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Les annales du FAS

Le site des sympathisants du Front d’Action Stupide pour un quotidien délirant

Pratique :
Triviale poésie :

Il doit s’agir d’un texte poétique d’une forme de votre choix (sonnet en alexandrins, vers libres, poème épique, etc.) ne se référant d’aucune manière que ce soit aux concepts suivants: l’amour, la mort, la liberté, le divin. Une certaine recherche esthétique ne doit pourtant pas être absente de cette poésie désenchantée.

Y a des moments comme ça… On sait pas trop pourquoi…

Tu es là, je te “voix” mais tu ne m’entend pas.

L’œil invisible qui guette le chasseur… La proie qui glisse entre les tes doigts…

chasseur
Ne te fait pas douleur, reste avec moi j’ai froid.

Sire D'oneilles , 27 juillet 2008
Enregistré dans : Pratique, Triviale poésie

petit exercice de diction pour analphabètes, en un seul verbe.

Un urubu barbu
Chut su’l sue
sous le d’sous
d’bras d’Barbara
tête en bas

T.H.C* et autres critiques grasses

Dis-moi petit pot de leurres.
Quand te dé-petit-pot-de-leurreras-tu?
Je me dépetitpotdeleurrerai tout à l’heure!

*Théories Humanistes Cohérentes

Poufiasse , 30 juin 2008
Enregistré dans : Triviale poésie
  1. La perte de ta chevette verte
  2. t’alerte, certes!
  3. Mais où la route s’arrête
  4. la rouille des steppes désertes
  5. laisse aux vertes chevettes
  6. un dernier épithète:
    mille neuf-cent quatre-vingt-sept.
Amygdale , 5 juin 2008
Enregistré dans : Triviale poésie

Comme maintes baies séchées
Les bleues, au creux de ma main
Sont entre toutes mes préférées;
C’est pourquoi j’en prend huit chaque matin

Puis, réconcilié avec le mobilier
Devenu chat, nature animalière
Je sors, et va comme l’écolier
Faire dans les rues l’école buissonnière

Je caresse les arbustes, j’épie les bosquets
Je fais mon Liban de cette haie de cèdres
Mes jardins suspendus de ce joli bouquet
Et tout mon quartier devient un polyèdre

Gemme aux milles aspects
Dé roulant sur ses faces
Grand Œil de l’insecte
Temple de Samothrace

Prenant soudain conscience
Des tyrannies de la faim
Pour satisfaire ma panse
Je dois stopper en train

Comme par bonheur,
Se trouve là une beignerie,
Aussitôt, j’entre en sueur
Lupus dans une bergerie

M’approchant du comptoir,
Sachant pourtant que j’ai tors,
Je fonde tous mes espoirs
Sur la pensée d’un mol tore

Combien de choix! Combien de saveurs!
Je ne puis un instant mon appétit différer
Qu’aux baies l’on me gâte, par faveur!
Je demande les bleues, mes préférées

Amygdale , 4 juin 2008
Enregistré dans : Triviale poésie

Je jette encore un coup d’œil
Vers la frange bleutée des vitrines
Une fleur en plastique je me cueille
Qui rappelle la robe d’une ballerine

Te quittant fontaine, vieillard étique
Et croissant lustrés, je m’enfonce
Dans cette obscurité magnétique
Vers une énigme absconse

Ici, nul article d’un bonheur occasionnel
Mais grondement du métro sempiternel
À la noirceur des lieux je m’accoutumai
Plus vite qu’un toucan que l’on eut déplumé

La lumière me parvient par la fissure svelte
Wie für Kepler unter seinem sternen Zelt
Et comme lentement la lune pour lui se dessine
Dans la pénombre, ce décor que je devine :

Là des sacs de plastiques
Sans doute une poubelle
Ici des tablettes métalliques
Remplis de mauvaises nouvelles

Plus loin, des caisses renforcées
Dont reluit la serrure
Et des chariots alignés
Sur leurs roues peu sures

Une décharge en contrebas
Puis, un escalier vers l’étage
L’arrière boutique d’une Casbah ?
Non, les égouts du quartier chinois…

SuguruKun , 3 juin 2008
Enregistré dans : Triviale poésie

Un barbu un peu crépu mais, pas du tout poilu, marchait nue dans la rue…

Oh! S’il avait su que des gens à l’esprit tordu, voir obtus et même incongru, disaient de lui qu’il était un troue-du-cul il ne l’aurait sûrement pas cru.

Faut dire qu’au chant du turdus, il connaissait bien Monsieur Pointue par le biai de sa bru.

Je tente ici de rester «politicaly correct» pour éviter de me retrouver sous les projectiles tirés à partir d’une vielle Lincoln noir immatriculé «GOUV» fuyant en trombe vers l’on ne sait ou! (peut-être vers la zone 51 à PortCartier ou Nataskwan)

Sunglasses in the dark

In my eye the spark

Oh, baby! I’m a shark

Graffiti lu dans un autobus de planteurs à Ogoki, dans le nord de l’Ontario. Je repense à ce poème régulièrement et je soupçonne Amygdale de l’avoir composé.

Amygdale , 2 juin 2008
Enregistré dans : Triviale poésie

Calcul erroné
Fracture du péroné

T’as mal fait tes maths
T’en subit les aftermaths

Tu te dis qu’ça s’fait tout seul
Pis c’est là qu’tu pètes la gueule

Yo
Man
Chill
Out™

Tu veux sauter les étapes
Mais y’a comme un gap

Entre un escalier
Pis un catwalk
D’un ou deux pieds
Que t’as dans l’plât’e

Yo
Man
Chill
Out™

Amygdale , 31 mai 2008
Enregistré dans : Triviale poésie

Sis sur une pierre aux abords du chaudron
Ma tête dardée des rayons du soleil
Tandis que j’épie le trajet d’un moucheron
Comme une idée sur la conscience en éveil

Il s’agit d’une patineuse, ou gerris lacustris
Ce ciseau délicat, qui va tout à sa guise
Effleurant l’onde, comme le prophète de l’église
Taillant des habits aux eaux réfractrices

Miracle! En cette nef de fougères et d’arbustes
Je dégaine un grand ahan, comme un glaive de mon buste
Et la paix m’envahit, comme si j’étais mon bourreau
Et que le conflit se trouva en mon cœur ce fourreau

Songeant alors à une fleur, à sa jolie robe
Je suis léger, et ma main superhydrophobe
Posée sur sa corolle, glisse par effet lotus
D’un vallon à son delta, à cet angle obtus

Ah! Milieux humides! Que mon bras vous protège
Des fâcheux qui vous drainent et vous assiègent
De ces bulldozers, qui vous remblaient de bêtises
Et des condominiums, qui font votre hantise

Ensemble de chaises a jardin , 17 mars 2008
Enregistré dans : Triviale poésie
tching

tchang

tchong

Robodrigue , 26 janvier 2008
«Le brouillard de Mustafari nous cache autant l’arrière et l’avant que le centre de nous même; tout cela si bien qu’un jour l’occultation en devient le paysage réel et on tire nous-même sur la plug par peur que le brouillard se dissipe.

J’évacue le sang de mons corps non seulement par lâcheté mais aussi par hygiène.»

«Mustafari revient en grandes pompes ce matin, il a l’air hors de lui… peut-être n’aurais-je pas dû prendre de bain.»

Citation de Vander Dénis - L’Homme de Buillion (jamais publié, jamais critiqué, jamais écrit, en fait Vander Dénis n’existe pas)

Voici un poème rhapsodique composé par le comité de modification de la charte de l’ADÉPUM 2007-2008 qui sert de pièce explicative à la nouvelle charte. Bien sûr, il a été adressé à tous les étudiants du département de philosophie de l’UdeM. FAS gagne du terrain!
Vive les émotions

Voici 13 émotions basées sur le comportement lunaire lors de déplacement de la légion étrangère:

Joie
Colère
Épanouissement
Béatitude
Excitation
Tristesse
Affliction
Désarroi
Espoir
Auto-détermination du moi
Puissance
Radio-oncologie
Conscience de classe

C.Q.F.D.

Psychiatrie kraft = nazi
hylê/eidos
666

Zepoulpe , 6 juin 2007
Enregistré dans : Triviale poésie

1.
Ville, reine de pluie
Repiquant le venin
endormi dans le train

2.
Plotte, noune, dick, gueraine
Poisson dans un sac
rentre et sort

3.
Fée t’es sur mon pied
Te kicke dans’ face
Avec mon dentier

4.
Changeant sa couche
L’enfant riant me demande
“Fred, est que c’est ça la vie?”

Robodrigue , 14 mai 2007
Enregistré dans : Triviale poésie

Comme la vision d’un nuage de lait qui se forme dans un café,
d’entre les arbres je vois se défricher ce qui sera la messe de ma trachée

Cabane à sucre, ou plus justement cabane à lipides porcins
Reste à voir si l’érable y foisonne en égale quantité que la graisse du verrat
Pour cela les crêpes frites n’ont en aucun cas les vertus du quinoa
Mais nous en sommes ignorants autant que, de la civilisation, l’est l’Algonquin

Après avoir cherché en vain la céleste cruche de sirop
Celle qui me permettra de rendre comestible cette saline mixture de mort
J’interpelle la serveuse en l’implorant de donner son miel à ce porc
C’est après avoir servies ses crêpes fatales qu’elle m’apporte le pot

Tu rends l’ignoble
Noble
Ô divin sirop d’érable
Tu trouveras toujours place sur ma table

mjack , 13 mai 2007
Enregistré dans : Triviale poésie

Yo
Man
Chill
Out

Fardoche , 11 mai 2007
Enregistré dans : Triviale poésie

Blug blug blug, tes hanches mouillent
l’araignée froide, vipère obscure
sang glacé bing! et patatra!
les étoiles restent et les murmures
sinon ceux et celles qui soufflent
dans ton cortex les corbeaux
use le bec, noir animal
danse cette farandole
règle ton pas
creuse des trous
fait des forages
imagine
la feuille d’impôt
les joints tirés
la peinture sèche
ne sont que glaces envolées
regarde au miroir
le maure qui s’annonce
et on pleure, déjà

Amygdale , 10 mai 2007
Enregistré dans : Triviale poésie

Comme la salamandre dans la marre je glisse
Me gréant ainsi d’une parure d’immondices
Embrassant dans l’ombre fraîche la boue lisse
Je vais droit au fond où s’est tapie l’écrevisse

Je louvoie comme un crapaud entre les nénuphars
Paradant comme lui mes deux grands ronds de fard
« Brebitt ! Brebitt ! » entouré de pétulantes patineuses
Mon estomac pétille comme ces bulles marécageuses

Ah! boue, miasmes et chœur chantant des grenouilles
Portez pour votre coryphée par-delà les quenouilles
Votre chant aphrodisiaque et mes voeux sibyllins
Pour que le crique après la marre redevienne cristallin

Toi mon ami, qui est dyspepsique et las de toi-même
Ne va pas au Rhin, aux bains, pour ton nouveau baptême
Mais tâte une bonne fois, (je le déclare en grande pompe) :
De la caresse algale — du philtre mystérieux de la swompe !

Amygdale , 15 avril 2007
Enregistré dans : Triviale poésie

Le vrombissement du drain de piscine
Ne se soumet qu’à celui de la tondeuse
Les arômes de gazon frais officinent
Des dépôts herbeux dans la balayeuse

La haie de cèdre arrive à la hauteur
Des seins de Lucie debout sur le deck
Luisante de crème solaire dont l’odeur
Capiteuse fait concours au barbec

Poufiasse , 16 février 2007
Enregistré dans : Triviale poésie

Depuis que mon fureteur
est open source
Je watche ben relax
les cotes de la bourse

Un matin de grand soir
un lézard décharné
bondit de sa chaire
sur sa proie désarmée

D’un spasme de géant
la bête s’est trouvée
le visage ruisselant
su’l prélart étoilé.

Joseph , 10 février 2007
Enregistré dans : Triviale poésie

La devise de Socrate « Connais-toi toi-même.
La race irritable des poètes.

La furie française, l’impétuosité.
Comme on dit « hâte-toi lentement», tu arriveras plus vite à un
travail bien fait.

Un homme qui possède parfaitement son sujet.

Pourquoi m’avez-vous abandonné?

Nous sommes de la même farine, il n’y a pas de doute là-dessus.

Tant que tu seras heureux, tu compteras beaucoup d’amis.

Je suis savant avec le livre, je puise mes idées dans les ouvrages des autres.
.
Finir une phrase par «J’ai dit». Il n’y a alors aucune réplique possible.

La fin ne répond pas au commencement.

Je le crois parce que c’est absurde
Le bon vin réjouit le cœur

Telle œuvre ne plaira qu’une fois

Exécrable faim de l’or !

Le souffle populaire

À la maison, Tout (est) droit.

Fais ce que tu fais et laisse tomber le reste

Cette petite chose
Fragile ?

Par un mouvement de colère, du fond de la poitrine.

Le temps mal mène, la dernière seconde tue.
Comme un cadavre

Qui, quoi, où, par quels moyens, pourquoi, comment, quand ?

Quel bonté, grand monsieur, artiste de surcroit. Périt ou non dans ce
bordel. En admettant qu’il y soit. Moi j’y suis, à sa place, pour
deux.

FIN

Un goût de girofle en bouche

Chanson nostalgique
M’a râtellée
C’est-à-dire, non.

C’était vraiment un spectacle curieux

Des mots
Sur des mots
Deja, je vous lisais
PLUS AVANT, a l’ENDOS.

Poufiasse ,
Enregistré dans : Triviale poésie

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