D’après Associated Press
Montreal (QC) - C’est aux alentours d’hier avant-midi, au moment où ils arrivaient en retard au travail, que l’ensemble des journalistes d’Intoxicated Press ont tous deux remarqué que des entraves avaient été apposées aux portes menant à la salle de presse. Borg Borygme et Herby Stup, ces deux journalistes émérites qui se passeraient bien de présentation, se sont déclarés « estomaqués » après avoir constaté que des chaînes les empêchaient d’entrer (et empêchaient un concierge pour le moins inquiet de sortir).
Le groupe financier DANTA FAS - propriétaire entre autres des restaurants La belle Province, La belle Pro, La plus belle province, des librairies Rendu-Brun, des magazines Le Lundi, La semaine, La minute, L’heure, Le moment, Le matin, Le mercredi après-midi, Le jeudi quand t’es une fille, Le samedi quand t’es une madame, Le dimanche quand il pleut, 7 jours, 8 jours, 1 an, 1000 ans, Le Bel-Âge, Le Très-Bel-Âge, Clin de Pouce, Protège-toé, Métro, Eille Québec, de même que des salles de curling de Pierrefonds - s’est dit « estomaqué » devant les moyens de pression entrepris par les journalistes pour améliorer leurs conditions de travail.
Luttant contre l’auto-censure et la langue de bois, les deux journalistes ont entrepris l’autre jour des moyens de pressions exceptionnels, comme vider les petits cups de crème de la machine à café dans les toilettes, détwister des trombones, laisser les crayons à mine non-aiguisés, etc. Dénonçant cette escalade de violence, le porte-parole du groupe financier a affirmé que le lock-out était la dernière solution envisagée par le consortium.
Au coeur du litige, l’utilisation forcée de certains termes et expressions. Herby Stup explique : « C’est insupportable, ils nous obligent à dire “du côté de” à toutes les deux secondes. Du côté de l’Afrique, du côté de Shawinigan, du côté de chez Swann, du côté de ce bord-là…. Y’a ben des limites.» Ferait aussi problème, l’utilisation répétée et continue, de l’expression “Exclusif”. Borg Borygme : « C’est sûr que c’est exclusif quand tu vas chez une madame pis que tu lui demandes pourquoi elle a 9 chats et qu’elle garde ses poubelles en dedans ! C’est exclusif, dans le sens que c’est une nouvelle qui intéresse seulement 4 ou 5 morons ?? »
La salle des nouvelles d’Intoxicated Press réussira-t-elle à garder son indépendance et son objectivité? Sera-t-elle transformée en roulotte à patates frites?
C’est la question DANTA FAS du jour ! Répondez en grand nombre et courez la chance de gagner un abonnement au Club Piscine !
Au départ, on n’a vu qu’une boule de poils beige. Elle avait visiblement été arrachée d’un animal sans son consentement. Et comme les îles de Boucherville sont proprement envahies de chevreuils, la conclusion s’imposait : je tenais dans mes mains une boule de poils de cerf de Virginie. Un peu plus loin, dans le lit d’un ru gelé, figé par une croûte de neige de 4 pieds, un couple de quinquagénaires restait planté là en nous regardant. L’homme s’adressa à nous :
- Ça ne peut pas être des loups, il n’y a en pas au sud du fleuve.
Avec ma propension légendaire pour l’exactitude - celle qui a fini par me faire perdre la plupart de mes jobs - je me reteins de lui dire que nous nous trouvions en réalité au milieu du fleuve et que donc, ça ne prouvait rien; genre “dans ta face, l’grand”.
- Est-ce que c’est un chevreuil, vous pensez ? que je lui ai demandé en montrant la boule de poils.
- Oh oui, c’est un chevreuil. Il est juste là.
Son doigt de quinquagénaire pointait vers un talus bordé de quenouilles enneigées. En faisant un pas de plus, on se retrouva nez-à-nez avec une grosse femelle qui gisait là. Elle était indubitablement décédée, ce qui nous donna le goût d’aller voir de plus proche. En s’approchant davantage, on pouvait voir que son museau et la moitié de son abdomen avait été dévorés par quelque chose, voire par quelqu’un. Du sang, des tripes, des poils et des restants de bouts de quelque chose appartenant à la chevreuille, s’amoncelaient autour de la carcasse, laquelle regardait la mort en direction ouest-sud-ouest.


- Ça peut pas être des ours, rappela le quinquagénaire, il y en a pas ici.
On l’ostina pas : il semblait s’y connaître en répartition de bestiaux. G qui était un peu plus haut, à environ 2 mètres de la carcasse, s’amusait à pousser du pied un bout d’intestin rempli de crottes pas encore chiées. Un ami des bêtes, pas de doute.
- Est-ce qu’il y a des carcajous ici? demanda le quinquagénaire, résolu à trouver le coupable et à le juger sévèrement.
- Non, et je ne pense pas que ce soit l’oeuvre d’une licorne ni d’un centaure non plus.
C’est grâce à ce genre d’attitude que j’ai perdu la plupart de mes amis et que ma mère me parle plus.
- Un coyotte? qu’il proposa.
- Probalement, que je lui dis.
- Mais pourquoi il l’a juste bouffé au quart? demanda M.
Bonne question. Qui demeura sans réponse. Vu que tout le monde a vu CSI (normal, il y a une émission qui commence toutes les 20 minutes, sur 23 postes), on s’est dit que le moment était bien choisi pour prendre des photos.
- Je pense qu’on devrait le dire aux gardiens du parc, annonça le quinquagénaire à sa femme qui se tenait en retrait, emmitouflée dans sa bourgeoisie.
G et moi on s’est regardés en voulant dire, «c’est vrai que quelqu’un devrait le dire aux gardiens, et ce quelqu’un devrait vraiment être nous.» On salua les quinquagénaires qui s’en allaient au petit pas en direction de la guérite, annoncer leur découverte.
De nouveau seuls sur le sentier croûté, on se regarda une seconde, puis on fit une entente tacite : on serait les premiers à le dire aux gardiens ou bien merde ! Les quinquagénaires ne nous voleraient pas le pion, ou plutôt mourir !
Go !
Trois flèches sauvages coupèrent dans le bois en direction de la guérite. On avait environ 1 km à faire, et on entendait bien le faire plus vite que ces asti de baby-boomers. La neige enfonçait un peu en crissant, mais rien à faire, on avançait de plus en plus vite. On avait emprunté un autre chemin que les quinquâgés et on espérait que le nôtre était le plus court. Le chemin en rejoignait d’autres et de plus en plus de gens (tous des quinquagénaires) s’y retrouvaient pour se diriger en direction de l’accueil, augmentant d’autant notre nervosité. On s’imaginait qu’ils communiquaient entre eux à distance par téléphone et que déjà, les quinquagénaires avaient annoncé leur découverte aux gardiens. Devait-on arrêter physiquement les individus qu’on croisait, au cas où ils seraient dans la combine? Jouer l’homme plutôt que jouer la puck?
Plus l’objectif approchait, plus nos coeurs battaient vite et plus nos pas se faisaient pressants. À 100 m, nous avancions au petit trot; à 50 m, nous joggions; à 10m, nous sprintions carrément. Devant le gardien ébahi, nous regardâmes autour de nous en sueur, pour voir si le quinquagénaire et sa bourgeoise nous avaient doublés, mais il semblait bien que nous étions dans la plotte de tête.
Victoire !
Noblesse !
Honneur !
- On a trouvé un chevreuil mort ! que nous avons dit à l’unisson, fiers de faire un geste pour que la nature reste propre.
- Ok, où ça? que nous dit le gardien
- Sur le petit ruisseau, à environ 1 km d’ici.
Le gardien, un petit à moustache dont les sourcils formaient un sourcil, se retourna vers son collègue, un grand roux avec des yeux bleus, et dit :
- Va falloir dire à Yvon de le mettre ailleurs, parce que là on se fait écoeurer 10 fois par jour par des gens qui pensent l’avoir découvert les premiers.
Damn.
Hier je suis allé au marché comme à tous les jours et je me suis fait une épicerie d’appoint en pain, puis je me suis dit qu’en cette fin d’hiver la grippe court et qu’il valait mieux que j’achète quelques fruits pour me faire des provisions de vitamine C. Je suis donc passé devant ce grand étalage au centre du marché, où on vend principalement des fruits, tomates, kiwis, ananas, cantaloups, ainsi que des oranges. Comme la vendeuse était occupée à ventiler leur quotidien à deux vieillards de ses clients, j’ai eu le temps de remarquer qu’il y avait deux classes d’oranges, des grosses et des petites. Je me suis alors mis à réfléchir à la conjecture de Kepler sur la manière la plus ergonomique d’empiler des sphères. En fait, je ne m’intéressais pas uniquement à ce pur et beau problème de topologie, car je voulais savoir lequel des deux paniers m’en offrait le plus, pour le même prix. Je réfléchissais au fait que, bien que les grosses oranges soient en effet «plus grosses», et qu’elles soient empilées de telle façon que l’orange au sommet du panier dépasse celle du panier de petites oranges, celles-ci, leur galbe étant moins ample, se trouvaient nécessairement entassées de manière plus compacte. Je n’eus pas le temps de me mettre à compter les oranges et faire des calculs, mais je me disais quand même que les petites oranges étaient généralement plus juteuses, et je commençais à réfléchir au fait que, la pelure étant plus épaisse et comme injectée de mousse isolante dans une grosse orange, le gain en volume n’était pas absolu, mais seulement proportionnel, quand la vendeuse se libéra de ses vieux et fondit vers moi. Je demandai des oranges, elle me donna les grosses (pourquoi?), et je m’en retournai chez moi.
Je suis chez moi et je regarde cette grosse orange. Sa pelure est comme boursoufflée, pleine de varices. Je constate qu’elle ne fait pas véritablement corps avec le fruit, mais qu’elle y adhère simplement, comme un masque en caoutchouc. Elle se laisse aisément peler, trop aisément, sans que j’aie à souffrir un jet d’acide citrique dans les yeux. Ses quartiers sont gros, mais mous, blêmes et peu goûteux. Je me suis fait avoir. La prochaine fois, je vais prendre les petites.
tchang
tchong
Dès que mon chat, adopté récemment, se trouva à son aise dans sa nouvelle demeure, il se mit à la tâche d’arpenter le territoire et de poursuivre des objets réels ou imaginaires. C’est quand j’ai constaté que Minou (ainsi l’appelai-je) ne miaulait pas, mais roucoulait, que j’ai su qu’il était destiné à la voie des airs, et même à l’aventure spatiale. J’ai donc aussitôt pris sur moi de commencer son entraînement, ayant décidé de l’emmener avec le reste de l’équipage visiter les flancs de l’Etna.
La nourriture pour chat est en tout point semblable à la bouffe d’astronaute ; ce ne devrait donc pas présenter d’inconvénient particulier dans l’espace. Quant à la question sanitaire, j’estime simplement que nous avons là un défi de taille, mais non pas impossible à résoudre, pour l’ingéniosité humaine. Ensuite, vient la question des poils et la possibilité d’obstruction du système d’aération, car Minou est duveteux. Pour cela, je ne vois qu’une solution: la coupe caniche.
Cependant, ce sont les aspects physiques et psychologiques de cette entreprise qui accaparent le plus de mon attention. Que fait un chat en apesanteur? Va-t-il virevoleter sans relâche dans la soute à bagage ou bien va-t-il apprendre à se mouvoir habilement, usant de ses griffes pour se riveter aux parois du vaisseau? J’ai pensé que l’on pourrait recouvrir des sections entières de l’appareil de velcro, qui est après tout une invention d’astronaute pour les astronautes, comme le duckt tape.
Je ne sais trop comment envisager ces difficiles questions et je crains de vous ennuyer à force de détails techniques. Je songe au plaisir et au réconfort qu’apporterait un animal de compagnie pendant la durée du voyage. Songeur, je le vois déjà sauter sur le tableau de bord et faire dévier notre trajectoire en toute innocence. Égoïste cependant, j’ai peine à songer aux séquelles dont pourrait souffrir un animal ayant passé le tiers de son existence dans l’espace restreint d’un engin spatial. Je suis pourtant persuadé qu’il s’y plairait, passant le plus clair de son temps devant un hublot, à se faire dorer sur le dos par le rayonnement cosmique…
Le Gala des Prix Expozines, c’est un peu comme le prix Goncourt de l’édition alternative. Les gagnants ne sont choisis qu’au terme de transactions douteuses, mais se méritent gloire, richesse et plaisirs de la chair. L’année dernière, il nous fallut soudoyer les membres du jury pour remporter les plus hautes récompenses : «Donnez-moi du zepoulpe en conserve de la mer Caspienne et vous aurez le prix». Nous eûmes nos moments de gloire, mais le FAS a depuis sombré de nouveau dans l’oubli. Nous avons épuisé nos réserves de zepoulpe, nos fascicules de se vendent plus, les filles faciles ont remarqué les comédons qui obstruent les pores de nos peaux et la calvitie qui parsème nos chevelures. Nous poursuivons pourtant nos activités subversives dans l’ombre, plus que jamais convaincus de la stupidité fondamentale de nos actions. Cette année, point de victoire à l’horizon, mais l’occasion rêvée d’aller représenter le FAS en public. Il paraît qu’il y aura de caviar de zepoulpe nain de la Louisiane. Nous vaincrons !
Le lundi 10 mars 2008, à 21 heures, au Mainline Theatre, 3997, boul. Saint-Laurent. L’entrée est gratuite.
Après six années de promotion du milieu de l’édition alternative à Montréal, Expozine récompense les meilleurs artisans pour une troisièm eannée consécutive, avec les Prix Expozine de l’édition alternative. Le comité organisateur a demandé à chacun des presque 300 exposantsd’Expozine de soumettre leur meilleure création. Le maître de cérémonie Jean Giscagne animera la soirée, au cours de laquelle le groupe Dan D Lyons viendra délirer sur scène, ainsi que le monologuiste Simon Paquet!
Pour obtenir de plus amples informations sur les prix et connaître la liste des finalistes, consultez www.expozine.ca
Le FAS aurait tout avantage à envahir purement et simplement les commentaires sur RDS. Anyway, on a déjà des pseudonymes.
Et pour la plupart (sauf Normand Touche-Seins), ceux-ci décrivent mieux l’âme du partisan que les pseudonymes du réseau de Pierre et Yvon. Quelques exemples :
Miss Koivu
imbattable
Habs4life92
j’ai hâte
la relève
jab44
habsrule !
goducksgo
prolétaire
zesecret
honda98
tour du chapeau
boutchone
fullmoon
ti-fouine
le king des gros
Remarques en vrac :
J’ai de la misère à imaginer Prolétaire et Honda98 ensemble, mais pas de problème à imaginer honda98 avec boutchone, casquettedecôté et cellulaireàlaceinture .
Le king des gros travaille-t-il encore chez Léon, c’est la question qui nous brûle tous les lèvres… Et miss Koivu est clairement un gars… et j’ai hâte est un casseur qui rêve de péter des vitres de chars.
FAS vaincra !
Rien de tel pour le vague à l’âme que de lire les *talkbacks* du canadien sur RDS. Voici mon commentaire préféré à date… et j’ai gardé le titre original. Enwèye patine!
La semaine prochaine: Julia Kristeva au Centre Bell.
2008/03/01 01:24:39
par mhaximus
Mine de rien, le Club de Hockey Canadien est, et de loin, le plus productif et le plus constant que nous ayons connus lors des dernières années. La majorité d’entre nous, je crois, déguste chaques présence du trio de Tomas et les prouesses de Serge et de André. Je l’ai nomme par leurs prénom (convertit en francophône pour les frères Kostitsyn) parce qu’ils donnent tout un spectacle et je me sens plus près de mon équipe favorite, et ce, plus que jamais.
Le chimie de l’équipe n’est pas étrangère au succès de l’équipe. Non moins que le songe des victoires de 2007 sont dissociable de l’engouement des supportaires quand une nouvelle rencontre s’amorce. Et tout ça donne raison à nous qui allons au Centre Bell en nous disant que “Un billet pour un match du CH: 55 $. Se délecter d’un spectacle passionnant: Ça n’a pas de prix”
Sans retenue aucune, je me déclare amoureux de la vitesse d’execution, de la finesse, de la robustesse, de la rage au coeur que montréal démontre sur la patinoire à la pluspart des matches.
De toute les gâteries que je puisses me permettre, celle d’une victoire de la Sainte-Flanelle se retrouve au Top 2.
Mon club goûte sucré.
Mhaximus
Le regard pénétrant de Mysterious a séduit le jury de Footprint International Print Exhibition 2008, capturé dans une gravure qui a été sélectionnée parmi les quelque 526 estampes soumises par 300 artistes de 20 pays différents pour la première édition de cette biennale organisée par le Center for Contemporary Printmaking, situé à Norwalk au Connecticut.
Mysterious scrutera donc bientôt de son oeil inquisiteur les amateurs d’art américains, en espérant qu’il puisse les convaincre de délier leur bourse pour acheter cette oeuvre dont la valeur machande est évaluée à un prix absolument faramineux.

Du 27 mars au 31 mai 2008.
www.contemprints.org