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Les annales du FAS

Le site des sympathisants du Front d’Action Stupide pour un quotidien délirant

Pratique :
activités culturelles cool :

Activités culturelles cool pour un quotidien délirant

Mysterious , 26 novembre 2008

Communiqué, pour diffusion immédiate.

Expozine 2008, le septième salon annuel des fanzines, bandes dessinées et petits éditeurs aura lieu les samedi et dimanche 29 et 30 novembre, de 12h à 18h, au 5035, rue Saint-Dominique (Église Saint-Enfant-Jésus, entre Laurier et Saint-Joseph, métro Laurier). Comme d’hab, le FAS y sera.

Des activistes du FAS, en tenue de ville ou de campagne, y vendront (à perte) les fascicules suivants :

• Spécial Julia Kristeva ;

• Spécial non apprivoisable et non domesticable ;

• Spécial hé, hé, hé…

• Spécial baleiner l’imbaleinable ;

• Spécial André Serouille ;

• Spécial « Probable, mais dégage. »

Mjack exposera aussi ses nouvelles sérigraphies d’activistes en action.

Notre table d’exposition sera un lieu ouvert où il nous fera plaisir d’accueillir différents activistes et sympathisants du FAS : Poufiasse, Rhaaaa(rgl), Clark Gabeul, Sire d’oneilles, Bébé Astronaute, Robodrigue et tous les autres, soyez des nôtres ! C’est l’occasion rêvée de signer des dédicaces à vos fans en furie.

Sera, par ailleurs, annoncée la sortie prochaine des 3 premiers livres du FAS, constitués à partir de textes puisés sur nos annales :

• Tome 1: Le Quotidien délirant ;

• Tome 2 : Vers un nouvel exotisme ;

• Tome 3 : Le Continent de plastique.

Chers fasciens et fasciennes, à quoi bon en douter : nous vaincrons !

mjack , 22 novembre 2008
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Je ne suis pas allé lire les personals de craigslist plus loin que celles qui ont été citées sur les annales. Ce que j’ai lu m’avait l’air d’une recette secrète pour une déprime solide. J’imagine les filles cachées derrières leur clavier, rêvant du gars qui va partager ses air miles avec elles…
Une petite fringale et elles sortent s’acheter des gogosses bio pas cher au segal, mon épicerie préférée. Là, les commis s’engeulent entre eux dans un mélange anglais/whatever; les marchandises en over sont placées au millieu des allées et cotoient les poubelles pleines de légumineuses; ce qu’on entend le plus souvent c’est excusez/sorry, alors que les client qui on l’air de vivre dans le mile-end se frottent involontairement les surfaces.
Je retourne chez moi, sur internet, les images ont envahi les annales du front d’action stupide. Qui a montré à tout le monde en même temps le bouton en haut à droite dans l’éditeur visuel?

22 août:

boire illégalement de la bière dans un parc lors de la frénésie de la Main en laissant s’échapper une lancinante flatulence qui fait déguerpir le sympathique poilu de Zéphyr Artillerie auquel on faisait jusqu’ici la conversation pour camoufler (sans succès) son intérêt omnibulant pour la poitrine de Giseeelllllle libre dans sa robe d’été un peu trop slaque pour la brise ambiante.

23 août:

ne pas réussir à convaincre des touristes anglo-suisses  que la ville souterraine c’est une arnaque et finir dans la piscine hors-terre de sa soeur à Laval car on a raté l’appel des potes pour une virée vers un lac loin de Babylone-P.Q.-la-maudite.

24 août:

se la saouler douce au pic nic électronique, prétexter habilement une obligation familliale pour se débarasser d’un autre poilu Irlandais trop content de nous voir boire une Kilkenny pour finalement devoir se pousser loin de la fête et des filles parceque ses vieux veulent pas garder sa progéniture trois jours sans vêtements de rechange (c’est ça qu’il fallait mettre dans le sac avec la bière!) et se prendre dans l’engrenage du souper en famille dans un resto poche près du stade parce que là-bas, au moins, y’a du parking pour leur van au moins, là-bas.

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un gros merci à myspace pour les illustrations.

Bon, je suis un peu deçu que le sexe vende plusse que la bière, mais quand même content de voir que vous avez tous développé une passion pour le handball. Je vous invite maintenant à développer une passion pour Anita Görbicz (quel plomb!) et à m’aider à trouver un endroit pour écouter les finales olympiques.

Comme je disais: je me suis fait embarquer dans le délire olympique et je me disais que ca serait donc une activité culturelle cool d’écouter du handball olympique en buvant de la bière. Les détails sont ici. Go brésil Go!

Au programme: un sport de contact méconnu et mes impressions controversées sur le dopage sportif.

Les finales sont en aprem, le 23 août.

Ci-dessous, une passe au pivot.

Allemagne vs. Montenegro

Le Gala des Prix Expozines, c’est un peu comme le prix Goncourt de l’édition alternative. Les gagnants ne sont choisis qu’au terme de transactions douteuses, mais se méritent gloire, richesse et plaisirs de la chair. L’année dernière, il nous fallut soudoyer les membres du jury pour remporter les plus hautes récompenses : «Donnez-moi du zepoulpe en conserve de la mer Caspienne et vous aurez le prix». Nous eûmes nos moments de gloire, mais le FAS a depuis sombré de nouveau dans l’oubli. Nous avons épuisé nos réserves de zepoulpe, nos fascicules de se vendent plus, les filles faciles ont remarqué les comédons qui obstruent les pores de nos peaux et la calvitie qui parsème nos chevelures. Nous poursuivons pourtant nos activités subversives dans l’ombre, plus que jamais convaincus de la stupidité fondamentale de nos actions. Cette année, point de victoire à l’horizon, mais l’occasion rêvée d’aller représenter le FAS en public. Il paraît qu’il y aura de caviar de zepoulpe nain de la Louisiane. Nous vaincrons !

Le lundi 10 mars 2008, à 21 heures, au Mainline Theatre, 3997, boul. Saint-Laurent. L’entrée est gratuite.

Après six années de promotion du milieu de l’édition alternative à Montréal, Expozine récompense les meilleurs artisans pour une troisièm eannée consécutive, avec les Prix Expozine de l’édition alternative. Le comité organisateur a demandé à chacun des presque 300 exposantsd’Expozine de soumettre leur meilleure création. Le maître de cérémonie Jean Giscagne animera la soirée, au cours de laquelle le groupe Dan D Lyons viendra délirer sur scène, ainsi que le monologuiste Simon Paquet!

Pour obtenir de plus amples informations sur les prix et connaître la liste des finalistes, consultez www.expozine.ca

Mysterious , 14 décembre 2007
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Les activistes du FAS, ces as de la subversion, mènent plusieurs vies en parallèle. Ainsi certains d’entre eux s’adonnent à la musique du monde issue des caniveaux, à la sauvagerie punk, au messianisme apocalyptique du rock’n’roll, au pop-rock lubrique pour adolescentes… Le samedi 15 décembre trois activistes du FAS monteront sur la scène du très chic Barfly (4062, rue St-Laurent) au sein de deux formations différentes. Tentez de les identifier derrière leurs costumes de rockers, cherchez à éveiller leurs pulsions les plus sauvages, parvenez à identifier Amygdale, Mysterious et Ensemble de chaises pour jardin parmi les membres des quatre formations suivantes :

Le Monde dans le feu (Frou!)
Brigitte Bordel (jolis vestons et perdition)
Pedo Pedro et ses enfants (amis des trous petits)
Dance Electric (clic-clic-clac-clac-zwi)

Le 8 décembre au Bal du Lézard dans Limoilou à Québec, il va y avoir de la passion, de l’amour, de l’extase, le ciel va se fendre et il va y avoir des pluies de préservatifs qui vont pleuvoir pour écrire en lettres de latex sur l’hôtel de ville de Québec : «Pédo Pedro + dd/mm/yyyy + Ma grand mère en bikini, 6$, 21h00 ».

Mysterious , 21 novembre 2007
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Mysterious, Mjack et Amygdale y seront. Nous invitons les activistes, sympathisants, commentateurs professionnels du FAS, amis et ennemis à se joindre à nous. Nous lancerons pour l’occasion deux nouveaux fascicules du FAS : les numéros spéciaux «Baleiner l’imbaleinable» et «André Serouille» (dont la seule évocation fit mouiller notre ami Clémentine).

Expozine 2007 : sixième foire annuelle des petits éditeurs, bandes dessinées et fanzines de Montréal (texte tiré de www.expozine.ca)

Expozine aura lieu samedi et dimanche, 24 et 25 novembre 2007, de 12h à 18h, au 5035, rue Saint-Dominique (Église Saint-Enfant Jésus, entre Laurier et Saint-Joseph, près du métro Laurier) carte. Entrée gratuite.

Cliquez ici pour voir la liste des exposants cette année.

Cette célébration culturelle indépendante réunit plus de 250 créateurs de la chose imprimée — du livre et fanzine à l’œuvre d’art en passant par l’affiche de concert, en anglais comme en français—pour une des plus grande foire de Montréal.

Depuis les six dernières années, Expozine s’est développé de manière exponentielle, à travers ses milliers de visiteurs, devenant ainsi une figure de proue dans son domaine. Les participants proviennent d’aussi loin que Chicago, Ottawa, Québec et Toronto pour venir exposer à l’une des plus grandes foires bilingues de l’édition indépendante en Amérique! Cette année, face à la demande sans cesse croissante, la foire se tiendra pendant deux jours.

La force majeure de cette foire réside dans le fait que tout ce qui y est présenté est quasi exclusif et n’est disponible que rarement ailleurs, du moins certainement pas réuni au même endroit en même temps! C’est donc le moment idéal pour venir découvrir une multitude de productions émergentes et de vous enquérir des nouvelles des gagnants des Prix Expozine de l’Édition Alternative de l’an passé. C’est un rendez-vous à ne pas manquer!

Mysterious , 7 octobre 2007
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Ce soir, tandis que les yeux de millions de Québécois seront rivés sur leurs téléviseurs, des activistes du FAS passeront à l’action. Dans la tanière de Mjack aura effectivement lieu une séance extraordinaire de découpage et de brochage de fanzines alors que nous rééditerons le Fascicule du FAS spécial non-apprivoisable et non-domesticable. Soyez des nôtres. Nous vaincrons !

Là-bas nous attendait Ramone Vitesse, assis sur sa bécane, la crête dans le vent (précisons que Ramone Vitesse, ce drôle d’oiseau, n’est pas un gallinacé, mais une sorte de punk anarchiste père de famille et propriétaire à Cowansville). Ramone Vitesse, c’est un peu un super héros : il a été de toutes les guerres (pour être si punk aujourd’hui) et, parfois, il se transforme en Bibliovélo. Il enfourche alors sa bécane, à laquelle il accroche une remorque débordant de livres, et il part à travers la ville (jadis Montréal, aujourd’hui Cowansville) à la recherche de jeunes avec qui il discute, auxquels il prête des livres et qu’il incite à « faire des choses » : écrire, dessiner et – pourquoi pas ? – autoproduire des fanzines. Ramone nous a donc – stupidement – invité dans son patelin afin de pervertir la belle jeunesse de nos régions en lui montrant ce qu’est un fanzine et en l’incitant à en produire (« C’est facile, man, tu pognes du papier, tu plies, tu découpes, tu colles pis tu broches »). Il s’agissait d’un atelier ambulant portant sur la réalisation de fanzines. Alors que nous marchions dans la ville, Mjack trouvait la réalité un peu floue : au réveil, il n’était pas parvenu à mettre la main sur ses lunettes (je lui laisse le soin de vous expliquer pourquoi). Je lui décris le décor : l’impressionnante concentration de restaurants grecs au centre-ville, de très rares passants, des maisons victoriennes directement sorties d’un roman de Mazo de la Roche, un mystérieux graffiti : « Tout ce qui est blanc n’est pas bon à manger »… La bécane de Ramone grinçait en roulant. Nous croisâmes des jeunes ayant d’autres choses à faire avant d’aboutir au skate park de Cowansville. Les skaters du coin aiment bien Ramone qui les a aidés à faire des pochoirs de logos de marques de skates. Je ne sais trop par quelle magie, il les convainc de faire un fanzine avec nous, drette là, sur le champ, assis sur une rampe de skate. J’en profite pour écrire les aventures de Julia Kristeva au skate park ; Mjack fait de jolis dessins ; une jeune fille explique comment faire pousser ses cheveux avec de l’eau. En fin de journée, on a même croisé un couple qui a dessiné à deux mains une chauve-souris dans le fanzine. Cet exemplaire unique du Fascicule du FAS sera exposé à la bibliothèque de Cowansville qui est située sous une rue (on entend les voitures rouler au-dessus quand on s’y installe pour lire La Semaine), en face du centre d’achat. Dans l’autobus qui nous ramenait à Montréal, j’ai réalisé que j’avais distribué des fascicules « spécial Julia Kristeva » (auteur du roman d’aventures Le Samouraï) à des skaters de douze ans. J’espère que leurs parents vont les surprendre entrain de livre un dialogue entre Euj et Nism. Avant qu’on parte, y’en a un qui m’a dit, avec une lueur de sincérité dans l’oeil : « C’est vraiment cool ce que vous faites les gars. » Cool is class war.

Le FAS, c’est comme la bohème : le génie se confondant avec l’innocence la plus juvénile. Les activistes du FAS se dénudent devant leurs lecteurs, ils étalent leurs vies misérables sur les pages de leurs annales, ils soufflent l’air (nauséabond) du temps au visage du monde… et ils vivent dans la misère, anonymes et méprisés du public, mais ils n’en souffrent pas trop, profondément conscients que le FAS ça ne veut rien dire du tout. S’ils passent des nuits insomniaques à reformuler leurs phrases tentaculaires, ils savent que c’est en vain. Pourtant, brillent au loin des horizons glorieux. FAS vaincra ! Argent, zepoulpe et succès ! Le FAS s’expose de plus en plus sur la place publique. De belles inconnues détournent le regard (intimidées) lorsqu’elles me croisent dans la rue. Je reçois des lettres enflammées. Amygdale m’a confié qu’il cadenasse sa porte tous les soirs de peur d’être agressé par des femmes avides de son corps chétif. Bientôt, des hordes lubriques marcheront à nos côtés, travaillant de tout coeur pour pour que s’ouvre enfin l’éventail multicolore du quotidien le plus délirant.

La prochaine étape sur les chemins de la gloire est la suivante :
Le Rendez-vous des publications parallèles

L’événement se tiendra à Québec le 5 mai prochain dans le sous-sol de l’église Saint-Jean-Baptiste rue Saint-Jean. Moi et Mjack y serons. Vous êtes tous conviés à vous y présenter. D’ici là, il nous faut produire au plus vite un cinquième Fascicule du FAS. Tel que proposé par Mjack, ce sera un spécial « hé, hé, hé ». On s’y met en fin de semaine. FAS vaincra ! (et nous reviendrons un jour consulter les pages jaunies de nos annales, empreints de nostalgie, touchés comme des vieillards par nos outrances juvéniles et entre les dents trop blanches de nos dentiers se glissera sournoisement un strident « hé, hé, hé » ).

Je crois, par ailleurs, que la ville de Québec a particulièrement besoin d’être tâtée par la tentacule fasienne.

Le FAS, c’est comme la bohème : le génie se confondant avec l’innocence la plus juvénile. Les activistes du FAS se dénudent devant leurs lecteurs, ils étalent leurs vies misérables sur les pages de leurs annales, ils soufflent l’air (nauséabond) du temps au visage du monde… et ils vivent dans la misère, anonymes et méprisés du public, mais ils n’en souffrent pas trop, profondément conscients que le FAS ça ne veut rien dire du tout. S’ils passent des nuits insomniaques à reformuler leurs phrases tentaculaires, ils savent que c’est en vain. Pourtant, brillent au loin des horizons glorieux. FAS vaincra ! Argent, zepoulpe et succès ! Le FAS s’expose de plus en plus sur la place publique. De belles inconnues détournent le regard (intimidées) lorsqu’elles me croisent dans la rue. Je reçois des lettres enflammées. Amygdale m’a confié qu’il cadenasse sa porte tous les soirs de peur d’être agressé par des femmes avides de son corps chétif. Bientôt, des hordes lubriques marcheront à nos côtés, travaillant de tout coeur pour pour que s’ouvre enfin l’éventail multicolore du quotidien le plus délirant.

La prochaine étape sur les chemins de la gloire est la suivante :
Le Rendez-vous des publications parallèles

L’événement se tiendra à Québec le 5 mai prochain dans le sous-sol de l’église Saint-Jean-Baptiste rue Saint-Jean. Moi et Mjack y serons. Vous êtes tous conviés à vous y présenter. D’ici là, il nous faut produire au plus vite un cinquième Fascicule du FAS. Tel que proposé par Mjack, ce sera un spécial « hé, hé, hé ». On s’y met en fin de semaine. FAS vaincra ! (et nous reviendrons un jour consulter les pages jaunies de nos annales, empreints de nostalgie, touchés comme des vieillards par nos outrances juvéniles et entre les dents trop blanches de nos dentiers se glissera sournoisement un strident « hé, hé, hé » ).

Je crois, par ailleurs, que la ville de Québec a particulièrement besoin d’être tâtée par la tentacule fasienne.

mjack , 9 avril 2007
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J’ai eu cette idée de fanzine / graphzine / projet d’art thérapie cet après midi en marchant sous un ciel presque pluvieux. le titre serait quelque chose comme « fameux poseurs de la scène montréalaise» et le sous-titre serait quelque chose comme «j’espère que vous vous reconaîtrez».

Vous avez des suggestions de poseurs particulièrement célèbres ou particulièrement gossants? Il faudrait des sujets dont on peut trouver la photo sur internet. Je me vois mal inviter un poseur à poser pour moi.

J’ai eu cette idée de fanzine / graphzine / projet d’art thérapie cet après midi en marchant sous un ciel presque pluvieux. le titre serait quelque chose comme « fameux poseurs de la scène montréalaise» et le sous-titre serait quelque chose comme «j’espère que vous vous reconaîtrez».

Vous avez des suggestions de poseurs particulièrement célèbres ou particulièrement gossants? Il faudrait des sujets dont on peut trouver la photo sur internet. Je me vois mal inviter un poseur à poser pour moi.

Seuls mes intimes savent que j’ai vu le jour dans une communauté religieuse, ai été enfant de choeur et figurant dans une crèche vivante. J’étais un bon catholique, la croix pendue au cou. Je faisais ma prière tous les soirs. J’offrais mon poisson à Dieu avant d’attaquer mon repas. J’avais une superbe collection de la vie des saints en bande dessinée. Je faisais des exposés oraux sur Jeanne d’Arc à l’école secondaire. C’est une époque révolue. FAS et religion ne font pas (toujours) bon ménage. Comment ai-je perdu la foi ? Ce fut un long processus, une traversée du désert, une succession de désillusions. Comment l’ai-je retrouvé ? C’est l’histoire d’une soirée.

Je me trouvais dans un village de Franche-Comté dont je tairai le nom. À l’aube, moi et des amis nous étions aventurés dans des alpages couverts d’un brouillard à couper au couteau (ce pourquoi, nous avions apporté nos canifs) afin d’aller ramasser de petits champignons magiques qui poussent dans la bouse de vache (authentique). La récolte fut abondante. De retour chez mes amis, nous avions passé la journée à organiser notre soirée, cuisinant, achetant du vin en quantité déraisonnable, plaçant les champignons dans une grande assiette au milieu de la table. La soirée vint. Nous commençâmes à boire et mangeâmes d’abord quelques champignons, puis, légèrement enivrés, avalâmes tous les autres. Les détails de la soirée importent peu. Seul un événement compte ici, un moment fondateur, une crise essentielle, qui aurait pu bouleverser mon existence, mais qui n’eut finalement que peu de conséquences.

Je m’en étais allé marcher seul dans le village. Le ciel était couvert d’étoiles. Les grillons chantaient dans les prés. Au loin, un mouton bêlait. Je crus voir un renard traverser la rue. Mes pas résonnaient superbement sur les vieilles dalles couvrant les rues du village. L’ombre des maisons de pierres était fantasmagorique. Le bruit enchanteur d’un écoulement d’eau vint titiller mon oreille. J’arrivai bientôt à une source qui coulait dans un bassin au centre de la place du village. Je joins mes mains pour recueillir l’eau et en asperger mon visage. Je bus. Une eau fraîche et limpide ; j’étais comme purifié. Il me semblait être habité d’un souffle nouveau. L’existence relevait soudain du sublime. Derrière moi, je sentis comme une présence et me retournai. L’église du village était sise sur la place, me dominant en contre-plongée. Elle m’interpellait : je retrouvai instantanément la foi et me mis à rire aux éclats, comme un enfant. Mon coeur battait pour Dieu mon seigneur, des prières oubliées me revenaient en tête. C’était beau. Un peu plus tard, de retour à la fête, je tus ma révélation, craignant peut-être qu’on la prenne pour une crise mystique passagère ou qu’on me cause matérialisme dialectique, mais au fond de moi j’en étais convaincu : Dieu existe, il est bon, il est la vie, nous existons par lui et en lui. Amen.

Le lendemain, j’avais très mal à la tête et reperdu la foi. Je ne sais si je dois qualifier cette expérience d’« édifiante ». Qui sait, j’aurais pu devenir chroniqueur pour un magazine chrétien.

Mysterious, 9 mars 2007
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Mercredi dernier, des activistes du FAS se rendirent au deuxième Gala des Prix Expozine de l’édition alternative où – rappelons-le – Le Fascicule du FAS, non-apprivoisable et non-domesticable était en nomination dans la catégorie « Fanzine ». À peine étions-nous arrivés que les têtes dirigeantes de la presse alternative montréalaise se ruèrent sur nous pour nous faire signer des contrats des plus alléchants. Ainsi donc, pourrez-vous trouver d’ici peu des exemplaires des deux derniers opus du Fascicule du FAS dans le Distroboto le plus près de chez vous. Déjà auréolés de gloire et anticipant notre richesse future (FAS = $$$), nous décidâmes de dépenser au plus crisse notre hypothétique fortune en achetant des litres et des litres d’alcool. La soirée suivait son cours. Bientôt, les infâmes Abdigradationnistes montèrent sur scène. Pris d’un enthousiasme sans bornes (quoique non fondé), des activistes du FAS se mirent alors à danser comme des déchaînés. Big Monkey faisait la danse du macaque, Amygdale se laissait aller avec la classe d’un poète russe ivre mort, Mjack laissait des étincelles jaillir du bout de ses doigts, miss Luidgi rugissait comme un punk prépubère et Mysterious roulait par terre en imitant la démarche ô combien sensuelle du Zepoulpe terrestre de Birmanie. Oh Yeah ! À la fois grandiose et pitoyable, comme toute expérience fasienne… La suite est nébuleuse. Enfin, nous avons gagné le prix du fanzine (ex aequo avec Sexy Fall / Chute! / Nous Numéro 1, de Louise-Andrée Lauzièrev ) et nous sommes mérités un joli diplôme (ouais !). Pour la suite des événements, demandez à Mjack ou Amygdale. En ce qui me concerne, le reste de la soirée à l’éclat d’une nébuleuse multicolore dans laquelle se confondent réalité et fiction, fantasme et social-démocratie. Pour cette fois, FAS a vaincu, mais le chemin est long sur les sentiers tortueux de la gloire.

Mysterious , 21 février 2007

Entendez-vous sonner les trompettes du FAS ? N’êtes-vous point titillés par votre fibre révolutionnaire ? Voyez-vous poindre le jour multicolore du quotidient délirant ? De la théorie, il faut passer à la pratique.
Le mercredi 7 mars 2007, annulez vos rendez-vous d’affaire, avortez vos rendez-vous galants et présentez-vous dès 21h00 au Mainline Theater (3997, boul. Saint-Laurent) pour une soirée riche en rebondissements : le deuxième Gala des Prix Expozine de l’édition l’alternative. Le Fascicule du FAS (numéro spécial : non-apprivoissable et non domesticable) y sera en nomination dans la catégorie « fanzine francophone ». Des lauriers dorés recouvreront bientôt nos fronts purs, nous vivrons comme des sultans (enfin, prendre un bain de caviar de zepoulpe), nos fantasmes deviendront réalités.

La production des finalistes sera en vente sur place.

Les Abdigradationnistes performeront durant la soirée.

Auteurs (anciens et modernes) du FAS, commentateurs (connus et inconnus), lecteurs (amis ou ennemis), nous vous attendons tous. Voici enfin venu l’occasion rêvée de contempler - en vrai - les charmes de la Poufiasse, de se dilater la rate avec Amygdale, d’éclairer l’énigme Clark Gabeul, d’apprendre les secrets culinaires de Coco Acto, d’admirer ma mysteriousité, de jouir du Lovely de Rhâ, de tentaculer Zepoulpe. Amis, confrères, untermenschen, parasites et ennemis : nous vous attendons en grand nombre à cette folle soirée.

Pour en savoir plus : www.expozine.ca

FAS vaincra !

(Futile ardeur sensuelle vainement activée : illusion.
Non ! Constance. Rigueur. Ascétisme.)

L’élite du milieu de la presse alternative montréalaise vient de nous annoncer que le Fascicule du FAS est en nomination pour le Gala Expozine 2007 qui se tiendra le 7 mars prochain au Mainline Theater. Fini l’écriture dans l’ombre en compagnie des cloportes. Nous sommes maintenant des artistes reconnus ; poètes de courge et philosophes du rien. À nous le succès, la vie facile, le stupre et la fornication. Vous êtes tous conviés à vous présenter à cette folle soirée, en tenue de soirée ou d’homme-grenouille. Des détails suivront…