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Les annales du FAS

Le site des sympathisants du Front d’Action Stupide pour un quotidien délirant

novembre 2007

Ensemble de chaises a jardin, 30 novembre 2007
Enregistré dans :Bidons et autres contenants

L’écologie ça me connaît. L’amour des animaux, le recyclage et le vélo en été j’en mange. Mais ce dont je suis le plus fier c’est ma collection de sacs en plastique réutilisables. Je dois en avoir 48 ! Merdo, Archamplouc, Provichiotte, Super Chiasse, Cascmarde, IGmarde… Rien qu’à Noël cette année, j’en ai eu 12 ! Pas de risque qu’un blanchon meurt étranglé au jour de l’an dans mes déchets du boxing-day.

Ensemble de chaises a jardin, 29 novembre 2007
Enregistré dans :Bidons et autres contenants

Personne ne l’a remarqué. Aucun jeune pas trop sécure ne m’a tendu sa main pour que je la tortille dans une poignée de main secrète abrégée que moi seul connais. Je crois qu’il y a un sérieux manque d’authenticité ici.

Ensemble de chaises a jardin, 28 novembre 2007

« Elle est morte je ne sais plus trop quand, mais elle est morte. À quoi bon vouloir encore penser à elle ? L’homme-arbre (Dede) est plus sexy avec son papillomavirus et son désordre génétique. Est-ce qu’il s’est reproduit ? Qui veut parier que c’est une fille ? Elle incarnerait un bel avenir pour la jeune fille, non ? La fille-arbre. Elle serait couverte de condylomes comme des fruits prêts à fendre pour laisser couler la sève sucrée (l’amour ; parce qu’elle ne serait qu’amour - le barbu avec son papa tout puissant ça ne marche pas pour moi comme métaphore de l’Amour (j’ai eu une enfance difficile vous savez (genre misère des riches - mais quand même ! j’ai eu la Mort pour coloc quand j’ai quitté mes parents))). »

Elle était déjà ailleurs et elle se réinventait dans un quelconque laboratoire de Métaphysique expérimentale en périphérie du tout petit «Tout» où les petits «b» (bourgeois) entrent en communion permanente avec ce que nous nommerons temporairement, par manque de recherches sur le sujet, le Grand Züll.

Robodrigue,
Enregistré dans :Bidons et autres contenants

“Quoi de neuf vous dites? Bah comme d’hab” m’a-t’il dit avec de la haine dans les yeux. Ces satanés androïdes tramaient quelques choses de pas très Macintosh, genre virus déglingue sur les services essentiels ou encore l’excuse habituelle “Le processeur a surchauffé, on y peut rien on est sous Windows” on l’entend après chaque attaque kamikazée. C’était quoi leur plan? Je devais le savoir, je suis quand même un automatopé, le seul droïde roulant sous Macintosh, je suis une affaire plutôt étrange mais avec l’engin le plus rapide d’la galaxe, pas besoin de penser j’agis, c’est tout, c’est ce qui fait c’que j’suis. J’me fais pas trop chier, j’suis user frendly pour les nenettes et je ne crash pas vraiment; j’ai plus de classe que ça.

J’étais assis à La ferme de serveurs un bar branché sur la haute vitesse (speed et autre bonbons) où autant la racaille cybernétique que le topping financier allait faire la fête. Je me suis dit “À quoi bon, je ne sais même pas pourquoi je fais tout ça” et je suis parti en sachant que j’aurais pu faire quelques choses pour empêcher le désastre…

Le lendemain mon news feed m’apprenait qu’il y avait eu une quinzaine d’erreure 404 et autant de macchabés; La ferme de serveurs était une perte totale, très triste que je me disais… très triste; gavé de porno.mov j’ai redémaré pour effacer les cookies et passer à la prochaine mise à jour.

Tout ça pour dire que je ne suis qu’un androdrigue parmi tant d’autres, mais j’écoute de la meilleure musique.

mjack,
Enregistré dans :Cool is class war

Il y a une truc que j’avais laissé de côté dans les cool is class war. Ni les robots ni la slushe. Les filles en art. En art contemporain, pas les hippies qui s’expriment… Je crois que c’est parce que j’avais laissé tomber l’art pour devenir un jeune professionnel. Mais j’ai recommencé parce que je les trouve trop cutes pis en plus elles sont plus articulées que les rockeuses qui pensent juste à faire de la poudre. Moins fraichiées aussi. J’avais cette histoire à propos de l’une d’elle autour de laquelle mon cerveau a fait comme un genre de noeud bizarre que j’arrive pas à m’expliquer. Je l’avais mise en standby en attendant d’avoir fini d’évaluer à quel point j’étais coupable de quoi que ce soit.

J’étais avec elle et des amis au spectacle de WAW. Toute la soirée j’étais certain qu’elle voulait coucher avec moi. Ou en tout cas si c’était pas avec moi c’était avec n’importe qui dont moi. J’avais pas trop décidé ce que je ferais. Comme je disais certaines personnes comme ça finissent par te fasciner sans que tu saches trop pourquoi juste pasque tous tes amis ont une opinion sur elle et en parlent continuellement… Un genre de mystère moral. Je me demandais, comment j’avais fini par cristalliser autant de questionnement autour d’une seule fille, pendant que je l’amenais dans un coin pour la frencher et me frotter. Une expérience éthique ou je sais pas quoi. J’arrive chez elle finalement décidé à aller au fond du sujet, même s’il j’aurais préféré qu’elle vienne chez moi, un territoire que je connais mieux. On continue à se licher. J’étais quand même pas mal fini, mais contrairement à d’habitude il aurait peut-être fallu que je le sois plus. Une espèce de stimulus est comme venu attaquer mes sens animaux: Ça sentait comme chez ma mère.
Clac. L’esprit critique que j’avais muselé en me torchant la face est rembarqué. Du coin de l’oeil j’ai vu dans sa chambre. Son lit était fait de foule de matelas empilés. Trois ou quatre genre. Elle me prends les mains et m’amène près d’un lavabo et me lave les mains. Je comprenais pas son buzz bizarre. J’ai brisé. Je me suis recroquevillé dans un coin. Je suis sorti de mon corps et je me suis regardé avoir l’air cave. « J’peux pas rester ici ça sent comme chez ma mère c’est trop weird» et je la regardais du coin de l’oeil, super longtemps avant de vraiment partir.

Je me niaise pas mal sur facebook au boulot ces temps ci et je suis toujours fasciné par la petite page ou on apprend tout sur le monde qu’on a dans nos amis. Untel écrit telle chose sur le wall de l’autre. Machin tagge la photo de quelqu’un qu’on a tous les deux dans nos amis et tu peux la voir ben torchée à un spectacle ou à un party d’halloween. Dans la vie aussi toutes les histoires finissent par se diffuser à force que tous nos amis couchent ensemble. Mais je pensais pas qu’il y avait aussi dans la vraie vie un système qui surveille pour toi le relai de tes potins.
La copine de Y*** aussi fait partie de la gang des filles en art. Elle prend des ateliers de performance. La performance, c’est comme le sport plus ou moins extrème des artistes. Je me suis mis saoul l’autre soir et j’ai raconté mon histoire à Y***. Je parlais et je me disais « Fuck, pourquoi je raconte ça. Dans deux jours tout le monde va connaître l’histoire et la fille m’a demandé de pas trop raconter » et je parlais. Je sais pas pourquoi je fais toujours ce que je me dis qu’il faut pas que je fasse. De toutes façon je me sentais coupable pour rien: Une semaine plus tard Y*** m’avoue: «M*** est dans le même atelier de performance que la fille que t’as rencontré l’autre fois. J’ai pas pu m’empêcher de lui raconter ton histoire, parce qu’elle connait la fille.» ( tu m’étonnes… ) « Le lendemain elles devaient faire un exercice sur l’hospitalité. » ( Ils font ça en art. Aborder des thèmes. ) «La fille a commencé à raconter une histoire qui lui était arrivée à un concert rock. Elle avait rencontré un gars, de fil en aiguille ils s’étaient retrouvés dans un parc en train de se frencher… puis elle l’a ramené chez elle. Tout allait bien jusqu’à ce que le gars lui dise: Ça marchera pas. Ça sent comme chez ma mère icitte. »

Jacques - Il n’y a rien… des fantômes dans le néant: voilà ce que nous sommes.

Abel - ce n’est pas vrai puisque nous souffrons.

J.- Tout le monde a menti.

A.- Ces erreurs, ces mensonges sont une rançon.

J. - Des mots, des mots!

A.- La rançon terrible de notre réalité.

J. - Rien que des mots.

A.- Peut-être n’est-ce qu’au prix de ces égarements que l’âme enfin se trouve.

J.- l’âme!

A.- l’âme vivante, l’âme éternelle.

J.- Est-ce Viviane qui m’a parlé?

(drôle non? allez hop, la suite quand même)

A.- Nous avons cheminé dans les ténèbres, mais voici que pour quelques secondes, ce passé d’erreurs et de souffrances m’apparaît dans une lumière qui ne peut pas tromper.  De toute cette confusion, on dirait qu’un ordre se dégage… oh! pas une leçon: une harmonie.

J.- Il ne peut pas y avoir de repos pour moi si je ne sais pas qu’elle m’entend.

A.- Non, Jacques, même si c’est vrai, même si elle t’a parlé, ce n’est pas dans cet entretien précaire, dans ce dialogue hasardeux que tu puiseras les assurances dont ton coeur est avide.

J.- Voir, entendre, toucher.

A. - Tentation dont le plus pur de toi n’est pas dupe.  Va, tu ne te satisferais pas longtemps d’un monde que le mystère aurait déserté.  L’homme est ainsi fait.

J.- Que sais-tu de l’homme?

A.- Crois-moi: la connaissance exile à l’infini tout ce qu’elle croit étreindre.  Peut-être est-ce le mystère seul qui réunit.  Sans le mystère, la vie serait irrespirable…

(Gabriel Marcel, L’Iconoclaste, pièce jamais jouée ni même critiquée).

Robodrigue, 27 novembre 2007
Enregistré dans :Mourir au Canada, Chaire d’Études André Serouille Flesh of Studies

Tu ne connais donc point les pits de sables de Pointe-Calumet? C’est la source des assoiffés, les bassins de la suffisance; on s’y rafraîchit comme autant de bons vivants! D’où le nom latin de Pointe-Calumet “Punius Pipus Banus”; L-J Papineau parlait de ses bains calumet-pontois comme d’une nouvelle naissance, ce fût la première fois qu’il dit le “vidi” du fameux “Veni vidi vici”. Aujourd’hui, autour des ruines qu’à laissé le passage des Romains, on a construit le Beach Club et le Super Aqua Club où citadins de tout acabits viennent promener la charogne que René Levesque nommait corpus. Bien qu’on les appel “club” il n’y a nul besoin d’être membre pour y pénétrer, le membership nécessite uniquement la triste condition humaine; on y est tous des Calumet-Pontois.

Les mini vans promotionnelles qui déambulent dans les rues de la métropole avec l’image rafraîchissante de la vague du beach club (La puissance de cette image est une construction publicitaire, non il n’y a point de vague à PC sinon les sillons de la machine infernale du Super Aqua Club) l’image de cette vague nous laisse croire que cette institution y a toujours été, pourtant les vieux de la Pointe, eux, connaissent la sombre histoire de ce qu’on appelait alors “La machine à ski” (les Calumet-Pontois n’ayant jamais vraiment fait confiance aux nouveaux mots préférait nommer les choses comme elles sont (ex: machine à ski pour téléski, machine à marcher pour chaussure ou encore machine à manger pour fourchette)). Mais ceci est une autre histoire comme disait le narrateur de Conan le barbare.

AHHHHHH pis non, je vais quand même vous la raconter (comme dit trop souvent J.K. Rowling).

En 1950 un Viennois du nom rigolo de Ansus Wajowskionovicthgang quitta son pays après avoir été impliqué dans une histoire de recèle de bicyclette à une roue, l’histoire avait pris un tournant regrettable quand il réalisa que les bicyclettes volées étaient en fait des prototypes pour une machine à coudre sur laquelle les Autrichiens comptaient pour relancer leur économie. Ces machines ridicules et casi inutilisables devinrent la risée de leur voisins Polonais qui eux comptaient sur un nouveau polymère à base de rutabaga pour relancer leur économie, échec lamentable dans les deux cas mais les Polonais profitaient de la chance que leur trouvaille n’aie pas eu d’apparence ridicule.

Monsieur Wajowskionovicthgang cherchait une patrie d’exile où il pourrait couler de jours heureux en oubliant cette fâcheuse histoire de laquelle il considérait être le dindon de la farce. C’est alors qu’il tomba sur un article de journal qui racontait une histoire fabuleuse:

Des nains de six pieds
13 janvier 1950
Intoxicated press

Un petit Bourg canadien attire des milliers de gens venus des cinq continents! Il s’agirait de bassins bucoliques aux propriétés mystiques, on y voit des nains en ressortir avec une taille de géant, des femmes enceintes y accouchent d’enfants déjà adultes, avec barbe et diplômes, des Canadiens-Français en ressortent même avec la capacité de s’exprimer et de manger avec des ustensiles. C’est dans le joli bourg de Pointe-Calumet que ce trouvent ces dits bassins, le maire Marcien Therrien…

“Voilà!” s’écria le receleur viennois, voilà l’endroit où il irait chercher bonne fortune et où son nom ridicule s’accorderait sans problème avec celui du maire de ce bourg canadien!

L’histoire de la machine à ski deviendrait évidente et se révélerait dans toute son horreur quelques mois après son arrivé. (À suivre)

Ensemble de chaises a jardin, 26 novembre 2007
Enregistré dans :Citations et aphorismes

Whamm!
Boff!
Z-zwap!
Cr-a-a-a-k!
Ooooff!

Voici un poème rhapsodique composé par le comité de modification de la charte de l’ADÉPUM 2007-2008 qui sert de pièce explicative à la nouvelle charte. Bien sûr, il a été adressé à tous les étudiants du département de philosophie de l’UdeM. FAS gagne du terrain!
Vive les émotions

Voici 13 émotions basées sur le comportement lunaire lors de déplacement de la légion étrangère:

Joie
Colère
Épanouissement
Béatitude
Excitation
Tristesse
Affliction
Désarroi
Espoir
Auto-détermination du moi
Puissance
Radio-oncologie
Conscience de classe

C.Q.F.D.

Psychiatrie kraft = nazi
hylê/eidos
666

Mysterious, 21 novembre 2007
Enregistré dans :activités culturelles cool

Mysterious, Mjack et Amygdale y seront. Nous invitons les activistes, sympathisants, commentateurs professionnels du FAS, amis et ennemis à se joindre à nous. Nous lancerons pour l’occasion deux nouveaux fascicules du FAS : les numéros spéciaux «Baleiner l’imbaleinable» et «André Serouille» (dont la seule évocation fit mouiller notre ami Clémentine).

Expozine 2007 : sixième foire annuelle des petits éditeurs, bandes dessinées et fanzines de Montréal (texte tiré de www.expozine.ca)

Expozine aura lieu samedi et dimanche, 24 et 25 novembre 2007, de 12h à 18h, au 5035, rue Saint-Dominique (Église Saint-Enfant Jésus, entre Laurier et Saint-Joseph, près du métro Laurier) carte. Entrée gratuite.

Cliquez ici pour voir la liste des exposants cette année.

Cette célébration culturelle indépendante réunit plus de 250 créateurs de la chose imprimée — du livre et fanzine à l’œuvre d’art en passant par l’affiche de concert, en anglais comme en français—pour une des plus grande foire de Montréal.

Depuis les six dernières années, Expozine s’est développé de manière exponentielle, à travers ses milliers de visiteurs, devenant ainsi une figure de proue dans son domaine. Les participants proviennent d’aussi loin que Chicago, Ottawa, Québec et Toronto pour venir exposer à l’une des plus grandes foires bilingues de l’édition indépendante en Amérique! Cette année, face à la demande sans cesse croissante, la foire se tiendra pendant deux jours.

La force majeure de cette foire réside dans le fait que tout ce qui y est présenté est quasi exclusif et n’est disponible que rarement ailleurs, du moins certainement pas réuni au même endroit en même temps! C’est donc le moment idéal pour venir découvrir une multitude de productions émergentes et de vous enquérir des nouvelles des gagnants des Prix Expozine de l’Édition Alternative de l’an passé. C’est un rendez-vous à ne pas manquer!

Aller aux États-Unis. Une ou deux fois par année. Par affaires comme dans pour la djobbe.

Comme le transport en commun est un organe atrophié de l’agglomération suburbaine où je dois me rendre; on me fourni une voiture et je traverse, outre les lignes, les appalaches du nord de Plattsburgh NY jusqu’au Massachussets en passant par le Vermont et le New Hamsphire.

L’automne, c’est agréable.
Alors que ça commence à tirer sur le glauque dans nos parcs sans feuilles, c’est la totale un peu plus au sud.
Dommage que j’aie trop la chienne (et de jugeote) pour m’amener de quoi en griller un en chemin.

Y’a cependant un “mais”. C’est que passé Plymouth NH, on tombe dans le BoWash. Succession sans fin de Turnpikes, de boulevards Taschereau à la puissance dix, de Wendy’s, de Best Buy et de state troopers. Mais bon, vous connaissez sans doutes. C’est un peu comme à la maison mais en plus dégoutant, supersized, all you can shove up your ass thank you…

L’autre fois, alors que 18h se pointait le nez, j’envisageai la possibilité de fuir le labo et l’interminable parking de Tewksbury pour le pub le plus mal famé que j’eusse pu trouver à Boston. Au lieu de m’enfermer en tête à tête avec le wifi du Holiday Inn comme la veille. Comble de malheur, on m’apostropha pour m’inviter à un jovial pot luck des zamis du bureau.

Sandwichs pas de croutes, tostitos(tm), salsa au sirop de mais, hot dogs et salades de patates à la miracle whip côtoyaient des baguettes (notez l’accent) à l’hélium et un étal de fromages qui, bien que photogéniques, goutaient euh-rien pantoute .

Je me résignai bien rapidement à manger de la bière. Ce fut une sage décision car le dude du cubicule a-38 (ou sa soeur, chaiplus) brassait une bonne cream ale et il en avait amené deux gros kegs.

La soirée se passa sans grandes histoires sinon le malaise insupportable que me causait la vue d’un grand bol de vomi vert a’ec des motons sur la table des desserts. Je risquai à en demander la nature. “Oh! It’s delicious you should try! Its a lime jell-o salad!”. “eh,well… we’ll see after this pint.. eh?” (notez ici l’accent canadian surjoué. ça les mets en confiance, mes amis requins. je vous parlerai peu-être un jour de celui de Pepe LePew et Paulina)

Toujours est-il que je n’y ai pas goûté au vomi a’ec des motons. Par contre, je n’ai pu m’empêcher d’en chercher la recette sur gougueule.

C’est dans la veine des breuvages arc-en-ciel du viet du coin et des sucettes nipponnes à la mayonnaise…

Lime Jello Salad

Put 16 big marshmallows and 1 cup milk into top of double boiler over simmering water.
Stir until the marshmallows are melted and incorporated into the milk.

Sprinkle 1 small package of lime Jello into the hot mixture, and stir until dissolved.

Add 2, 3-oz. pkg. of cream cheese, cut into small bits.
Stir until the cream cheese is melted and mixed in.

Add 2 oz. of cottage cheese.
You might have to remove the mixture from the stove to prevent burning.

Add in one can of crushed pineapple WITH juice.

Mix 1 cup of whipping cream, whipped (use Cool Whip, it will be more stable) and 2/3 cup of mayonnaise.

Mix all together and chill until firm.

Serve

Mysterious, 12 novembre 2007
Enregistré dans :Actions stupides

Un ami me disait hier qu’il avait acquis Le fascicule du FAS spécial non-apprivoisable et non-domesticable au distroboto du Divan orange. Sa blonde aurait ensuite fait le portrait du penseur slovène Slavoj Zizek au dos du fanzine, l’ayant préalablement couvert de liquid paper avant de tracer les traits du philosophe (si je peux me permettre le mot). D’un côté de son exemplaire unique du fanzine, une face de crêpe est croquée par un homme sans morale, de l’autre un homme pense. C’est beau. Et comme Le fascicule du FAS spécial André Serouille comportera de nombreux textes mettant en scène Julia Kristeva, comme il s’agira en quelque sorte d’un split André Serouille/Julia Kristeva, je me dis comme ça qu’on pourrait faire graver des pièces de monnaie à l’effigie d’une part d’André Serouille et de l’autre de Julia Kristeva, l’un étant un peu le prince dirigeant de notre groupe et l’autre le castor. Il devrait, bien sûr, s’agir de cennes noires. Nous vaincrons !

Mysterious, 9 novembre 2007
Enregistré dans :Intoxicated press

Modeste proposition pour en finir avec le vieillissement de la population

Par votre humble serviteur, collaborateur très spécial d’Intoxicated press.

Passant devant une résidence de personnes âgées, on entrevoit, derrière les fenêtres de chaque chambre, les présences fantomatiques de ceux qui les hantent. Il s’agit de vieillards esseulés, parqués comme du bétail dans des logis aseptisés où plus personne, depuis longtemps, ne les visite. On les infantilise, leurs proposant des loisirs abrutissants ou ne leur laissant, pour seule distraction, que l’écran de leurs téléviseurs. Marchant devant une salle de bingo, on traverse un ramassis de vieillards grelottant, cigarettes au bec ou crachant leurs poumons sur l’asphalte. Ils s’ignorent les uns les autres, n’ont rien à échanger, se laissent manger par la routine. Un peu plus loin, une femme au dos courbé fouille dans une poubelle à la recherche de contenants consignés. Le Québec vieillit. On ne se le cache pas, on le dit à répétition, bien conscient que l’abondante génération des baby-boomers arrive aux portes de l’âge d’or. Ils ont bien mangé et bien bu, dépensant leur argent sans considération. Maintenant, les jeunes générations, doivent payer pour eux, assumer leurs années d’insouciance, vivre avec l’échec de leurs utopies, se demander ce, qu’au fond, ils leurs ont laissé.

Notre système de santé est saturé. Découragés, médecins et infirmières partent travailler à l’étranger. Nous n’avons plus le goût ni les moyens de nous occuper de nos aînés et les laissons mourir, seuls, faibles et pauvres ; une majorité flétrissante, une masse agonisante. L’âge d’or a toujours précédé la barbarie. Ces vieillards regrettent leurs belles années. Ils se rappellent les heures de gloire de la génération lyrique. Leurs couilles pendouillent entre leurs cuisses, mais, grâce au viagra, ils continuent de bander. L’orgie se poursuit dans les résidences pour personnes âgées, jusqu’à ce qu’ils n’en puissent plus, qu’ils n’aient plus même l’énergie pour cette ultime débauche, qu’il ne reste plus en eux la moindre étincelle de jeunesse et qu’ils passent de longs mois, sinon de longues années, à agoniser, continuant de vivre comme s’il ne fallait pas, un jour, mourir.

Que faire de cette génération barbare ? Nous n’avons plus ni le goût ni les moyens de nous occuper d’elle et nous ne pouvons continuer à l’ignorer : elle est là, englobant une partie toujours plus grande de la population, grisaille omniprésente. Il s’agit d’un poids, chaque jour plus pesant, pour les jeunes générations. Nos aînés ne croyant plus en l’au-delà, s’acharnent à survivre, à poursuivre une existence dégoûtante, alors qu’ils n’en peuvent plus de vivre, mais ne peuvent se décider à mourir. Nous avons un choix de société à faire. Il faut employer les grands moyens. Il est possible de mettre fin à ce calvaire.

J’ai longtemps réfléchi à la question, j’ai posé les pour et les contre, j’ai consulté de nombreuses analyses et j’ai dû me rendre à l’évidence : il n’existe qu’une seule solution au problème du vieillissement de la population. Il faut se décider à mettre un terme radical aux souffrances de nos aînés et à la plaie sociale qu’ils représentent ; il faut se décider à les euthanasier. Il ne s’agit pas ici de cruauté, mais d’une question de santé publique et d’économie collective. Ces gens sont malheureux. Ils souffrent et nous font souffrir. Il y a plus d’un avantage à mettre un terme à leurs existences. Nous pourrions, de fait, récupérer leur viande. Est-elle de bonne qualité ? Nous mangeons du bétail entassé dans des enclos minuscules, maltraité et gavé à l’excès. Une tranche considérable de nos aînés a su se nourrir décemment. Plusieurs vieillards se sont longtemps gardés en forme, pratiquant, qui le tennis, qui le yoga. Leur chair n’est pas à dénigrer. Considérant la quantité de déchets déversés par les porcheries industrielles et autres fermes modernes, je crois, par ailleurs, qu’il pourrait s’avérer positif de réduire notre production animale en la remplaçant par la récupération des chairs de nos semblables arrivés aux termes de leurs vies. Il s’agit d’une abondante quantité de viande que nous pouvons obtenir gratuitement, tout en créant de l’emploi, puisqu’il faudra bien organiser des camps d’euthanasie, des lieux où on préparera nos aînés à terminer leurs jours pour le bienfait collectif et où on s’assurera de les traiter de façon à ce que leur viande soit de la meilleure qualité possible. Considérant l’abondante nourriture qu’ils représentent, peut-être pourrait-il s’agir d’une solution au problème de la faim dans le monde. Il ne faudrait pas non plus oublier que certains ont conservé de généreux bas de laine qui devraient être récupérés par l’État. Ainsi pourrait-il répartir cet argent dans des programmes sociaux ou, plus pragmatiquement, le redistribuer en réduisant nos impôts.

Dans un souci d’égalité, je crois bon de déterminer un âge butoir où chacun saura qu’il est arrivé au terme de sa vie. Ainsi mettra-t-on fin à cette vaine quête de la vie éternelle, à cette recherche insensée du prolongement de la vie au-delà de nos limites biologiques. Et puis, imaginez : savoir quand on va mourir, ne plus penser à nos vieux jours et vivre notre jeunesse au jour le jour. Je propose de fixer cet âge butoir à soixante ans, bien que cinquante soit peut-être un âge plus raisonnable. N’est-ce pas celui des premiers cancers, de l’arthrite, des maladies cardio-vasculaires, des défaillances sexuelles… Le débat reste à faire, mais on comprendra ici le caractère essentiel de mon projet, lequel n’est pas fondé sur la haine de nos aînés, mais motivé par l’amour d’un homme pour sa société, le désir d’hausser la qualité de vie de mes concitoyens, et la conviction que l’âge d’or est celui de la jeunesse et non de la vieillesse.