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Les annales du FAS

Le site des sympathisants du Front d’Action Stupide pour un quotidien délirant

Manifeste :

L’idéologie dominante de notre groupe d’affinité, sa théorie et ses modes d’application.

mjack , 12 août 2008
Enregistré dans : Manifeste

J’ai acheté le nom de domaine frontdactionstupide.net et je voulais le faire pointer vers notre site actuel, pour ne pas avoir à tout réinsataller et reperdre tous les articles comme les dernières fois.

j’ai plus ou moins réussi. Seul rhaa comprendra de quoi je parle, mais en modifiant le ficher .htaccess, si vous tapez frontdactionstupide.net, vous arrivez au site du FAS, mais l’adresse change pour fas.mjack.net. Ah si seulement l’adresse pouvait rester frontdactionstupide… Criss d’internet à marde…

Par hasard, vous ne connaitriez pas un whiz kid des fichiers .htaccess?

Mysterious , 17 juillet 2008
Enregistré dans : Manifeste, Théorie

Hier, à l’occasion d’un événement mondain, quelqu’un m’a dit que le FAS était une entreprise de destruction systématique. Cette affirmation m’a interloqué. J’ai beau écrire sur nos annales depuis leurs premiers balbutiements, je n’ai jamais trop compris ce qu’était, en réalité, le FAS. Il s’agit, certes, d’une amibe étendant ses pseudopodes sur le réel et pointant, du bout de ses appendices, les aspects les plus délirants du quotidien, mais à part ça ? S’agit-il vraiment d’une entreprise de destruction systématique ? J’ai disposé sur la table de ma cuisine les huit fascicules du FAS et je les ai parcourus, m’attaquant à l’analyse de la question.

Cool is class war : Saper le coolisme urbain. Le fait d’être cool en ville ou de tenter de l’être est ici franchement mal vécu. Les soirées de poudrés et la vaine quête de l’âme sœur peuvent rendre le quotidien franchement pathétique.

Triviale poésie : Si la poésie c’est souvent poche (particulièrement la poésie de l’intime qui sévit au Québec), la triviale poésie c’est encore plus mauvais quoiqu’elle retrouve parfois, notamment avec Poufiasse, sa pureté originelle. Un genre de cri primal dénué d’expression.

FAS-rencontres : Les mécanismes de la séduction ne cessent de se renouveler. Ils sont ici subvertis.

Les aventures de Julia Kristeva
: Où Julia Kristeva sabote Julia Kristeva dans un processus autoréflexif, voire une invagination sauvage.

Euj et Nism : Ce n’était sans doute pas nécessaire, mais nos deux savants préférés montrent par l’exemple que la science et le futur ça peut être épeurant. Michel Houellebecq, à côté de ça, c’est d’la p’tite bière.

Donc, le FAS est-il une entreprise de destruction systématique ? Sans doute, mais le FAS c’est aussi l’observation d’insectes rares, le rire (hé, hé, hé…) qui sabote les assises du monde pour le rendre habitable, l’exposition du vrai visage du Canada qui donne envie d’y mourir, le caractère explosif des maisons de campagne, des moments de pure émotion qui donnent envie de pleurer. Le FAS, man, c’est toute.

Il faut bien le dire : notre lutte est gagnée d’avance. Le quotidien est délirant. C’est ce qui fait tout son charme. Le FAS, donc, est-il une entreprise de destruction systématique ? Ce n’est pas faux, mais il est surtout le reflet d’un quotidien délirant, un outil de propagande pour André Serouille, un formidable moyen d’évasion pendant ses heures de travail et une façon efficace de passer les journées ensoleillées d’été enfermé dans son bureau à rire tout seul pendant qu’il fait beau. FAS vaincra !

bébé astronaute , 4 juin 2008
Enregistré dans : FAS - Rencontres, Manifeste

Veuve des bois cherche orignal pour barbecue

Mes salutations des plus distinguées cher Kamarades ; contibuteurs, contribuables et de la classe ouvrière (incluant les minorités visibles et invisibles d’accomodement respectables).

Au risque de mal paraître face aux nombreux contingents de la semaine verte et aux hommes roses utilisant du détergent bio sans phosphate pendant que sa madame utilise un condom biodégradable pour s’envoyer en l’air avec son meilleur chum, je m’expose à mettre au grand jour (un jour ensoleillé de préférence) la pastiche de vérité que l’on nous mets à la figure à peu près partout en prétendant à la protection de l’environement.

Eh oui, on nous ments éhonteusement! — Je me rappel d’avoir observé une ville de la rive nord qui prétendait utiliser les fonds publique (soit 14 beaux millions de dollars) pour faire la collecte des bacs vert devant de somptueux bugalow fesant les choux gras de leurs vie-d’anges. En observant bien le camion qui fesait la collecte avec un bras automatisé, je me suis aperçu qu’il sagissait du même qui fesait la collecte des ordures deux jours plus tôt. Il me viens à l’esprit de faire une délirante poursuite à la film d’espionnage Britanique dans ma voiture du fameux «truck» municipale. Pour terminer ma folle course dans un site d’enfouissement sans plus ni moins. Hors ou sont donc passé les 14 beaux millions de dollars que nos contribuables amoureux de la nature ont soigneusement payé pour se départir des éléments recyclable ornant leur vie-d’anges? Que cela ne tienne, nous savons tous que la collecte, le tri et recyclage des matières est fort couteux. Nous venons de mettre ici à jour un des nombreux cartels de vie-d’anges sévisant à travers la province.

Alors cher Kamarades, la prochaine fois que vous metterez votre bouteille de plastique dans un bac vert pour soit-disant le recycler, songez qu’il pourrait tout ou si bien se retrouver dans un de nos nombreux dépotoires et sites d’enfouissement de la province de toute façon

Les vers vaincront!

Je tente ici de rester «politicaly correct» pour éviter de me retrouver sous les projectiles tirés à partir d’une vielle Lincoln noir immatriculé «GOUV» fuyant en trombe vers l’on ne sait ou! (peut-être vers la zone 51 à PortCartier ou Nataskwan)

Le FAS s’est autosaboté. Il est son propre ennemi. Peut-il, comme le phénix, renaître de ses cendres ? Ses sympathisants de longue date se souviendront que ce n’est pas la première fois qu’il fait hara-kiri et il s’en est déjà remis. Il faut nous réunir dans la douleur, conjuguer nos forces dans un nouvel élan subversif. Notre lutte est vaine, mais la victoire est proche. Les pseudopodes de l’amibe fasienne doivent continuer d’étendre leur emprise sur le monde.

Faut-il republier nos articles disparus? Je crois que oui. Ce qui fait le charme de nos annales, c’est la quantité phénoménale d’articles qui y sont publiés, leurs liens obscurs, le réseau complexe qu’ils forment ensemble. Mais comment procéder? Je crois qu’il faut éviter la méthode du chacun-pour-soi. Nous sommes un collectif révolutionnaire. Si un seul d’entre nous trouvait la motivation nécessaire pour republier ses propres textes, Les annales du FAS pourraient bien devenir Les annales d’Al-Akhim ou de Robodrigue. Alors, comment procéder ? Je propose la méthode du « chacun un mois ». Mjack se charge des articles suivant décembre 2007. Nous nous chargeons des précédents.

Par ailleurs, poussé par le vent de la stupidité et pour prouver que « FAS vaincra!», je m’engage à publier, cette semaine, un article par jour sur nos annales. Ce sera beau, ce sera fou. Nous vaincrons !

Amygdale , 16 mai 2008
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Voici donc le résultat d’une soirée de dur labeur, le spécial «probable, mais dégage».  Il s’agit d’un numéro de style «oeuvre de maturité», puisqu’il aborde des thèmes d’une profondeur insondable : le dévenir spatial de l’humanité, la présence de l’animalité mystique qui clapit autour de nous et la mort géopolitique.  Depuis ces abysses, là où se tapit le Zepoulpe, nous nous sommes maintenons dans une attitude certes hautaine, voire méprisante, mais au demeurant fort hygiénique, celle du «probable, mais dégage».

Le fascicule sera présenté à Québec, le 24 mai prochain, dans le cadre des Rendez-vous des Publications Parallèles.  À Montréal, faites vibrer les tentacules de votre propre réseau d’infiltration afin de vous le procurer, ou venez assister au lancement du premier album de Brigitte Bordel, le 14 juin au Zoobizarre : il y en aura.

Pendant ce temps, je reçois un appel qui me confirment que les spécial Julia Kristeva et le non apprivoisable et le non domesticable sont entrés aux Archives Nationales.  Le ver est dans la pomme.  Nous vaincrons!

mjack , 5 mai 2008
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Que les visiteurs du rendez-vous des publications parallèles se le tiennent pour dit: nous sommes prêts. En plus des anciens fascicules, nous aurons un nouveau numéro spécial «Probable, mais dégage.», ainsi qu’une réimpression de l’ancien spécial «hé hé hé…», avec de superbes couvertures sérigraphiées, dans le plus pur esprit révolutionnaire du FAS. Bébé Astronaute et moi les avons sérigraphiées dimanche et lundi, et après une bataille gagnée contre une technologie chimique rébarbative, avons terminé la production. Prochaine étape, l’assemblage communautaire. Tenez vous prêts!

mjack , 5 décembre 2007
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Avez vous vu? Les annales sont en train d’être toutes bizarres.

Ben oui vous l’avez vu! certains d’entre vous m’ont dit que ça marchait même pas dans leur navigateur. Moi non plus un bout de temps ça marchait pas quand je l’ai testé sur un autre ordi. Mais là j’ai fait “reset safari” et ça a marché. avec Firefox ça serait surement “vider la cache” ou quelque chose comme ça. Essayez donc ça, et si ça marche toujours pas vous m’en glisserez un commentaire, que je recommence mes expériences…

À défaut d’avoir des programmeurs, je taponne moi-même dans les feuilles de style du FAS pour leur donner un peu plus d’allure. Comme je suis pas tout à fait expert dans le truc, pour l”instant ça a l’air de ce que ça a l’air. Mais attendez vous allez voir. Et si vous voulez m’aider vous pouvez toujours partir à la recherche d’un ami qui est famillier avec les CSS.

D’un autre côté chuis pas mal fier de moi: j’ai commencé un peu de recherche et j’ai réussi à aligner de la shit vers le bas, vous avez donc droit à un petit menu en haut et une barre à gauche pour la shit. Prochaine étape: toute clairer le style des listes et décider la couleur du texte et du background des articles

Ce n’est qu’un début…

mjack , 1 décembre 2007
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Le futur est proche. Le combat pour un quotidien délirant est infini. Les projets affluent et nous gardent vigilants. D’ores et déjà le thème du prochain fascicule est en cours de sélection, avec une avance marquée pour le spécial «probable, mais dégage…». D’autres idées flottent: Une revue annuelle grand format, sérigraphiée, intitulée «le quotidien délirant, revue annuelle du FAS»; Un nouveau, meilleur, site web (vos contacts avec des gens qui connaissent ça sont bienvenus). Ça roule quoi, et ça avance, parce que la révolution ne peut pas se faire dans la croyance en un temps cyclique.

Amygdale , 27 octobre 2007
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Le F.A.S est intemporel, éternel, nous le savons.  Mais, dans son incarnation blogoforme, le F.A.S. en est aujourd’hui à sa quatrième année au stade annales!  Bonne fête F.A.S.!

Mysterious , 14 octobre 2007
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Nous le croyions à jamais disparu, mais je l’ai retrouvé au fil de mes errances sur  la toile : le premier site des Annales du FAS.  Voici l’occasion rêvée de lire ou relire nos texte écrits en 2003/2004 : M en croisière, le casse, Euj et Nism, Poings des dents, les premiers écrits sur le zepoulpe, des considérations sur les limites de l’attitude ironique… Déjà notre prose était belle et romantique. Déjà, nous traquions le délirant du réel en tissant nos phrases de fils d’or. Déjà, le public nous couvrait de lettres et de baisers. Déjà, nous vainquions !

Ça ne me dérange pas d’y aller, dans l’espace. De rester des dizaines de semaines à fixer un point invisible du cosmos, à pourchasser des pièces d’échec flottantes, à démonter puis remonter le système de guidage… non, vraiment, ce n’est pas cela qui m’effraie. Le problème, ce n’est pas l’approvisionnement en yogourt de l’espace, ni les 30 jours à glander sur un gros cailloux rouge à chercher des bibittes microscopiques, non. Piloter un quad sortit d’une boîte de Construx, that’s cool; jogger dans une roulette pour hamster géante, ça m’intéresse; apprendre le swahili en discutant avec un voyant lumineux, voilà qui m’enchante. Ce qui me chicotte, voyez-vous, c’est, pour le dire en langage officiel : les половое сношение. Autrement dit, il nous manque un Kamasutra de l’espace, qui traiterait tout ce qui touche les affaires matrimoniales, en plus bien sûr de résoudre les difficiles questions techniques relatives à l’acte lui-même. Des efforts ont été faits en ce sens déjà, et cet article a pour objectif de lever le voile sur la zone d’O, une fois passé la couche d’ozone. Tout d’abord, il convient de remarquer que l’espace est le paradis des adeptes du bondage. On joint l’utile à l’agréable en joignant les poignets et les chevilles aux parois du dortoir, car on évite du même coup bien des dérives. La dérive ne présente, soit dit en passant, pas que des inconvénients: un cumshot peu parcourir des distances vertigineuses. Ensuite, il faut noter que l’asphyxie occasionnée par le port d’un casque a pour effet de précipiter l’orgasme. Enfin, il faut toujours tenir compte de la possibilité de voyeurisme du troisième type. Mais on passe déjà à une autre perversion.

Rien de plus dérangeant qu’un coup de fil quand on tire un coup. Mais, dans l’espace, en mission, que faut-il faire ? Décrocher à tout prix ? Des instructions envoyées par Huston peuvent être capitales : «Mars500, vous allez heurter un météore», ou parfaitement insignifiantes «capitaine Amygdale, nous avons reçu vos échantillons d’urine…etc.» il n’y a pas moyen de définir ses priorités (d’ailleurs, je suis persuadé qu’après deux mois de voyage, plus personne ne prend les appels).

Imaginez que vous travaillez à réparer la coque du vaisseau et qu’il vous semble soudainement entrevoir une lueur à travers la visière de votre coéquipière russe, par ailleurs un brin fatiguante dans son p’tit suit en aluminium: «Camarade Irina, vous êtes pas mal cute, retrouvez-moi vite dans le sas que je vous montre mon bras canayen». Oui mais une fois là, il faut encore vous déshabiller. Et je parie que de peler une combinaison spatiale, ça doit mettre un temps fou, assez du moins pour démobiliser le hardi cosmonaute (sans compter qu’une fois retirer la combinaison intersidérale, il faut enfiler la combinaison intersurrénale)

Cependant, je ne peux m’empêcher de croire qu’il y a bien un septième ciel. Une bonne mise à feu, assuré par un souper romantique éclairé aux reflets rougeoyants du distant Corps Céleste, sens de notre mission, assure une percée dans la fine atmosphère de frénésie érotique, tandis que l’on approche inexorablement du Grand Volcan bouillant où la nacelle ira plonger… Ou bien juste une petite vite dans le cockpit?

Irina, nous sommes liés par un dessein cosmique, comme deux étoiles d’une lointaine constellation.

mjack , 26 avril 2007
Enregistré dans : Actions stupides, Manifeste

Le spécial hé, hé, hé… est terminé, il n’y a plus qu’à l’assembler. Contrairement à d’habitude il n’est pas divisé en catégories tirées du blogues mais bien en deux parties: Spécial hé, hé, hé… un rhizome qui regroupe des articles tirés de différentes catégories reliées par différentes idées les fixant; Entrer dans une maison au hasard et ouvrir le robinet pour innonder la ville, une bd; et Triviale poésie, recueil de poèmes. Il sera beau. Venez l’assembler dimanche chez moi.

Le FAS, c’est comme la bohème : le génie se confondant avec l’innocence la plus juvénile. Les activistes du FAS se dénudent devant leurs lecteurs, ils étalent leurs vies misérables sur les pages de leurs annales, ils soufflent l’air (nauséabond) du temps au visage du monde… et ils vivent dans la misère, anonymes et méprisés du public, mais ils n’en souffrent pas trop, profondément conscients que le FAS ça ne veut rien dire du tout. S’ils passent des nuits insomniaques à reformuler leurs phrases tentaculaires, ils savent que c’est en vain. Pourtant, brillent au loin des horizons glorieux. FAS vaincra ! Argent, zepoulpe et succès ! Le FAS s’expose de plus en plus sur la place publique. De belles inconnues détournent le regard (intimidées) lorsqu’elles me croisent dans la rue. Je reçois des lettres enflammées. Amygdale m’a confié qu’il cadenasse sa porte tous les soirs de peur d’être agressé par des femmes avides de son corps chétif. Bientôt, des hordes lubriques marcheront à nos côtés, travaillant de tout coeur pour pour que s’ouvre enfin l’éventail multicolore du quotidien le plus délirant.

La prochaine étape sur les chemins de la gloire est la suivante :
Le Rendez-vous des publications parallèles

L’événement se tiendra à Québec le 5 mai prochain dans le sous-sol de l’église Saint-Jean-Baptiste rue Saint-Jean. Moi et Mjack y serons. Vous êtes tous conviés à vous y présenter. D’ici là, il nous faut produire au plus vite un cinquième Fascicule du FAS. Tel que proposé par Mjack, ce sera un spécial « hé, hé, hé ». On s’y met en fin de semaine. FAS vaincra ! (et nous reviendrons un jour consulter les pages jaunies de nos annales, empreints de nostalgie, touchés comme des vieillards par nos outrances juvéniles et entre les dents trop blanches de nos dentiers se glissera sournoisement un strident « hé, hé, hé » ).

Je crois, par ailleurs, que la ville de Québec a particulièrement besoin d’être tâtée par la tentacule fasienne.

Le FAS, c’est comme la bohème : le génie se confondant avec l’innocence la plus juvénile. Les activistes du FAS se dénudent devant leurs lecteurs, ils étalent leurs vies misérables sur les pages de leurs annales, ils soufflent l’air (nauséabond) du temps au visage du monde… et ils vivent dans la misère, anonymes et méprisés du public, mais ils n’en souffrent pas trop, profondément conscients que le FAS ça ne veut rien dire du tout. S’ils passent des nuits insomniaques à reformuler leurs phrases tentaculaires, ils savent que c’est en vain. Pourtant, brillent au loin des horizons glorieux. FAS vaincra ! Argent, zepoulpe et succès ! Le FAS s’expose de plus en plus sur la place publique. De belles inconnues détournent le regard (intimidées) lorsqu’elles me croisent dans la rue. Je reçois des lettres enflammées. Amygdale m’a confié qu’il cadenasse sa porte tous les soirs de peur d’être agressé par des femmes avides de son corps chétif. Bientôt, des hordes lubriques marcheront à nos côtés, travaillant de tout coeur pour pour que s’ouvre enfin l’éventail multicolore du quotidien le plus délirant.

La prochaine étape sur les chemins de la gloire est la suivante :
Le Rendez-vous des publications parallèles

L’événement se tiendra à Québec le 5 mai prochain dans le sous-sol de l’église Saint-Jean-Baptiste rue Saint-Jean. Moi et Mjack y serons. Vous êtes tous conviés à vous y présenter. D’ici là, il nous faut produire au plus vite un cinquième Fascicule du FAS. Tel que proposé par Mjack, ce sera un spécial « hé, hé, hé ». On s’y met en fin de semaine. FAS vaincra ! (et nous reviendrons un jour consulter les pages jaunies de nos annales, empreints de nostalgie, touchés comme des vieillards par nos outrances juvéniles et entre les dents trop blanches de nos dentiers se glissera sournoisement un strident « hé, hé, hé » ).

Je crois, par ailleurs, que la ville de Québec a particulièrement besoin d’être tâtée par la tentacule fasienne.

Collaboration spéciale du parajournaliste Borg Borygme (celui qui écrit avec sa langue)

Rivière-aux-Brebis (Ontario) - Gina (nom fictif) est une jeune femme (sexe fictif) érudite. Le matin, elle se lève, se caféine de manière excessive, et se rend au boulot grâce à un moyen de transport à la mode. Gina est une femme comme toutes les autres, elle bosse dur et elle endure son boss. Mais Gina a une passione segreta : dès qu’elle le peut, elle se gôrroche sur le blog du FAS, lisant, riant, s’informant de choses et d’autres (surtout de choses), pleurant de délice devant les tentatives joviales pour retirer au monde son sens. En elle-même Gina est ce qu’on pourrait appeler une femme fasile. Cette situation est loin d’être lunaire. Elle est le lot quotidien de toute une faune disparate et imbue d’elle-même qui vole sur ce blogue dès que l’occasion se présente.

Le FAS - Front d’Actions Stupides ou Fourre-tout d’Arrivistes Susceptibles selon les sources - semble bien être victime de sa popularité ! Les ambiguïtés quant à son nom, les symboles païens qu’il contient en grand nombre, la lutte inégale entre textes de fond et textes de bas-fonds, le rythme soutenu quoique changeant dans le contenu, le nombre inenculable d’auto-référencement qui fait de lui un véritable “blog dans le blog”, les aventures, les personnages aquatiques, les savants fous, les poings levés devant le train lamineur de la post-modernité, les côtes levés et la salade de chou à volonté, les constantes références aux parties génitales des grands de ce monde; voilà qui n’explique rien, mais qui donne rudement envie de changer de paragraphe.

Récemment, un auteur populaire du FAS condensait en une formule-choc l’essence même de l’ambiguïté du mouvement, ambiguïté qui est, non sans double-paradoxe, la raison principale du succès du FAS. Cette formule - qui ferait mouiller par sa concision le groupe Cossette Communications - est composée de trois mots suivis de trois points de suspension : hé hé hé… Emblématique et synthétique, cette formule est à la fois le modus vivendi et le modus operandi du FAS. En elle, nous retrouvons à la fois la fraîcheur, la fougue, l’arrogance un peu dandy, la verve, le sourire en coin, le “h” aspiré et les trois points noirs qui ont fait la marque de commerce du groupuscule.

Pour Gina comme pour plusieurs autres personnes fictives, le FAS est LA référence en matière de bonnes manières, de où-sortir le lundi après-midi, de métaphysique expérimentale, d’information continue, de batailles de fonds de ruelles, d’exploitation d’érotisme, d’amour, de haine, d’autres sentiments et, bien entendu, de possibilités de perdre un emploi bien rémunéré pour cause de rien calissage pendant les heures de bureau.

Merci FAS ! Et pourquoi ne vaincrais-tu pas ?

Mysterious , 9 février 2007
Enregistré dans : Art is evil, Manifeste

Le Devoir, en manque de sensations fortes, titre : « Le grisonnement de la culture. Le glas sonne-t-il de plus en plus fort pour les formes traditionnelles des arts ? » L’art et la culture (ce mot essentiellement déprimant, voire même dégoûtant) seraient devenus l’apanage des croulants. Des yeux aveugles se plongent dans des livres aux pages jaunies, des têtes grises se balancent en grinçant dans des shows rocks, on ronfle à l’opéra… mais où trouver l’essence juvénile de l’art ? Chroniqueurs du devoir, gardez espoir : nous existons. Récemment sur les annales du FAS : le récit historique se réinvente, l’homme du futur est conçu dans un placard, Rhâ éructe à la face d’une médaime, une poufiasse compose la plus morne des poésies désenchantées… Sur le FAS se côtoient la métaphysique la plus expérimentale, l’art le plus evil et le quotidien le plus pathétique ; on meurt au Canada, on osculte l’infinitésimal, on intoxique le quotidien. Plus encore, le FAS est une agence de rencontre : chers amis du Devoir, à quoi bon l’art s’il n’est prétexte à la séduction et, mieux encore, à la sessualité la plus débridée ? Séduit-on vraiment dans une salle d’opéra ou on ne peut dire mot ? Fait-on connaissance parmi les milliers de spectateurs d’un show de U2 ? Les tentacules du FAS se glissent à même la chair de ses lecteurs. Sa prose a un impact physique. Son essence est juvénile. Art is Evil, true evil has glamour and sex appeal. FAS vaincra !