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Les annales du FAS

Le site des sympathisants du Front d’Action Stupide pour un quotidien délirant

Théorie :
Art is evil :

Art Is Evil, true evil has glamour and sex appeal.

Mysterious , 26 novembre 2008

Communiqué, pour diffusion immédiate.

Expozine 2008, le septième salon annuel des fanzines, bandes dessinées et petits éditeurs aura lieu les samedi et dimanche 29 et 30 novembre, de 12h à 18h, au 5035, rue Saint-Dominique (Église Saint-Enfant-Jésus, entre Laurier et Saint-Joseph, métro Laurier). Comme d’hab, le FAS y sera.

Des activistes du FAS, en tenue de ville ou de campagne, y vendront (à perte) les fascicules suivants :

• Spécial Julia Kristeva ;

• Spécial non apprivoisable et non domesticable ;

• Spécial hé, hé, hé…

• Spécial baleiner l’imbaleinable ;

• Spécial André Serouille ;

• Spécial « Probable, mais dégage. »

Mjack exposera aussi ses nouvelles sérigraphies d’activistes en action.

Notre table d’exposition sera un lieu ouvert où il nous fera plaisir d’accueillir différents activistes et sympathisants du FAS : Poufiasse, Rhaaaa(rgl), Clark Gabeul, Sire d’oneilles, Bébé Astronaute, Robodrigue et tous les autres, soyez des nôtres ! C’est l’occasion rêvée de signer des dédicaces à vos fans en furie.

Sera, par ailleurs, annoncée la sortie prochaine des 3 premiers livres du FAS, constitués à partir de textes puisés sur nos annales :

• Tome 1: Le Quotidien délirant ;

• Tome 2 : Vers un nouvel exotisme ;

• Tome 3 : Le Continent de plastique.

Chers fasciens et fasciennes, à quoi bon en douter : nous vaincrons !

Poufiasse , 20 novembre 2008
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Je ne me rappelle où j’ai trouvé cette merveille.

Je ne me rappelle plus où j’ai trouvé ce bijou.

Rhaa , 17 novembre 2008
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Je voulais vous servir, faisant un mister jack de moi-même, une bouillie post-moderniste sur la synchronicité jungienne versus le synchronisme vulgaire, leur rapport à mes activités matinales et le travail de cette artiste mais… meh…  beh.

Pas besoin de vous sucrer la pilule.

Tchèque man: on dirait qu’à fait des pipes mais c’t'un instrument de musique !

http://www.wojciechkosma.com/

j’ai définitivement trop de temps à perdre.

mjack , 16 novembre 2008
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Le concept d’intertextualité nous aide à faire des liens entre différents textes partageant les mêmes motifs, thèmes ou préoccupations. Quand la réflexion qui soutient ce concept quitte l’univers de l’écrit, pour venir faire de la contrebande à la frontière entre le monde réel et le monde des idées, les correspondances, cooccurences et synchronismes fusent. L’art nait, et avec lui le germe de la schizophrénie.
contrebande entre le monde réel et le monde des idées

mjack , 26 septembre 2008
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Et dire que les gens regardent la télé…


Les MWHHA contre les WWKA from P45 on Vimeo

Aronofsky, c’est le réalisateur de Requiem for a dream si ça vous permet de le replacer.

Le concept est vraiment cave en passant, je parles du concept de Robocop (cliquer sur ce lien pour une mise en situation du personnage), c’était plutôt, ouais, décevant, je voulais tellement le voir quand j’étais flo. À l’école tout le monde parlait de la première de Robocop à Super Écran, on venait tous de faire un revisionnement de Ghost Buster la semaine d’avant, il passait à Télé-Métropole, ça nous avait tous rapproché la classe de deuxième année “A” de Marie-Médiatrice. J’avais été couché chez un de mes potes du primaire pour le regarder - lui il avait super écran - et bon Dieu que j’avais été déçu! Mais quel imbécile ce robot; il y avait du mastic pour calfeutrer le vide entre son crâne et son affreux déguisement, l’acteur se déplaçait comme s’il était un robot, mais je savais bien qu’il avait séché ses cours de mime à l’école des acteurs. Tout était cheap, mais le topping sur le gâteau étai sa sale gueule d’homo à donner le goût de dégobiller toute la nuit je n’ai pas pu en dormir.

En me levant pour aller à la toilette, durant la nuit, il y avait l’oncle de mon ami qui habitait là en permanence (un joueur de Nintendo invétéré, maniaque de Nintendo, on l’avait déjà trouvé roupillant avec sa manette dans les mains devant son fétiche Zelda 2, je le trouvais dégoûtant), et bien ce salaud je l’ai croisé dans les toilettes et il portait un affreux genre de G-string crotté (on est en 87 à Pointe-Calumet) et il était passé devant moi à moitié nu, il s’en allait, résolu, regagner les bras de Morphée sous la musique redondante de Zelda 2 qui devait jouer en permanence dans ses deux oreilles. Je suis retourné en courant dans la chambre de mon ami en attendant que le jour se lève et que je puisse rentré chez moi, là où il n’y avait pas d’oncle oisif* ni de Robocop.

Voilà donc ce que je pense de Robocop, pour moi c’est ce raté d’oncle de M* qui était dans ma classe en deuxième année primaire. Alors Aronofsky t’as déjà un spectateur de moins dans ta sale salle de cinoche!

* J’allais avoir un oncle beaucoup plus oisif que l’oncle de M* qui allait venir hanter ma maison de l’âge de 11 à 14 ans.

Mysterious , 3 septembre 2008
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Ou c’est cet homme qui est le diable ?

Pouvez-vous le tolérer en tête d’affiche de nos annales?

Publierez-vous plutôt une série d’articles afin qu’il disparaisse au plus vite dans les latrines du FAS ?

En tout cas, son quotidien est pas mal délirant…
Art is evil?

Mysterious , 13 août 2008
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Le Pressier est le premier libraire Internet dédié aux magazines indépendants du Québec. On y trouve les publications de La conspiration dépressionniste, de La maison Rex, des Éditions Rodrigol et d’une foule d’autres éditeurs indépendants.

Le Fascicule du FAS, spécial « Probable, mais dégage »
peut y être acheté pour une somme dérisoire. Une chance unique de connaître la vérité sur le voyage d’Amygdale vers Mars et de savoir quoi répondre quant on vous dit que les masques au gras de bacon, «c’est pas bon ».

Le Pressier lutte à nos côtés pour assurer la diffusion du FAS et assurer notre victoire. C’est un outil de propagande révolutionnaire. On attend seulement le jour où il diffusera les tracts d’André Sérouille. FAS vaincra !

Mysterious , 6 juin 2008
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Mysterious, Manque d’inspiration -1- Sens caché, bison sur toile, 2008, $5000.

bébé astronaute , 4 juin 2008
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Ensemble de chaises a jardin , 18 mai 2008
Enregistré dans : Art is evil
Pouppy p2
Mysterious , 9 mai 2008
Enregistré dans : Art is evil

Incroyable, mais vrai. Hier, un homme m’a dit : « J’ai acheté les sept fascicules du FAS. Je les ai lus. » Chers activistes du FAS, nous avons au moins un lecteur. Il semble qu’il s’agisse d’un être de sexe masculin (je n’ai pas vérifié), dans la trentaine. Il porte des lunettes. Il mange et il boit. La nuit, il rêve qu’il est Nism dans son laboratoire et qu’il boit du jus de zepoulpe dans une éprouvette. Le FAS le contamine. Il sabote ses relations sentimentales dans le but d’être triste comme dans un cool is class war. Il ne peut plus se passer du FAS, mais le FAS lui gâche la vie. FAS vaincra!

Amygdale , 28 avril 2008
Enregistré dans : Actions stupides, Art is evil
Je croyais que la loi du marché était plus dure que ça.  Ce qu’on gagne à confronter les offres des vendeurs est moins significatif qu’on pourrait le croire.  On m’a fait une offre pour la duplication des cd de Brigitte Bordel et je pensais pouvoir faire baisser les prix en faisant parvenir cette offre à des compétiteurs.  Je me trompais.  Il faut dire que l’offre était déjà significativement meilleure que les prix habituels du marché, puisque j’avais déjà fait affaire avec l’imprimeur pour l’enregistrement de l’album.  La concurrence n’en croyait pas ses yeux dès le départ.  Il y en a quand même qui se sont accrochés et finalement, je suis parvenu à trouver une offre de 60$ moins chère que ce qu’on m’avait proposé au début.

Désolé pour cette introduction un peu trop technique.  Le hic, c’est que j’ai réalisé, en regardant le travail fait par notre graphiste, que la carte arrière (celle qui va à l’arrière du boîtier) qu’il avait prévue était en couleur des deux côtés, tandis que tous les devis que j’avais reçus prévoyaient un côté couleur et l’autre en noir et blanc.  Au départ, je m’étais dit que l’image dans le boîtier, qu’on voit quand on retire le disque, pouvait rester en noir et blanc. Cette information s’est perdue quelque part et cela pose problème.  En effet, cette image est une photo prise de Brigitte Bardot en Harley Davidson.  Comment pourrais-je enlever sa couleur à Brigitte?  Ce serait un affront insupportable.  De toute façon, je sais que mon graphiste a d’autres trucs à faire et je doute qu’il ait envie de s’y remettre.  Alors je dois demander à tout le monde de me refaire une offre en tenant compte de la couleur, ce qui va me coûter 75$ au bas mot.

Le plus drôle dans tout ça, c’est que la photo originale était en noir et blanc.  On peut voir des petits buissons à travers les rayons de la roue avant de la moto qui étaient là au départ et qui sont restés en noir et blanc sur l’image finale… une petite ‘erreur’ qui a son charme.  Peu importe : on en est pas à la première dépense somptuaire pour cette cocotte.

Nous relisions les articles sur la préparation au voyage vers Mars, parce que nous préparons un nouveau numéro des cahiers du FAS. Je me suis mis à envisager la question d’un côté pratique. Enfin, disons que j’ai essayé d’évaluer quelles étaient les possibilités qu’Amygdale réussisse à être sélectionné pour un programme d’entrainement au voyage vers Mars, et elles m’apparaissaient pluôt minces.
Ça me semble dommage car il me semble que ce soit dû à une forme de mépris envers la discipline qu’il pratique. Pourtant qu’est-ce qui serait plus intéressant que d’envoyer en mission vers Mars un individu capable de réfléchir sur sa condition.

Il est selon moi important que cet entraînement ait lieu malgré tout. Comme Amygdale est déjà un sportif et un ascète, il ne lui serait probablement pas impossible de passer la durée de ce voyage dans un simulateur, conçu pour imiter le plus possible ce que nous pouvons connaître des condition d’un voyage vers Mars, en mettant peut-être de côté l’apesanteur. La cave de son appartement, presque aussi froide et sombre que l’espace interplanétaire, ferait tout à fait l’affaire pour l’installation de ce simulateur. En refermant une certaine partie, pour imiter l’exiguïté du vaisseau, on pourrait créer un espace dans lequel divers objets usuels — glanés au hasard des ventes de garage et des bazars— viendraient remplir les fonctions des appareils sophistiqués et couteux nécessaires à maintenair en vie un cosmonaute dans l’espace. Un tapis roulant et une bicyclette d’exercice lui oermettraient de conserver la forme physique acquise par la pratique d’un entrainement quotidien. L’internet, unique moyen de communication avec le monde via un site spécial diffusant sa performance en direct, permettrait de simuler l’isolement vécu par les astronautes. Plusieurs webcams viendraient rappeler le constant monitoring subi par les cosmonautes. quelques aquariums et terrariums
fourmillants d’animaux permettraient d’imiter les expériences continuelles qu’il doivent constamment exécuter.

Je crois que nous tenons une bonne piste. Après une bonne recherche sur les conditions de survie interplanétaires, il est fort raisonnable de penser que nous pourrion construire un simulateur de voyage vers Mars crédible. Il ne manquerait plus ensuite de convaincre Amygdale de se soumettre à cet entrainement

bébé astronaute , 1 mars 2008
Enregistré dans : Art is evil

Le regard pénétrant de Mysterious a séduit le jury de Footprint International Print Exhibition 2008, capturé dans une gravure qui a été sélectionnée parmi les quelque 526 estampes soumises par 300 artistes de 20 pays différents pour la première édition de cette biennale organisée par le Center for Contemporary Printmaking, situé à Norwalk au Connecticut.

Mysterious scrutera donc bientôt de son oeil inquisiteur les amateurs d’art américains, en espérant qu’il puisse les convaincre de délier leur bourse pour acheter cette oeuvre dont la valeur machande est évaluée à un prix absolument faramineux.

Du 27 mars au 31 mai 2008.
www.contemprints.org

Robodrigue,
Enregistré dans :FAS - Rencontres, Le non apprivoisable et le non domesticable, Art Is Evil

Il est une forme d’art fort dépréciée depuis la deuxième partie du siècle dernier: la danse. Bien qu’on croit la connaître pour avoir fréquentés des établissements de mauvais aloi dans notre jeunesse (et peut-être en d’autres occasions si l’ivrognerie a atteint un niveau de non-retour), la danse nous mystifie même quand on la pratique tout de tissu vêtu -étudiante en danse-. Ce qui en rend le spectacle si attrayant c’est de voir de si jolies jeunes femmes s’adonner à ce spectacle de façon si abandonnées, se révélant, alors, totalement à nous. Ayant quittés nos villages ou citées dortoirs pour aller découvrir la ville et la beauté de l’art, la croyance aveugle en nos possibilités, nous croyions avoir abandonnée nos vieux rêves d’adolescants avides de sexualité sauvage avec les femmes qui s’accrochent aux poteaux avec le même acharnement que nos ex petites amies au fait que nous soyons des salauds; la réalité en est toute autrement. Que nous soyons petits bourges asceptisés ou quatre-cinq-zéros débauchés, qu’elles soient cultivées et vêtues ou cochonnes et dévêtues nous tombons toujours pour elles.

Ultimement elles rejoindront les hordes de danseuses à Las Vegas, à travers les lumières multicolores de la Strip, le bleu, l’orange, le jaune, le rouge, le vert, le turquoise, le doré et l’argenté, elles nous commanderont de danser à leurs côtés et par programation C++ nous serons changés en M.C.. Laissant libre cours à nos corps nous engagerons une danse éternelle qui entrainera le reste de l’humanité dans une breakdance humiliante où nous tournerons sur nos têtes jusqu’à l’abrutissement accompli; pénétrés par le spectacle nous en deviendrons un: un spectacle vivant, il n’y aura plus que ça: le spectacle, nous en serons les atomes; la terre comme dancefloor intersidéral, parce qu’après tout la réalité subjective n’est qu’une question de décorum.

Tu vois l’ami, les apparitions en danse elles ne s’attrapent pas à la mouche dans les bars de la Main, c’est notre lâcheté qu’il faut donner pour toucher à l’absolu festif.

Cette semaine ça a été la première bordée de neige et on a eu droit à la totale. Presque trois jours de précipitations, dont au moins 24 heures intenses. Moi qui voulait faire l’hiver en vélo, j’ai dû me rendre à l’évidence: c’est une utopie.

J’ai reçu sur Face de bouc une invitation à une bagarre de boules de neige au parc Lafontaine, que j’ai déclinée parce la neige n’était pas tapante. Quand la neige est pas tapante, la boule reste formée jusqu’à ce que ton bras soit en complète extension, puis dès qu’elle quitte la main, elle se désagrège en poussière, en poudre aux yeux, et ça fait des guerres de moumounes.

Mais, pour bien marquer que j’avais quand même gardé mon coeur d’enfant magique, j’ai dit dans ma réponse que j’allais rester chez moi faire un fort. Je vous épargne le récit de l’escalade de propos incendiaires qui s’en est suivi; toujours est-il que je l’ai fait ce fort, avec mon bac de récu, puis j’ai demandé à Zepoulpe de le prendre en photo avec son téléphone portable. Comme toutes ces «photos ordinaires non-appropriées» ont malgré tout, dans mon coeur, un statut artistique, mais surtout qu’elles relatent une action que j’estime - à bon droit me semble-t-il - franchement stupide, j’ai pensé vous en soumettre une petite.

mjack , 24 juin 2007
Enregistré dans : Art is evil

Je revenais du bureau et je suis tombé sur une affiche faite d’une boite ou un message etait peint à l’acrylique (probablement par un hippie):
«J’ai rêvé que je construisais des structures pour protéger les flaques d’eau». Je suis revenu le lendemain et elle avait disparu. Le monde des idées est sans limite.

Robodrigue , 13 juin 2007
Enregistré dans : Art is evil

The Pacifier

Savant croisement entre les gags du soldat en civil (Rambo) et celle de la vie familiale en banlieue (Cap Fear). Ma théorie des croisements est encore mise en lumière, et le résultat est grandiose.

Un scénario construit en crescendo où le développement des relations entre les personnages atteint un niveau très élevé, un niveau qui sera mis à l’épreuve quand des ninjas nord-coréen mettrons en péril la sécurité de ce groupe d’insoumis (rappelant les personnages du film The Misfit de John Huston).

Un dévoilement à la toute fin de la véritable sensibilité du personnage campé par Vince Diesel. Une réflexion sur l’art de performance, la transformation des névroses dans le personnage feint, le retour des soldats qui ont servis à la guerre, la logique guerrière qui doit être abandonnée.

Une grande leçon de cinéma.

mjack , 12 juin 2007
Enregistré dans : Art is evil, Citations et aphorismes

«Si je télégraphiais à Saint-Loup, ce n’est pas qu’il me restât des doutes sur l’identité de la personne, et que la jeune fille vue et celle dont il m’avait parlé fussent encore distinctes pour moi. Je ne doutais pas qu’elles n’en fissent qu’une seule. Mais dans mon impatience d’attendre le surlendemain, il m’était doux, c’était pour moi comme un pouvoir secret sur elle, de recevoir une dépèche la concernant, pleine de détails. Au télégraphe, tout en rédigeant ma dépèche avec l’animation de l’homme qu’échauffe l’espérance, je remarquai combien j’étais moinsd désarmé maintenant que dans mon enfance et vis-à-vis Mlle d’Éporcheville que de Gilberte. À partir du momment où j’avais pris seulement la peine d’écrire ma dépêche, l’employé n’avait plus qu’à la prendre, les réseaux les plus rapides de communication électriques à la tranmettre à l’étendue de la France et de la Méditérannée, et tout le passé noceur de Robert allait être appliqué à identifier la personne que je venais de rencontrer»

Amygdale , 6 juin 2007
Enregistré dans : Art is evil

Un interview avec une porn-star chrétienne.

http://www.opiummagazine.com/entry.asp?PageID=1168

Robodrigue , 30 mai 2007
Enregistré dans : Art is evil, Intoxicated press

Problem Child Film de Denis Duggan, 1990
La vraie peur de l’Amérique; ses propres enfants comme tyrans! Une image arriérée de l’enfance et dénaturée des parents banlieusards molassons et dégoûtants. L’idée qu’on ne peut rien contre la volonté d’un enfant traverse le cerveau des imbéciles de yuppies qui viennent à avoir peur d’en avoir, et voilà le film d’une génération, la même qui construit des condos sur le plateau comme autant de boutons sur leurs fesses. 3/10

Zepoulpe , 25 mai 2007
Enregistré dans : Art is evil

(Extrait de Comment écrire une pièce de théâtre sans finir par se pendre avec ses lacets par René-Dérisoire Cire)

Chapitre LXXXXV, page 11

(…) Une question que beaucoup d’étudiants me posent lors de mes nombreuses masterclasses, partout à travers le monde, est la suivante : avait-on oui on non raison d’adapter Mon ami Willy pour les planches? Lorsque vient cette question, je la reformule de cette manière : est-ce que la symbolique de la baleine convient à la temporalité de l’acte théâtral?

À ce moment-là, je prends une longue pause, je regarde au loin, j’expire longuement la fumée du Romeo y Julietta que je fume toujours pendant une conférence (surtout si c’est interdit), je replace mes 42 cheveux et je me lance dans une réponse qui, toujours, fascine. Je réponds en fait en deux temps : je dis d’abord que l’acte théâtral, lui-même, n’a pas de temporalité définie puisqu’il consiste précisément en une interrogation du rapport dramatique au temps; puis, je rajoute, comme une suite logique, que « Mon ami Willy » est le parfait exemple d’une consécration véritable de l’espace/création, pied-de-nez à une production théâtrale qui se vautre dans l’exaltation du vide. Suite à quoi, pour que mon auditoire digère la puissance de mes paroles, je fais intervenir un exemple:

« Lorsque nous avons créé « Mon ami Willy » au Théâtre du Nouveau Plateau, situé dans le quartier Ahuntsic, la question de l’espace s’est posée avec insistance. Comment, en effet, rendre à la baleine ce qui appartient à la baleine? Comment, en d’autres mots, baleiner l’imbaleinable? Moi et mes co-concepteurs, nous avons donc dû nous mettre à penser en quatre dimensions et faire une représentation mentale de la baleine sautant de l’eau, tout en songeant à la sécurité des acteurs et aux odeurs. »

« Je ne me rappelle plus très bien qui est arrivé avec l’idée, mais il me semble que c’est moi : je me suis dit pourquoi ne pas représenter Willy en ombres chinoises ? »

Ainsi, lorsque la baleine saute à la fin par-dessus le p’tit gars et que tout le monde comprend qu’enfin, la baleine peut de nouveau baleiner librement, un jeu de lumières étudié projettera sur fond blanc l’ombre gigantesque de l’acteur incarnant Willy.

À ce moment de la conférence, la question qui est sur toute les lèvres est bien sûr : mais qui avez-vous pris pour jouer le rôle de l’ombre de la baleine ? Et là, je le dis sans fausse modestie, c’est là que tout mon génie est intervenu. Un flash ! Une lumière ! Une illumination ! Un dix-huitième siècle au grand complet s’est déroulé dans ma cervelle ! Et j’ai compris que je venais de trouver la personne idéale pour jouer mon ami Willy en ombres chinoises au théâtre, un grand acteur moderne au profil idoine et ballotant, un interprète digne et proche de la nature… Est-ce qu’on devine?

Michael Moore !

(…)

Mysterious , 30 avril 2007
Enregistré dans : Art is evil, Cool is class war

… où il est question d’une société distincte et de sincérité.

La nuit de dimanche à lundi. 2:15 A.M. Moi et Mjack, un peu ivres dans un taxi. On croyait tous les deux qu’il était environ 1:00 A.M. On va être décrisse au boulot. Paraît que j’ai l’habitude. L’autre jour ma coloc m’a dit que j’étais « faite fort en sacrement ». C’est fou, moi et Mjack on est rendus de « jeunes professionnels ». C’est Mjack qui l’a dit à une fille de la Conspiration dépressionniste au cours de la soirée. Drôles d’alter ego pour des activistes du FAS… Le taxi roule dans la neige, son chauffeur silencieux. C’est bizarre, moi et Mjack on devient sensibles, presque tendres : l’ironie écartée (comme me l’écrivait Amygdale, l’autre soir : « Be Serious, not mysterious ») :

— Ouais, Mjack, j’suis en train de devenir critique littéraire. C’est arrivé un peu par hasard. On m’a fait une proposition. Je pouvais pas refuser. Une revue prestigieuse. (j’eus soudain une terrible envie de m’allumer une cigarette : foutu taxi non-fumeur). Je pourrais en être fier, et puis j’ai rien contre la critique, mais je sais pas pourquoi… ça me dégoûte un peu… C’est peut-être parce que je sais, qu’au fond, je suis un créateur… J’vais être obligé de compenser en écrivant deux fois plus de textes de fiction. C’est peut-être pas plus mal…
—J’comprends Mysterious, moi aussi c’est pareil, j’fais d’la pub pour des grandes entreprises. J’en ai même fait une pour une banque. C’est pas vraiment ça que… (Là, Mjack m’a peut-être dit qu’il « avait un idéal », mais j’ai un sérieux doute).

Silence… déception… le grandiose masqué par notre image sociale…. plus trop cool, la lutte des classes… J’ai pourtant la ferme impression que, sous nos costards-cravates, restera toujours tatouée l’indélébile phrase : « Je suis une société distincte à moi tout seul ». FAS for life, baby. La preuve : aujourd’hui on a passé sept heures à découper, à brocher, à assembler… et un nouveau Fascicule du FAS est né. Do it yourself. Pas mal punk… Ce faisant, on en a profité pour avoir des débats de haut niveau au terme desquels une question persiste : si on peut dire que Mjack a une « fuck friend qui fourre pas », s’agit-il d’une allitération ?

Live free or Die hard (à ne pas confondre avec Leave free or Die Hard, le nouveau slogan de Mario pour immigrants), semble être un tournant dans l’histoire des films d’actions.

Le héro est un gars simple plutôt vieux qui est sûrement toujours alcoolique, mais qui fait sauter des hélicoptères en plein vol, alors qu’habituellement ce sont les commandos qui font ça, pas les policiers, même dans l’arme fatale Mel Gibson ne fait pas sauter des hélicos! Arnold fait sauter des hélicos, mais Arnold c’est pas un policier c’est un commando!!!!

Ce qui veut dire, selon moi, que le film Die Hard IV, sera un précédent pour les prochains films du genre; les codes ont sautés, ne prenez plus rien pour acquis. Peut-être verrons nous Dany Glover, à partir d’un delta-plane, combattre des jets terroristes (non pas pilotés par des terroristes, mais bien des jets renégats)… ou encore par phénomène inversé, ce seront les commandos qui imiterons les policiers… alors ce sera John Rambo qui va faire la circulation et le flic de Beverley Hill qui dégommera des Afghans!!!

Ressortez votre coffret de la série Prédateur, voyez que le premier se passe avec des commandos, et la suite (donc Prédateur à New York) se passe avec des policiers!!! C’était un signe à l’époque et nous avons été tous trop dupes pour le voir!

Cela dit je ne vois aucun inconvénient à ce phénomène, et je crois même qu’avec le temps qui passera les rôles s’échangerons de nouveau, et peut-être observerons-nous ce croisement entre d’autres genres semblables comme les films d’horreur et les films de Freddy Prince Junior ou les films de chars et les films de ski nautique…

mjack , 9 avril 2007

J’ai eu cette idée de fanzine / graphzine / projet d’art thérapie cet après midi en marchant sous un ciel presque pluvieux. le titre serait quelque chose comme « fameux poseurs de la scène montréalaise» et le sous-titre serait quelque chose comme «j’espère que vous vous reconaîtrez».

Vous avez des suggestions de poseurs particulièrement célèbres ou particulièrement gossants? Il faudrait des sujets dont on peut trouver la photo sur internet. Je me vois mal inviter un poseur à poser pour moi.

L’élite du milieu de la presse alternative montréalaise vient de nous annoncer que le Fascicule du FAS est en nomination pour le Gala Expozine 2007 qui se tiendra le 7 mars prochain au Mainline Theater. Fini l’écriture dans l’ombre en compagnie des cloportes. Nous sommes maintenant des artistes reconnus ; poètes de courge et philosophes du rien. À nous le succès, la vie facile, le stupre et la fornication. Vous êtes tous conviés à vous présenter à cette folle soirée, en tenue de soirée ou d’homme-grenouille. Des détails suivront…

Mysterious , 9 février 2007
Enregistré dans : Art is evil, Manifeste

Le Devoir, en manque de sensations fortes, titre : « Le grisonnement de la culture. Le glas sonne-t-il de plus en plus fort pour les formes traditionnelles des arts ? » L’art et la culture (ce mot essentiellement déprimant, voire même dégoûtant) seraient devenus l’apanage des croulants. Des yeux aveugles se plongent dans des livres aux pages jaunies, des têtes grises se balancent en grinçant dans des shows rocks, on ronfle à l’opéra… mais où trouver l’essence juvénile de l’art ? Chroniqueurs du devoir, gardez espoir : nous existons. Récemment sur les annales du FAS : le récit historique se réinvente, l’homme du futur est conçu dans un placard, Rhâ éructe à la face d’une médaime, une poufiasse compose la plus morne des poésies désenchantées… Sur le FAS se côtoient la métaphysique la plus expérimentale, l’art le plus evil et le quotidien le plus pathétique ; on meurt au Canada, on osculte l’infinitésimal, on intoxique le quotidien. Plus encore, le FAS est une agence de rencontre : chers amis du Devoir, à quoi bon l’art s’il n’est prétexte à la séduction et, mieux encore, à la sessualité la plus débridée ? Séduit-on vraiment dans une salle d’opéra ou on ne peut dire mot ? Fait-on connaissance parmi les milliers de spectateurs d’un show de U2 ? Les tentacules du FAS se glissent à même la chair de ses lecteurs. Sa prose a un impact physique. Son essence est juvénile. Art is Evil, true evil has glamour and sex appeal. FAS vaincra !