Le FAS, c’est comme la bohème : le génie se confondant avec l’innocence la plus juvénile. Les activistes du FAS se dénudent devant leurs lecteurs, ils étalent leurs vies misérables sur les pages de leurs annales, ils soufflent l’air (nauséabond) du temps au visage du monde… et ils vivent dans la misère, anonymes et méprisés du public, mais ils n’en souffrent pas trop, profondément conscients que le FAS ça ne veut rien dire du tout. S’ils passent des nuits insomniaques à reformuler leurs phrases tentaculaires, ils savent que c’est en vain. Pourtant, brillent au loin des horizons glorieux. FAS vaincra ! Argent, zepoulpe et succès ! Le FAS s’expose de plus en plus sur la place publique. De belles inconnues détournent le regard (intimidées) lorsqu’elles me croisent dans la rue. Je reçois des lettres enflammées. Amygdale m’a confié qu’il cadenasse sa porte tous les soirs de peur d’être agressé par des femmes avides de son corps chétif. Bientôt, des hordes lubriques marcheront à nos côtés, travaillant de tout coeur pour pour que s’ouvre enfin l’éventail multicolore du quotidien le plus délirant.

La prochaine étape sur les chemins de la gloire est la suivante :
Le Rendez-vous des publications parallèles

L’événement se tiendra à Québec le 5 mai prochain dans le sous-sol de l’église Saint-Jean-Baptiste rue Saint-Jean. Moi et Mjack y serons. Vous êtes tous conviés à vous y présenter. D’ici là, il nous faut produire au plus vite un cinquième Fascicule du FAS. Tel que proposé par Mjack, ce sera un spécial « hé, hé, hé ». On s’y met en fin de semaine. FAS vaincra ! (et nous reviendrons un jour consulter les pages jaunies de nos annales, empreints de nostalgie, touchés comme des vieillards par nos outrances juvéniles et entre les dents trop blanches de nos dentiers se glissera sournoisement un strident « hé, hé, hé » ).

Je crois, par ailleurs, que la ville de Québec a particulièrement besoin d’être tâtée par la tentacule fasienne.

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