Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger. Mais encore faudrait-il savoir ce qu’on entend par « vivre ».
En direct de mon quotidien délirant:
Fonctionnaire de prêts et bourse, de Québec:ca va nous prendre des preuves que vous subveniez a vos besoin durant ces deux périodes d’un mois
moi:je vous déjà envoyer une déclaration solennelle, v’là 2 mois et c’est tout ce que vous m’avez demander.
Fonctionnaire de prêts et bourse, cosanguin:Ça vaut rien une déclaration solennelle, tout le monde peut en faire une…
moi:Pourquoi vous m’en avez demandez une d’abord? C’est assez bon pour voter, c’est un document juridique.
fonctionnaire sphincter: Meme un jeune de 18 ans qui sort de chez ses parents peut faire une déclaration…
Moi: êtes vous en train de m’accuser d’avoir menti sous serment?
Gars de Québec:…
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Filles des cartes étudiantes; votre permis est échu
Moi:ben là c’est une pièce d’identité avec mon nom, mon adresse pis ma face dessus
FDCE: ca va me prendre une carte valide
Moi:je vais renouveler mon permis quand je vais recevoir mes prêts et bourses quand je vais avoir ma carte étudiante pour aller leur gueuler dessus
FDCE:…ca va être correct…
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Quelqu’un à un t-shirt de Valery Fabrikant à me prêter…
Cool is class war?
Hier, j’ai été happé par la ville et n’ai pu écrire mon article quotidien sur le FAS. J’ai été faible, je sais, et, pour compenser, j’ai erré sous la pluie, buvant des bières, ici et là et en diverses compagnies, dans l’espoir qu’il m’arrive quelque chose que je puisse raconter sous la forme d’un cool is class war, mais en vain. La fin de la soirée m’a toutefois amené à vivre une expérience inquiétante qu’il me faut vous relater.
Scissiparité
Je suis rentré chez moi vers 2h00 AM, trempé par la pluie et légèrement ivre. C’est toujours dans ces moments-là que me vient l’envie de faire de la soupe. J’aime cuisiner la nuit. J’ai donc sorti patates, céleris, tomates, persil… et commencé à couper. Mon couteau coupe bien. Rhaa (un jeune homme plein de qualités) est passé l’autre jour chez moi et l’a aiguisé. Je coupais à toute allure en fredonnant des chansons de marins :
C’est de la faute aux fayots
Si on est mal sur les bateaux
Ah fayots fayots fayots
Tu nous fais gonfler la peau
Pas moyen de les digérer
Les petits pois
En France il faut espérer
Qu’on finira d’en bouffer
Des sales fayots
Mais – malheur ! – débordant d’enthousiasme et coupant comme un déchaîné, je confondis mon doigt avec une carotte. Argl! Il ne fut pas qu’entaillé ; il fut sectionné. J’hurlai de douleur, mais la terreur vint bientôt chasser ma souffrance. Le moignon de mon doigt cicatrisait à une vitesse stupéfiante et mon doigt, détaché de mon corps, s’animait, comme s’il pouvait vivre indépendamment de moi. Il grouillait sur la table et, à sa base, là où le couteau avait tranché, quelque chose poussait. Je vis bientôt apparaître deux jambes minuscules à l’extrémité du doigt, qui se mit à danser, puis, continuant de croître et de se métamorphoser, il prit peu à peu l’apparence d’un petit être de quelques dizaines de centimètres de haut, d’un nain malicieux imitant en tout point mon apparence : mon nez, mes yeux, ma bouche, mes splendides cheveux de bataille, mes mains, mes bras et mes jambes… Je redoutais d’être confronté à moi-même, mais, surtout, je me demandais comment ce double de moi avait pu prendre vie à partir de mon doigt mort. De nos jours, les jeunes s’émancipent tôt. La crise d’adolescence a souvent lieu dès la pré-maternelle. Mon double miniature me fixa dans les yeux et me dit : « Mysterious, je ne veux pas partager ton quotidien et je ne crois pas que tu sois un modèle à suivre. Je m’éduquerai seul, loin de toi et des hommes. J’irai vivre sur le continent de plastique. » et il partit.
J’allai donc me coucher et, avant de m’endormir, me vint, claire comme une larme au coin de ton œil, l’explication de ces événements. Je me rappelai ce qui devait être à leur source, une expérience passée qui avait peut-être fait de moi un être mutant, que l’on peut découper, mais qui s’autoregénère, une entité peut-être immortelle, à la fois belle et redoutable : imaginons que l’on me découpe en mille morceaux et que le monde soit envahi par mille Mysterious ! Bref, je me rappelai : les lombrics frits dans l’huile.
Recette
C’était il y a quelques années. Nous faisions la fête sous un pont. Il pleuvait à siau. Des vers de terre sortaient du sol par dizaine pour ne pas mourir noyés. Ils s’allongeaient sur une terre maculée de fiente de pigeons et imbibée d’huile à moteur, de litres de bière, de pisse d’ivrogne et, sans doute, du sang des générations de jeunes marginaux qui s’étaient battus sous ce pont pour conserver le contrôle de ce lieu magique. Je ne sais pu qui eut l’idée, mais nous décidâmes de manger ces vers de terre. On se disait que la consommation de lombrics était un excellent moyen de mettre un terme à la faim dans le monde. On en trouvait partout. Ils étaient longs, ils étaient doux. Nous allâmes donc chez l’affreux Lapine, coupâmes les extrémités des vers, en retirâmes grossièrement la terre qu’ils contenaient et les jetâmes dans une poêle, avec de l’huile et un peu d’ail, et nous les mangeâmes. C’était croustillant, un peu comme des chips avec quelques grains de terre dedans. Mais ces lombrics étaient nés et avaient grandi dans une terre souillée. Les consommer avait fait de moi un homme nouveau. C’est difficile à dire, mais je dois l’assumer : je suis lombric-man.
Aller aux États-Unis. Une ou deux fois par année. Par affaires comme dans pour la djobbe.
Comme le transport en commun est un organe atrophié de l’agglomération suburbaine où je dois me rendre; on me fourni une voiture et je traverse, outre les lignes, les appalaches du nord de Plattsburgh NY jusqu’au Massachussets en passant par le Vermont et le New Hamsphire.
L’automne, c’est agréable.
Alors que ça commence à tirer sur le glauque dans nos parcs sans feuilles, c’est la totale un peu plus au sud.
Dommage que j’aie trop la chienne (et de jugeote) pour m’amener de quoi en griller un en chemin.
Y’a cependant un “mais”. C’est que passé Plymouth NH, on tombe dans le BoWash. Succession sans fin de Turnpikes, de boulevards Taschereau à la puissance dix, de Wendy’s, de Best Buy et de state troopers. Mais bon, vous connaissez sans doutes. C’est un peu comme à la maison mais en plus dégoutant, supersized, all you can shove up your ass thank you…
L’autre fois, alors que 18h se pointait le nez, j’envisageai la possibilité de fuir le labo et l’interminable parking de Tewksbury pour le pub le plus mal famé que j’eusse pu trouver à Boston. Au lieu de m’enfermer en tête à tête avec le wifi du Holiday Inn comme la veille. Comble de malheur, on m’apostropha pour m’inviter à un jovial pot luck des zamis du bureau.
Sandwichs pas de croutes, tostitos(tm), salsa au sirop de mais, hot dogs et salades de patates à la miracle whip côtoyaient des baguettes (notez l’accent) à l’hélium et un étal de fromages qui, bien que photogéniques, goutaient euh-rien pantoute .
Je me résignai bien rapidement à manger de la bière. Ce fut une sage décision car le dude du cubicule a-38 (ou sa soeur, chaiplus) brassait une bonne cream ale et il en avait amené deux gros kegs.
La soirée se passa sans grandes histoires sinon le malaise insupportable que me causait la vue d’un grand bol de vomi vert a’ec des motons sur la table des desserts. Je risquai à en demander la nature. “Oh! It’s delicious you should try! Its a lime jell-o salad!”. “eh,well… we’ll see after this pint.. eh?” (notez ici l’accent canadian surjoué. ça les mets en confiance, mes amis requins. je vous parlerai peu-être un jour de celui de Pepe LePew et Paulina)
Toujours est-il que je n’y ai pas goûté au vomi a’ec des motons. Par contre, je n’ai pu m’empêcher d’en chercher la recette sur gougueule.
C’est dans la veine des breuvages arc-en-ciel du viet du coin et des sucettes nipponnes à la mayonnaise…
Lime Jello Salad
Put 16 big marshmallows and 1 cup milk into top of double boiler over simmering water.
Stir until the marshmallows are melted and incorporated into the milk.
Sprinkle 1 small package of lime Jello into the hot mixture, and stir until dissolved.
Add 2, 3-oz. pkg. of cream cheese, cut into small bits.
Stir until the cream cheese is melted and mixed in.
Add 2 oz. of cottage cheese.
You might have to remove the mixture from the stove to prevent burning.
Add in one can of crushed pineapple WITH juice.
Mix 1 cup of whipping cream, whipped (use Cool Whip, it will be more stable) and 2/3 cup of mayonnaise.
Mix all together and chill until firm.
Serve
Chers amis. Voici une bonne petite soupe ravigottante prompte à ressourcer votre moral exténué par ces dur travaux d’écritures. À déguster accompagné de préférence par un bon petit Gewurztraminer !
Préparation: 30 minutes
Cuisson: 40 minutes
- 600g de cuisses de grenouilles prêtes à cuire
- 4 échalotes
- 50g de beurre
- 40cl de vin blanc sec
- 40cl de fumet de poisson
- 1 botte de cresson
- 2 jaunes d’œufs
- 25cl de crème fraîche
- noix de muscade, sel et poivre blanc
Vous confectionnerez ce grand classique de la cuisine alsacienne pour un jour de fête ou une réunion de famille.
Peler les échalotes et les hacher très finement. Faire fondre 20g de beurre dans une grande casserole ,ajouter le hachis d’échalotes et faire cuire sur feu modéré pendant 5 minutes. Lorsqu’elles sont transparentes, ajouter les cuisses de grenouilles par petites quantités et les faire colorer dans le beurre aux échalotes, en rajoutant éventuellement quelques parcelles de beurre.
Saler, poivrer et muscader, puis verser le vin blanc et le fumet. Remuer et laisser mijoter tranquillement une dizaine de minutes. Egoutter les cuisses de grenouille et les laisser tiédir avant de les décortiquer. Garder toutes les chairs au chaud et filtrer le jus de cuisson.
Trier et laver le cresson, l’éponger puis le faire fondre dans une casserole avec le reste du beurre sur feu doux. Verser le liquide de cuisson des grenouilles et mélanger, puis laisser mijoter pendant une vingtaine de minutes.
Mettre les jaunes d’œufs dans un bol, ajouter les crème fraîche et mélanger, puis verser cette liaison dans la casserole. Eviter dès lors toute ébullition et remuer jusqu’à obtenir une consistance onctueuse. Goûter et rectifier l’assaisonnement, ne pas hésiter à muscader largement. Répartir les cuisses de grenouille dans des assiettes creuses bien chaudes, puis passer le potage et le verser par-dessus. Poivrer et servir.
Bon appetit !!!