barbotine tournant toujours dans le même sens quasi hypnotisant pour maintenir uniforme ces mixtures de morts froides et fluorescentes; hé bien pour le Calumet-Pontois c’est comme pour un adolescent montréalais qui est entré chez les putes avec de fausses cartes; son engin lève la tête: Bienvenu à la maison l’ami.

Le bonheur rime avec glucose-fructose-saccharose liquide*.

(la suite à venir)

* type de sucre utilisé pour la production de barbotines.

Aujourd’hui il m’est arrivé une affaire que je comprends pas alors je vais vous en parler au cas où vous pourriez m’éclairer. J’en doute, remarquez, mais dans tous les cas, je crois que ça va me faire du bien d’en parler. Il se peut que mon récit vous semble fastidieux, mais comme je ne sais pas vraiment ce qui a déterminé l’enchaînement des événements, je donne le plus de précisions possible; à vous de juger.

Alors voilà : je suis allé réserver une minivan pour pouvoir monter les ressources humaines et matérielles de Brigitte Bordel à Québec, et comme il faisait froid j’ai mis un bonne laine et une vieille vareuse d’armée appartenant à un ancien coloc. J’ai aussi enfilé, tant qu’à faire, une casquette avec l’insigne d’un porte-avion américain appartenant à mon actuel coloc, puis des ray-ban pour avoir l’air d’un vrai marine… puis j’ai boutonné les poches de côté de la vareuse, parce que je trouve ça plus beau, mais rendu dehors je savais pas où mettre mes mains, ça fait que je les ai croisé derrière mon dos et je m’en suis allé en trottant comme ça.

Je passe devant chez Motta, et j’apperçois une minuscule bonne femme avec les cheveux frisés grisonnants sortir en trombe du magasin. R.A.S., sauf qu’après quelques pas, j’entends « Sir ! sir !» Je comprends qu’on m’adresse la parole, alors je me retourne pour constater que la petite madame est toute cambrée, avec ses poings bien serrés, et elle se met à vitupérer et à me donner de la marde à tour de bras, dans un anglais trop rapide pour que je comprenne tous les détails. Tout ce que j’ai compris, c’est que je devrais avoir honte de la façon dont je me comporte avec les demoiselles, vraiment je suis un monstre, et elle semble rapporter tout ça à la façon dont mes bras sont croisés derrière mon dos, et même, plus précisément, à la façon dont mon pouce est coincé entre mes doigts (voir «Fig sign»). Inutile de dire que je ne savais même pas que ça constituait un signe, je mettais mon pouce comme ça parce que, comme j’ai dit, il faisait froid. Pour en revenir à la bonne femme, elle a terminé son speech (quand même j’ai pas pu résisté à me mettre à lui rire au nez) en me disant «I hate your guts, I hope you burn in hell today».

C’est probablement une histoire que je comprendrai jamais (j’y tiens pas vraiment), mais je pense que ça fait partie d’un quotidien délirant, nos rencontres du troisième type, et je propose qu’on élargisse la catégorie «André Sérouille Flesh of Studies» pour y inclure ce genre de délire, puisque de toute façon tous ces fêlés eux-mêmes se conçoivent certainement comme faisant partie de la même conspiration.