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Les annales du FAS

Le site des sympathisants du Front d’Action Stupide pour un quotidien délirant

avril 2007

Mysterious, 30 avril 2007
Enregistré dans :Art is evil, Cool is class war

… où il est question d’une société distincte et de sincérité.

La nuit de dimanche à lundi. 2:15 A.M. Moi et Mjack, un peu ivres dans un taxi. On croyait tous les deux qu’il était environ 1:00 A.M. On va être décrisse au boulot. Paraît que j’ai l’habitude. L’autre jour ma coloc m’a dit que j’étais « faite fort en sacrement ». C’est fou, moi et Mjack on est rendus de « jeunes professionnels ». C’est Mjack qui l’a dit à une fille de la Conspiration dépressionniste au cours de la soirée. Drôles d’alter ego pour des activistes du FAS… Le taxi roule dans la neige, son chauffeur silencieux. C’est bizarre, moi et Mjack on devient sensibles, presque tendres : l’ironie écartée (comme me l’écrivait Amygdale, l’autre soir : « Be Serious, not mysterious ») :

— Ouais, Mjack, j’suis en train de devenir critique littéraire. C’est arrivé un peu par hasard. On m’a fait une proposition. Je pouvais pas refuser. Une revue prestigieuse. (j’eus soudain une terrible envie de m’allumer une cigarette : foutu taxi non-fumeur). Je pourrais en être fier, et puis j’ai rien contre la critique, mais je sais pas pourquoi… ça me dégoûte un peu… C’est peut-être parce que je sais, qu’au fond, je suis un créateur… J’vais être obligé de compenser en écrivant deux fois plus de textes de fiction. C’est peut-être pas plus mal…
—J’comprends Mysterious, moi aussi c’est pareil, j’fais d’la pub pour des grandes entreprises. J’en ai même fait une pour une banque. C’est pas vraiment ça que… (Là, Mjack m’a peut-être dit qu’il « avait un idéal », mais j’ai un sérieux doute).

Silence… déception… le grandiose masqué par notre image sociale…. plus trop cool, la lutte des classes… J’ai pourtant la ferme impression que, sous nos costards-cravates, restera toujours tatouée l’indélébile phrase : « Je suis une société distincte à moi tout seul ». FAS for life, baby. La preuve : aujourd’hui on a passé sept heures à découper, à brocher, à assembler… et un nouveau Fascicule du FAS est né. Do it yourself. Pas mal punk… Ce faisant, on en a profité pour avoir des débats de haut niveau au terme desquels une question persiste : si on peut dire que Mjack a une « fuck friend qui fourre pas », s’agit-il d’une allitération ?

Robodrigue, 28 avril 2007

Toujours à l’affût, le pas sûr et l’oeil ouvert marche votre humble Robodrigue. Peu de gens portent autant attention que lui aux actions stupides, voyant même la stupidité où d’autres voient le géni! Son intérêt pour les activités des hommes l’a porté à plusieurs commentaires qui ont, pour la plupart, été mal interprétés; le faisant ainsi passé pour androdrigue condescendant.

Détrompez-vous! Il y ait une race d’hommes pour qui Robodrigue n’a qu’admiration et envie, il s’agit des athlètes de l’ombre! L’origine même du sport vient de ces gaillards prêts à faire face avec brio aux défis du quotidien, allant à les provoquer eux-mêmes jusqu’à la surenchère.

Quand on pense aux athlètes olympiques, nous voyons des coureurs en maillot, des skieurs à lunettes ou des judokas au regard assassins. Ils sautent, glissent, patinent, skient, projettent, frappent, tirent sur réception, se déhanchent, suent, pleurent, saignent et tombent! Mais dans quel but? Celui de se dépasser soit même? Celui de récolter des médailles? Ou encore de se faire valoir aux yeux de papa et maman?

Vous voyez, ces clowns du dépassement se donnent en spectacle à la télévision et dans les stades parce qu’ils ont été zombifiés! Ils ont perdus l’habileté de penser et on dénaturé l’exploit du quotidien jusqu’à le rendre hors contexte. Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi on courre sur cent mètres contre ses ennemis si ces derniers ne sont pas armés de haches et on menacés de vous tuer? Pourquoi on fait du ski pour tirer sur des cibles si la concrétisation de cet entraînement n’est pas de tuer l’ennemi sur le champ de bataille? Non il n’y a aucune réponse qui tienne! Toutes ces activités sont hors contexte point à la ligne. (Voilà)

Alors que pendant ce temps les athlètes de l’ombre continuent sans relâche à remettre en contexte l’héroïsme, sans s’entraîner, et avec créativité, ils redonnent toute sa fraîcheur à l’acte sportif.

Voyez le cas le plus récent auquel j’ai assisté en encouragent le héro de mes “hip hip hip hourra!”: Je marchais sur Mont-Royal, avec les disposition de la première ligne du premier paragraphe de ce texte, un automobile s’est arrêté à la lumière rouge du coin sud-est d’une jonction dont je tairai le nom, en diagonal exacte du Super club Vidéotron répertoire situé, lui, à l’angle nord ouest. Vous conviendrez que c’est le genre de situation où ne s’alerte de rien, où on reste pénard et accomplissons notre besogne (dans ce cas-ci marcher) sans se plaindre, mais pas Robodrigue. Les yeux rivés sur cette suspecte Honda Accord, votre humble androdrigue sentait l’évènement poindre à l’horizon.

Tout s’est passé tellement vite! L’homme du côté passager à ouvert la porte d’un coup sec et en est sortie en bondissant laissant le contenant de deux litres de Pepsi (qu’il avait sur les cuisses) rouler sur le trottoir dans une explosion de Doritos qui ont volés dans les airs, quel spectacle mes amis! Le regard décidé il parti comme une flèche en traversant le carrefour sans se soucier des automobiles qui arrivaient du nord. Alors qu’il entrait dans le Super Club Vidéotron il sortie une vidéocassette (objet archaïque soit mais ces hommes viennent d’un autre époque) qu’il balança sur le comptoir en retenant la porte avec son pied gauche. La commis lui cria “la cassette est pas rembobinée, c’est des frais ça monsieur!” mais sa voix était déjà étouffée par la porte refermé car l’athlète avait déjà repris le trajet inverse pour retourner à l’auto avant que la lumière de devienne verte.

En arrivant devant l’auto il se courba, sans s’arrêter, tendit une main pour reprendre sa bouteille de boisson gazeuse, tandis que de l’autre main il ouvrait la portière côté passager. Il entra dans l’auto au même moment où la lumière tombait verte! Jamais il n’a douter, jamais il n’a hésité contrairement à Josée Chouinard, mais lui ne cherche pas les médailles, le lendemain de cet évènement il est rentré au travail, n’en n’a pas souffler mot à personne et s’est afférer à ce que son travail soit impeccable, prêt à mettre sa santé en jeu si une occasion se présentait de créer l’acte héroïque, se moquant ainsi des athlètes au courage sans objet!

Mysterious, 27 avril 2007
Enregistré dans :Bidons et autres contenants

Je me suis réveillé, un matin, en sueur, les doigts crispés sur mes cuisses. Dans mon rêve, de petites bêtes s’y étaient figées, comme des sangsues ; elles s’accumulaient à même mes jambes ; elles s’y reproduisaient. Ces petites bêtes avaient des noms : Amygdale, Joseph, Xanthippe, Touche Toi, Clark Gabeul… et, à même leur chair, entre leurs poils, étaient gravés des mots. J’étais le FAS ; elles étaient les commentaires s’accumulant sur moi, courant sur ma peau, se glissant dans ma bouche et mes oreilles, m’étouffant. Il n’y avait plus le moindre doute : le FAS allait me rendre complètement fou. J’avais déjà perdu ma blonde et mon emploi pour lui. J’étais cerné jusqu’aux coudes. J’avais le teint blafard. J’avais définitivement besoin de recul. Il me fallait prendre une pause. Je débranchai le modem de mon ordinateur et allai le porter au pawnshop du coin. Ce faisant, il me semblait qu’il me parlait, me suppliant de ne pas faire cela, me parlant de notre amour mutuel. Je ne m’en débarrassai qu’à contrecœur. De retour chez moi, je me retrouvai assis à mon bureau, devant mon ordinateur éteint. C’était là l’épicentre de mon appartement, le lieu essentiel de mon espace vital. J’y mangeais. Je ne m’en éloignais que pour aller aux toilettes et – parfois – pour dormir. J’y passais de longues nuits d’insomnie, captif, dialoguant avec la communauté fasienne, réfléchissant aux expériences du Laboratoire de métaphysique expérimentale, analysant les reportages d’Intoxicated press… De retour chez moi ce jour-là, je me retrouvai devant mon ordinateur éteint, mon image reflétée dans son oeil noir. Il me semblait vivre par et pour le FAS, être le FAS ; j’étais dû pour une cure.

Je descendis à la cave. Assis dans un coin, contre une fournaise vrombissante, j’essayais de passer le temps, me plongeant de peine et de misère dans des journaux datant d’une autre époque, d’avant le FAS. Ce que j’y lisais me déprimait. Les journalistes s’arrêtaient à tout coup sur des faits délirants, leurs chroniques étalaient le délire du quotidien, mais entre leurs phrases ne s’élevaient aucun « hé, hé, hé…».

Je refermai le journal, puis mes paupières. Me reposer, me couper du monde. Je respirais lentement, tentant de me détendre. Sous mes paupières s’ouvrait un univers rouge et noir, un espace vierge et habitable, un lieu vide à remplir. Bientôt, les tentacules du Zepoulpe s’y déployèrent et, au loin, dans ce désert lie-de-vin, il me sembla entendre l’écho d’un sournois « hé, hé, hé… ». J’ouvris les yeux : la cave. Je n’étais pas seul, je savais que je n’étais pas seul. Je scrutais l’ombre : quelque chose y grouillait. Bientôt, je distinguai une coquerelle, puis deux. Elles ne tardèrent pas à m’interpeller ; il me semblait qu’elles m’invitaient dans leur monde fourmillant. Je me levai et quittai la cave.

Il me fallait vivre, ne serait-ce qu’une semaine, sans le FAS, mais loin, aussi, de la ville et de ses habitants. La perspective de marcher dans ses rues bondées, de rentrer dans des lieux publics achalandés, éveillait en moi un puissant sentiment de misanthropie. Tous ces gens s’agitant dans le monde, y socialisant et s’y reproduisant sans prendre conscience de son caractère délirant… What the FAS ! Partir à la campagne, retrouver l’air pur, les papillons, le bruissement des feuilles dans les ramures des arbres… Je pris l’autobus (j’avais depuis longtemps vendu mon char) pour la Gaspésie, direction la maison de mon défunt grand-père. Une demeure au bord du fleuve, inhabitée, où quelques oncles et cousins passaient leurs vacances en juillet, sans plus. Une semaine de réclusion, une semaine sans « hé, hé, hé… », une semaine loin du FAS, mais aussi de la société humaine suragitée, de son vain fourmillement. Et puis je me souvenais avec nostalgie des Bernard-L’hermite qu’enfant, je torturais sur la plage. J’espérais bien les retrouver.

L’autobus roulait vers la Gaspésie. Des heures et des heures de route, des arrêts dans une multitude de mornes villages. De ce voyage, je ne conserve qu’un souvenir marquant : sur le bord de la route, un autostoppeur trempé par la pluie. Entre ses mains, un bout de cartons avec, écrit au marqueur noir, ce seul mot : « Gasp ». Le « ésie » s’en était allé. Je ne sais trop pourquoi, je pensai alors à Charlie Brown.

La maison de mon grand-père était humide et poussiéreuse. On y trouvait encore plus de coquerelles que dans ma cave. Sous l’escalier, près du foyer, des piles de journaux datant des années cinquante. Je regrettais de ne pas connaître l’emplacement d’un laboratoire sous-marin abandonné par les savants Euj et Nism. Je serais allé m’y réfugier. J’aurais dialogué avec les poulpes nageant près des hublots.

Les jours passaient et il me semblait qu’il ne me restait qu’un seul refuge, un unique lieu d’accueil, un ultime espace de connivence, une seule communauté qui puisse vraiment être la mienne. Le reste était vanité. Le FAS, plus qu’un art de vivre : une drogue, un souffle vital. Je vis depuis en Gaspésie où je me suis racheté un modem. J’ai même trouvé une cantine où on sert de la poutine au zepoulpe. J’ai déjà tendu des pièges en me préparant à l’arrivée, en juillet prochain, de mes oncles et cousins. Nul ne viendra me déranger. Nul ne viendra me distraire du FAS. Et puis j’ai un très grand congélateur. Il peut contenir beaucoup de viande.

mjack, 26 avril 2007
Enregistré dans :Actions stupides, Manifeste

Le spécial hé, hé, hé… est terminé, il n’y a plus qu’à l’assembler. Contrairement à d’habitude il n’est pas divisé en catégories tirées du blogues mais bien en deux parties: Spécial hé, hé, hé… un rhizome qui regroupe des articles tirés de différentes catégories reliées par différentes idées les fixant; Entrer dans une maison au hasard et ouvrir le robinet pour innonder la ville, une bd; et Triviale poésie, recueil de poèmes. Il sera beau. Venez l’assembler dimanche chez moi.

“When it comes to Iraq, NO ONE suffers more than G.W. & Laura Bush…”

cliquez pour la vidéo
icitte pour la source

Zepoulpe, 24 avril 2007
Enregistré dans :In stupidatis veritas

Au printemps 1929, un homme répondant au nom de Patrick Murphy quitta un petit bar de Bisbee, Arizona, et alla bombarder la ville de Naco, à la frontière mexicaine : un petit saut de lapin d’à peine une quinzaine de kilomètres. Il avait bourré de vieilles valises de dynamite, de morceaux de métal, de clous et de boulons et largua le tout à partir des ailes de son avion-épandeur, pour aider les rebelles dans leur lutte pour reprendre le contrôle de la ville de Naco aux Mexicains.

Lorsqu’il atterrit, on s’aperçu qu’il avait bombardé le mauvais côté de Naco, ne réussissant qu’à détruire des bâtiments situés majoritairement sur le côté U.S. de la frontière, notamment un garage et des installations minières.

Certains ont affirmé qu’il était incommensurablement saoûl. D’autres qu’il était parfaitement sobre. Mais tous s’entendent pour dire qu’il fut parmi les premiers (sinon le premier) à attaquer le sol des États-Unis-d’Amériques du haut des airs.

xanthippe, 23 avril 2007
Enregistré dans :Actions stupides

Chroniques de la stupidité en Région
no 3 : Passer à l’action: représenter le peuple

Voici déjà plusieurs mois, voir des années que je suis en mission en Région. Du fond de mon exil, le souvenir de la métropole s’embrume, je perd mes derniers repères. Je tente à tout prix de me rappeler l’odeur de l’entrée du métro Papineau à 1h12, mais je n’y arrive plus, et les larmes montent en moi. Au départ j’étais partie à l’aventure en Région, jeune naïve, pensant que j’en ferai le tour assez vite et que je reviendrai manger des bagels St-Viateur d’ici peu, mais voilà que le temps passe et que je n’ai même pas commencé à entrevoir le début de la fin du tour de la question.

Je crois que je suis prise du syndrôme de Stockholm. J’aime de plus en plus celui qui me tient en cage. Comment pourrais-je désormais laisser mon IGA local dont je connais maintenant les moindres racoins ? Comment penser ne plus visiter mon Irving ? Les mois passant l’objet d’étude a perdu de sa distance pour rattraper la chercheuse. La stupidité en Région n’est-elle pas finalement en moi-même ? Est-ce simplement un effet de mirroir ou me suis fait phagocyter ?

Manifeste apogée de mon intégration: je porte aujoud’hui en mon sien l’enfant d’un X. Oui, il naîtra criant « Liberté», poing levé, prêt au combat.

Puis, récemment je me suis dit que j’étais finalement peut-être la mieux placée pour représenter le peuple dans les plus hautes instances décisionnelles du pays. Pourquoi ne pas me servir de mon impressionnante expérience d’intégration réussie pour être un symbole. Trop habitué à leur quotidien, les indigènes locaux ne sentent plus la flamme, ne voient plus ce qui les distingue. Moi, nouvellement assimilée, je sais !

Alors me voilà lancée dans la grande aventure d’une campagne électorale, dans la circonscription où je réside en Chaudière-Appalaches. Ne reculant devant rien, je décidai de rendre concret le A de FAS.

Première étape: ammasser 100 signatures de citoyens qui acceptent ma candidature dans leur circonscription. Jusque là, étape facile. Ne me connaissant pas, tout le monde acceptait de signer sans poser de question, se disant que de toutes façons je n’avais aucune chance. Ah ! Ils ne se doutaient pas de la véritable machine électorale qu’ils avaient devant eux ! L’histoire leur montrerait qu’ils avaient tort.

Deuxième étape: la première réunion au Bureau du directeur des élections en compagnie de 6 autres candidates, ou plutôt en compagnie des directeurs de campagne des 2 principales candidates, de la secrétaire-épouse et génitrice du troisième et des fantômes des autres. Qu’est-ce que je fous là moi déjà ? Je n’ai ni équipe de bénévoles, ni agente de relation de presse, ni directeur de campagne, ni petites machines électroniques qui sonnent pour dire aux autres que j’ai plein de rendez-vous, etc… On me remet 2 boîtes pleines de formulaires inutiles en 4 exemplaires, de listes électorales des résidents permaments en établissements pour retraités semi-autonomes, etc… Ça y est, ils vont réussir à m’avoir, je me sens inférieure, sans aucune chance de vaincre. Qui est le plus stupide d’entre nous ? Eux ? Non c’est moi ! FAS vaincra ! Je continue !

Troisième étape, les différents débats: tous plus merveilleux les uns que les autres. On assiste à un cirque incroyable. L’agent de liaison de la ministre pressentie pour la Région fait des esclandres parce que Mme Z ne prend pas de glaçons dans son verre d’eau, l’autre madame Y tente de faire le plus de sourires individualisés à la seconde parce qu’elle sait que chaque sourire = un vote. Et le candidat X ( il est lui-même un X, mais qui roule en Mercedes ) répète ad nauseam qu’il sait relever des défis, qu’on peut lui faire confiance, pour prendre les dossiers de front…

De plus ma campagne fut ponctuée de visites enrichissantes dans des cafétéria d’hôpital pour aller rencontrer la classe moyenne, de téléphones haineux de la part de concitoyens chaleureux, de conférences de presse sérieuses, etc…

Finalement, dans le dernier droit, sentant l’herbe me glisser sous les pieds, voyant les sondages et me rendant compte que le FAS avaient toujours plus de forces dans l’ombre que dans la lumière, je décidai d’appeler mes centaines de militants à se rallier au candidat local de l’ADQ ( Monsieur X, je-sais-relever-des-défis) qui dans le fond représenterait le FAS bien mieux que personne à l’Assemblée nationale.

Résultat: triomphe de Monsieur X à plus de 41 % des voix ! Et grâce à qui ? À nous ! Soyons fiers, nous avons triomphé !

Nous sommes la franc-maçonnerie du 21e siècle, une société secrète sous-terraine qui contrôle tout…

Le FAS a ceci de grand qu’il cultive la stupidité dans les petits gestes. Une photo, un croquis, un poème, une citation, une éruction, un commentaire, une action gluante, une éjaculation auriculaire… et quoi d’autre encore?

Curieusement, le FAS partage cette acceptation totale de la stupidité au quotidien avec la municipalité de Laval - « ma ville, mon avenir ». Ne vous y trompez pas : cette ressemblance n’est pas fortuite. Les penseurs du FAS, tapis sous des pseudonymes alimentaires, historiques, sexuels, faussement aristocratiques ou sous-marins, avaient prévu cette parenté et c’est avec nostalgie que la plupart réagissent à la simple évocation de ce nom …. Ahhhhhh Laval…

Ville de tous les excès, espèce de redlight district de la couronne nord, Laval a, la première, su déposséder les agriculteurs de leurs terres pour y construire des autoroutes et des Réno-Dépôts. Pionnière d’une nouvelle manière de concevoir l’urbanisme (suivant l’école de Pittsburgh dite “du déconcrissage”), la ville s’est vite donnée comme idéal de relier des petits villages par des centre-d’achats ou de fournir à ses citoyens l’opportunité de ne pas pouvoir ne pas avoir de voiture.

Les années ‘70 et ‘80 ont vu la ville de Laval être ridiculisée par les Montréalais qui, probablement occupés à choisir leur pain multi-grain et à trier leur lentilles, ne voyaient pas la beauté derrière les choix architecturaux douteux ou la prolifération des grandes surfaces. Et pourtant, l’Île-Jésus, qu’est-ce sinon justement que ces grands espaces, ces parkings infinis, ces bretelles d’autoroutes engorgées, ces développements de condos bon marché, ce même maire qui, depuis 1412, règne dans l’ombre d’un mourroir appelé la Cité de la Santé?

Les années 2000 ont vu Laval revamper son image et acquérir en coolitude ce qu’elle avait perdu en espaces verts. La plupart des historiens s’entendent pour dire que cette gentrification spontanée est attribuable à l’effet Fuzzy - cette boîte de nuit qu’on vient d’aussi loin que de Sainte-Thérèse pour se voir refuser l’entrée à. Le Fuzzy est devenu emblématique de la culture lavalloise, tellement que sont nés par la suite plusieurs clones : le Fluzi, le Fusil, le Fluffy, le Fuzzazzi, etc. Ce phénomène n’est d’ailleurs pas sans rappeler le cas des restaurants La Belle Province et toutes ses variantes : la Plus belle province, la Belle Pro’s, La vraiment plus belle province, la Province, BP, Le beau Québec, etc.

Laval est aussi devenue un tentaculaire bastion libéral qui vote rouge comme on tourne à droite sur les lumières du même nom. Un château-fort comme on en fait plus : insulaire, cerné à l’ouest par le Lac des deux Montagnes - cette réserve infinie de poissons au mercure et de pneus usagés - à l’est par Terrebonne et Charlemagne (c’est Céline !!!), au Nord par les Laurentides - ces fausses montagnes vraiment plates - au Sud par l’honnie ville métropolitaine de Mtl.

On pourrait dire bien des choses encore : Laval c’est aussi un palindrome, une destination chic pour ceux qui ne savent pas ce qu’est le goût, une place que tu peux bientôt aller en métro sauf si tu restes à St-Hyacinthe, un havre navrant de concentré de ce qui fait qu’une ville est laide et une campagne invivable, une chose hybride et monstrueuse qu’un oeil curieux ne peux s’empêcher de regarder, comme l’éclosion d’un oeuf de crocodile ou le visage de Brian Adams vu de près…

Laval c’est tout cela et peut-être une coupelle d’autres affaires encore, mais j’ai d’autres choses à faire, merde.

Merci Wikipedia pour ton éclairage sur la nature de la fatwa, qui contrairement à ce que je croyais, ne se doit pas d’être obligatoirement prononcée à l’oral:

Comme il n’existe pas de clergé dans l’Islam sunnite, il n’y a pas de règle unanimement acceptée pour déterminer qui peut émettre une fatwa ; certains savants musulman se plaignent que trop de gens se considèrent comme qualifiés pour en émettre.

(…)

Dans les pays où la loi islamique n’est pas la base du droit national, les fatwas contradictoires coexistent. Les croyants suivent alors celles qui ont été émises par un membre de la même tradition qu’eux-mêmes. Ainsi, un sunnite suivra rarement une fatwa émise par un religieux chiite.

À la lumière de ces difficultés qui entourent les FATAWA (ca c’est le pluriel), on peut en conclure que la FATWA du FAS serait une entreprise plutôt complexe, c’est pourquoi j’ai pensé à la base inclure les FATAWA fasiennes dans le LABORATOIRE DE MÉTAPHYSIQUE EXPÉRIMENTALE.

Mais le Mysterious a évoqué l’importance de l’ironie lorsqu’il est question de FATWA, ce qui ne risque pas de protéger le FAS contre une éventuelle FATWA islamique, mais qui a le mérite d’empêcher les poursuites en libelle, un problème déjà reglé par l’avatar OpenSource (ben voyons, j’ai jamais écrit ca, ca doit dêtre un bot!).

Conclusion: oui! à la FATWA du FAS, mais dissimulons-les sous un autre nom, juste pour être kosher.
J’ai pensé, à l’instar des muftis,m’inspirer de la littérature fasienne: Fatwa fasienne = OCTBL

Un nom assez prometteur pour se voir attribuer plus d’une signification.

“Le prochain octbl dans un octbl”

Agence France-Presse
Cité du Vatican

Les théologiens du Vatican sont convenus après des mois de travaux que les limbes n’existent pas et que les petits enfants morts sans baptême vont directement au paradis, mettant fin à une tradition multiséculaire qui a tourmenté des générations de mères.

Dans un document adopté avec l’accord du pape Benoît XVI, la commission théologique internationale du Vatican a conclu qu’il existe «des bases théologiques et liturgiques sérieuses pour espérer que lorsqu’ils meurent, les bébés non baptisés sont sauvés».

L’idée des limbes reflète «une vision trop restrictive du salut», ont-ils tranché.

Ces avis autorisé prend le contre-pied de plusieurs siècles de croyance sur l’existence des limbes («bordure» en latin), un lieu situé entre l’enfer et le paradis où avaient été relégués les bébés morts non baptisés.

Le document de la commission, dont quelques extraits en anglais ont été publiés samedi sur le site de l’agence américaine Catholic News Service (CNS) n’a pas encore été diffusé in-extenso par le Vatican, mais il est prêt depuis plusieurs semaines, a précisé à l’AFP un de ses membres, l’archevêque de Dijon (France) Roland Minnerath.

Dieu est miséricordieux et «veut que tous les enfants soient sauvés», ont estimé les théologiens, réunis sous la présidence du préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, l’Américain William John Levada.

Ils ont cependant souligné que leur avis se fonde «sur une pieuse espérance» plus que sur «une certitude avérée».

En 1984, le cardinal Joseph Ratzinger, devenu pape Benoît XVI, s’était déjà déclaré partisan «à titre personnel» de l’abandon de «l’hypothèse» de l’existence des limbes.

Celle-ci s’est ébauchée au Vème siècle, quand saint Augustin avait tenté de répondre à la quadrature du cercle: puisque l’âme des petits enfants décédés sans baptême n’a pas été lavée du péché originel, ils ne peuvent accéder au paradis. Mais comme ils n’ont encore rien fait de mal, ils n’ont pas leur place en enfer.

Les limbes sont définies au XIIIème siècle, sans emporter l’adhésion de tous, et particulièrement des mères désespérées de perdre un enfant en bas âge sans avoir le réconfort de le savoir au paradis.

Malgré le recul de la mortalité infantile, le sujet reste d’une actualité brûlante pour l’Eglise catholique, confrontée à la pratique de l’avortement et à la baisse constante du nombre de baptêmes d’enfants.

La commission théologique internationale s’était saisie du dossier dans son programme de travail des années 2004-2005.

Fardoche,
Enregistré dans :Actions stupides

Idée pour une nouvelle catégorie: la Fatwa du FAS

Me semble que ca sonne ben. Il est temps de trancher catégoriquement, de mettre ses culottes, de châtier les mécréants. Le FAS, comme un phare flamboyant, doit éclairer les brebis, et comme un berger les mener paître, où l’herbe leur sera salutaire, Amen. Il est temps de dicter la loi, aussi stupide soit-elle. FAS vaincra!

Amygdale, 19 avril 2007

Il y a longtemps que je n’ai pratiqué un quelconque sport d’hiver. La course à pied a amélioré mon profil bien avant que je n’y perde la face, mais c’est exigeant pour la pile. Chaque fois que je manque de me tordre la cheville en sautant par-dessus une poubelle, ou que j’esquive les crachats d’un matou farouche heureusement (quoique bizarrement) tenu en laisse par sa maîtresse, je songe, comme Citizen Kane, au bonheur pur de se laisser dévaler une pente en toboggan. Ou en skis. Il est vrai que le ski aussi est un sport périlleux. Il exige des chevilles d’acier, des cuisses et des fesses en béton et un esprit net : un objectif, une volonté, un trait (et une passe de saison). Avec moi, skieur piètre, mais téméraire, pas de louvoiement, pas de bosses, non : la vitesse pure, celle qu’on atteint sur la douce arrête d’une courbe, lorsque les lunettes s’embuent et que s’atténue la ligne de démarcation entre la piste et les voies d’accès à la machinerie…

On remarque d’abord que la neige n’est plus aussi compacte, qu’on ne croise plus de skieurs, que l’espace se rétrécit imperceptiblement et que les flocons tombent plus paresseusement, dans ces corridors à l’abri des bourrasques. Puis, à un certain point, vous réalisez que vous êtes prisonniers des ronces et du hart, ainsi que des vieilles mottes de foin jaunies qui transpercent, ici et là, la neige. Vous voilà seul et isolé. Ne reste plus que le cri inquiétant de l’épervier pour vous signaler que vous êtes encore sur terre. Alors, plutôt que de rester stationné dans ce décor molletonné (et non-hormone décolletée), pourquoi ne pas retirer vos skis et dévaler le reste à pied? (Allez au prochain paragraphe)

Comme j’avais déjà parcouru un bon kilomètre dans cette impasse, je jugeai qu’il serait plus facile de rejoindre le pied de la montagne d’abord, quitte à me rediriger ensuite vers la station. Lorsqu’on se perd en hiver en montagne, il y a un principe simple auquel on doit se tenir aussi ferme que le kamikaze à son manche à balai : tant que ça descend, tout va bien. La civilisation, que je sache, elle est en bas. Remarquons au passage qu’il est plus aisé en hiver qu’en été de dévaler une pente, puisque la légère résistance de la neige compense la poussée gravitationnelle, celle qui donne mal aux genoux dans une randonnée estivale, et qui vous fait craindre de trébucher et de vous érafler le visage et la paume des mains. On peut presque se laisser tomber et le travail se fait tout seul.

Aussi ne m’a-t-il fallu guère plus de 20 minutes avant d’apercevoir une habitation. J’avais depuis longtemps repéré une lueur, mais je craignais qu’il ne s’agisse d’un lampadaire au milieu d’une route perdue. C’était plutôt la lanterne du portique d’une vaste et pittoresque retraite au toit en pignon, dont la cheminée fumait tranquillement, ce que l’on appelle communément un chalet de ski. Il y aurait donc là du monde qui pourrait m’aider à retrouver mon chemin vite fait, car il se faisait tard. Bien sûr j’aurais l’air un bouffon avec mes deux skis sur l’épaule et mes sourcils givrés, mais avec quelques blagues on fait des miracles et on gagne des rides en char. Et puis j’avais soif. Et puis, je l’avoue, c’était la pleine lune un vendredi 13 d’une année bissextile, et je me sentais porté par le mystère.

Mais, certes, oui, c’était là une bien mystérieuse cabane. Il y avait trois voitures stationnées à l’écart, et je pensai que j’arriverais au beau milieu d’une fête ou d’un souper de famille. Cependant, en approchant, je n’entendis ni le beat ni les éclats de rire caractéristiques de l’un et de l’autre. Bien plutôt en sourdait-il une sorte de chant harmonique et doux, quoique grave, et quand j’entrai dans la clairière dégagée autour de l’habitation, ce chant se ponctua d’une forme de récital rauque que semblait psalmodier une voix de basse. À ce moment, je crois que ma raison luttait contre mes sens, abasourdis par la circulation du sang dans mes tempes et mes tympans. Je me sentais entraîné. Était-ce l’élan de la descente? Toujours est-il que je m’y précipitai, comme magnétisé par une nécessité souterraine, et il n’est pas question ici d’aqueduc.

Il me fallut cependant m’arrêter lorsque je fus parvenu à proximité. Les chants se distinguaient dès lors si nettement que je pris un instant pour réfléchir à leur signification. Étais-je sur le point, inconscient, de commettre une profanation, en faisant irruption au beau milieu d’un rituel ancien certes, mais non encore accepté? Risquai-je d’être sacrilège aux yeux d’une secte suspicieuse, voire hostile envers les étrangers? Le mieux à faire et le plus prudent serait de contourner le chalet, d’aller planter mes skis sur le chemin menant au stationnement, puis d’aller ensuite jeter un coup d’œil, discrètement.

Les rideaux avaient été tirés partout, à l’exception d’une minuscule fenêtre donnant sur l’évier de la cuisine. J’allai donc me poster sous cette fenêtre, furtif comme Bob Morane. D’abord, je n’entendis que les bruits des conduites d’eau, mais par la suite je crus distinguer une voix de femme, et tendant l’oreille, je parvins à saisir quelques bribes d’italien « Sono così assetato! (…) Ho bisogno di un resto (…) non lo aspetto». Une voix masculine y répondit en italien également, mais de cette voix je ne perçus que son fort accent germanique (les accents germaniques sont toujours de forts accents germaniques). J’eus de la chance de ne pas me faire repérer, car il se trouvait à la fenêtre un vieux thermomètre en stainless dont le large cadre réfléchissait le visage de la femme s’abreuvant à l’évier. L’uniformité des contours de ce visage symétrique était accentuée par un épais maquillage. En écho sur les parois rocheuses de la montagne, résonnait toujours le cri sinistre de l’épervier.

J’entendis une porte grincer à l’arrière. Quelqu’un devait venir prélever quelques bûches sur la cordée de bois. À ce stade je ne sais pas ce qui me poussait à continuer ma progression. Était-ce la nécessité dans laquelle je me trouvais de retrouver ma route, ou bien m’étais-je obstiné sur ma première impression de familiarité avec cet endroit? Était-ce le visage de cette femme, ou les chants envoûtants? Égaré, illusionné, séduit et envoûté : étais-je tout cela à la fois? Au moins, j’étais encore habillé; il ne pouvait donc rien m’arriver de bien grave. Je me dirigeai donc résolument vers l’arrière, bondis par-dessus la cordée de bois, ouvris énergiquement la porte, me dirigeai droit sur l’escalier menant au rez-de-chaussée dont je gravis les marches quatre à quatre, parus dans la cuisine et demandai à l’Italienne, d’une voix de stentor : « voulez-vous m’é… »

Mais je fus pétrifié d’horreur. Se retournant vers moi, elle me présenta ce même visage entr’aperçu à la fenêtre, mais cette fois ses yeux livides s’étaient liquéfiés en encre de chine et sa mâchoire en convulsion s’irisait des veines bleutées. Je sentis un vent humide caresser mes mollets et je crus que des bulles d’air se formaient aux articulations de mes chevilles. Il se fît un bourdonnement persistant dans mes oreilles, et bientôt je crus percevoir des sons inarticulés s’agglomérer en imprécations, puis en une litanie ou une homélie au pas rigidement mesuré, mais dont il était impossible de tirer aucun sens. Cette homélie, prononcée d’une voix traînante et s’accompagnant de gestes enlacés, n’était peut-être en somme qu’une pulsation qui me dépossédait, m’enivrait, et dont j’ai tout oublié à l’exception de sa prodigieuse lenteur et l’envergure cyclopéenne. Ce n’est pas un simple oubli, non : mon souffle lui-même se refuse à la prononcer, et c’est sous sa censure, réflexe vital, qu’est bâillonnée ma mémoire.

D’ailleurs, à partir de ce moment je ne me rappelle rien. On m’avait retrouvé au matin, attaché sur le siège d’un monte-pente, pendouillant comme un pantin : j’allais en sens contraire des premiers skieurs, comme un rejet de la montagne. Il se peut qu’on m’ait utilisé comme cobaye dans un rituel horrifiant, car sur mon grabat d’hôpital, je ressentais de vives douleurs dans mes chairs, mais ce pouvait n’être que des plaies de lit. Il se peut que la soirée se soit terminée de façon agréable, puisque je me sentais des relents d’alcool; je ne sais pas. J’entends le cri de l’épervier : suis-je encore sur terre ?

Live free or Die hard (à ne pas confondre avec Leave free or Die Hard, le nouveau slogan de Mario pour immigrants), semble être un tournant dans l’histoire des films d’actions.

Le héro est un gars simple plutôt vieux qui est sûrement toujours alcoolique, mais qui fait sauter des hélicoptères en plein vol, alors qu’habituellement ce sont les commandos qui font ça, pas les policiers, même dans l’arme fatale Mel Gibson ne fait pas sauter des hélicos! Arnold fait sauter des hélicos, mais Arnold c’est pas un policier c’est un commando!!!!

Ce qui veut dire, selon moi, que le film Die Hard IV, sera un précédent pour les prochains films du genre; les codes ont sautés, ne prenez plus rien pour acquis. Peut-être verrons nous Dany Glover, à partir d’un delta-plane, combattre des jets terroristes (non pas pilotés par des terroristes, mais bien des jets renégats)… ou encore par phénomène inversé, ce seront les commandos qui imiterons les policiers… alors ce sera John Rambo qui va faire la circulation et le flic de Beverley Hill qui dégommera des Afghans!!!

Ressortez votre coffret de la série Prédateur, voyez que le premier se passe avec des commandos, et la suite (donc Prédateur à New York) se passe avec des policiers!!! C’était un signe à l’époque et nous avons été tous trop dupes pour le voir!

Cela dit je ne vois aucun inconvénient à ce phénomène, et je crois même qu’avec le temps qui passera les rôles s’échangerons de nouveau, et peut-être observerons-nous ce croisement entre d’autres genres semblables comme les films d’horreur et les films de Freddy Prince Junior ou les films de chars et les films de ski nautique…

Mysterious,
Enregistré dans :Entomologicae Bestiare

La mode va et vient, nous surprend sans cesse. La casquette est honnie de tous, puis – soudain – redevient d’un chic fou. Seuls de rares survivants de l’ère new wave portent des converses et – vlan ! – la jeune première de votre classe les chausse fièrement. Il est grand le mystère de la mode. Pourtant, certains de ses aspects les plus inusités peuvent être expliqués par la science. Sortez vos microscopes de poche intégrés à votre nouveau ipod et venez scruter avec moi le monde infinitésimal.

Le myriapode labial est une sorte de minuscule mille-pattes translucide. Cet insecte se reproduit dans les aisselles de différents mammifères de sexe mâle. Il semble que Montréal soit depuis peu victime d’une épidémie de myriapodes labiaux. Ces insectes presque invisibles rampent sur nous. Nous en écrasons tous les jours à notre insu. L’existence de ces entités primaires est mue par un instinct unique qui les pousse à quitter leur aisselles natales pour ramper jusqu’aux visages des mammifères sur lesquels elles ont vu le jour et se glisser subrepticement au-dessus de leurs lèvres, juste sous leur nez (ou leur nombril, mais c’est une autre histoire). Là, leurs pattes microscopiques se plantent dans les pores de la peau de leur victime et le myriapode labial ne bouge plus et ne bougera plus, statufié. Des poils pousseront peu à peu sur son corps translucide, presque invisible, et l’insecte deviendra moustache, à la gauloise, à la Lénine, à la Charlot… Ces insectes sont inventifs, voire facétieux, et aiment laisser pousser leurs poils en une large variété de couleurs et de longueurs. Leurs victimes s’acclimatent souvent assez bien à cette subtile modification de leur apparence, la croyant le fruit de leur propre volonté (ou absence de volonté). Ils entretiennent leur moustache, ils la flattent du bout des doigts ; ils en sont fiers. Le mammifère et le myriapode labial vivent en parfaite symbiose jusqu’au jour où – sclac ! : le rasoir.

On raconte que Saddam Hussein, habile dictateur, cultivait les myriapodes labiaux afin qu’ils infestent son pays. Ainsi, son peuple portait comme lui la moustache et se retrouvait dans son image. Il semblerait, par ailleurs, que certains myriapodes dégénérés ne se figent pas à l’emplacement prévu ou préfèrent s’établir sur une victime femelle. C’est ainsi qu’un soir je fus stupéfait de découvrir entre les seins d’une gamine, une rangée de longs poils roux, à l’Écossaise. L’étude du minuscule est sans issue.

Bonjour, ah ! quelles excellente idée un Spécial Région. Je me sens enfin parfaitement inclue dans votre groupe ! Pour vous témoignee ma reconnaissance pour une si grande idée, je vous réenvois un vieux texte sur la stupidité en Région, et je me mets à l’instant à la rédaction du compte-rendu de ma plus grande action stupide jamais effectuée: me présenter comme candidate aux dernières élections provinciales dans une circoncription de Chaudière-Appalaches. Hein, après ça on dira que les membres du FAS ne passe jamais à l’action !

J’offre donc les droits de mon histoire troublante en toute exclusivité au FAS, parce qu’après réflexion, c’est le meilleur endroit où ça peut aller. Cela constituera la 3e chronique de la stupidité en région. en attendant, je vous réenvoois la première, qui date d’assez longtemps. La deuxième tombera dans l’oubli.

Chronique de la stupidité en région.

Lointaine sympathisante du FAS depuis longtemps, je me permets aujourd’hui de sauter dans votre eau trouble afin de palier à une lacune immensément gravissime et impardonnable dont vous êtes responsables : en proie à un métropolocentrisme aberrant et fort commun, vous semblez oublier, tous autant que vous êtes, que la stupidité est aussi EN RÉGION.

En effet, c’est là qu’on peut la trouver à son état brut, c’est là qu’elle ne peut se cacher derrière du café équitable, des brunchs végétaliens-crudivores, des guêtres de danseuses en laine tricotées 3 couleurs et des films de Ken Loach. En région, la stupidité est tout simplement ce qu’elle est.

C’est pourquoi j’ai cru bon vous servir d’envoyée spéciale au cœur de la stupidité quotidienne.

Je tenterai, au fil des chroniques, de mettre en lumière différentes situations qui dévoilent l’infinie stupidité des banlieues nord-américaines. En espérant que cela puisse vous servir à recentrer vos champs d’action et ainsi à maximiser l’efficacité de vos démarches.

FAS vaincra,
Xanthippe

Chronique no 1 : Le transport en commun en Région.

Lorsqu’il existe, le transport en commun en Région est tout sauf commun. En effet, si vous prenez l’autobus en dehors des heures de pointe, vous aurez la joie d’être seule ou de partager l’espace avec une gentille vieille dame qui passe ses journées à discuter avec le chauffeur. Passant une fois l’heure, de 7 à 19h du lundi au samedi, vous devrez marcher 25 minutes pour vous rendre à l’arrêt le près. Si comme moi vous devez emprunter deux réseaux différents pour vous rendre à bon port, vous devrez acheter deux billets, le premier à 3.10$ et le second à 2.50 $ chacun, ce qui fait 11.20$ pour un aller-retour. La passe mensuelle dans ces conditions vous en coûtera seulement un peu plus de 98$. Mais, si vous avez la chance de vivre une grève, on vous remboursera 4.25$ pour le mois en question.

Dans ces conditions comment résister aux alléchantes publicités pour les Toyoto Écho 2005 qu’arborent les arrêts d’autobus? Vous pourrez y lire :
« Grève pas grève, à 5.55$ par jour, au lieu de prendre le Bus, viens prendre ton Écho! »

Amygdale, 17 avril 2007
Enregistré dans :Citations et aphorismes

« As we have noted, the male orgasm is culturally constructed as terminal and limited, while female sexual pleasure is seen as infinitely renewable and multiple. Like the orgasm, the technology of sampling is not subject to the general «exhaustion» of analog technology, but digitally replicate and proliferates the original text. »

- John Corbett, In Aural Sex: The Female Orgasm in Popular Sound

«J’suis fatigué, fatigué. Écoeuré, calisse. C’est de l’ostie de marde. J’ai assez hâte d’être a retraite. Chaque matin, c’est de plus en plus difficile de trouver la motivation pour aller puncher, comme un zombie, un zombie dans un film de série B. Ma femme me dit de pas m’en faire, mais c’est comme si elle voulait me donner un goût que je pourrai jamais avoir. Ça se peut pas. Elle peut pas espérer m’crisser un sourire dans face en espérant qu’y va tenir, même si elle en aurait le désir. De toute façon… On s’fait fourrer. On fait rire de nous-autres. C’est d’la marde. L’essence va encore augmenter pis mon salaire reste pareil; calisse que chus tanné! Mon char est au garage pis j’ai pas l’goût d’marcher.»

“J’suis fatigué, fatigué. Écoeuré, calisse. C’est de l’ostie de marde. J’ai assez hâte d’être a retraite. Chaque matin, c’est de plus en plus difficile de trouver la motivation pour aller puncher, comme un zombie, un zombie dans un film de série B. Ma femme me dit de pas m’en faire, mais c’est comme si elle voulait me donner un goût que je pourrai jamais avoir. Ça se peut pas. Elle peut pas espérer m’crisser un sourire dans face en espérant qu’y va tenir, même si elle en aurait le désir. De toute façon… On s’fait fourrer. On fait rire de nous-autres. C’est d’la marde. L’essence va encore augmenter pis mon salaire reste pareil; calisse que chus tanné! Mon char est au garage pis j’ai pas l’goût d’marcher.”

Le FAS, c’est comme la bohème : le génie se confondant avec l’innocence la plus juvénile. Les activistes du FAS se dénudent devant leurs lecteurs, ils étalent leurs vies misérables sur les pages de leurs annales, ils soufflent l’air (nauséabond) du temps au visage du monde… et ils vivent dans la misère, anonymes et méprisés du public, mais ils n’en souffrent pas trop, profondément conscients que le FAS ça ne veut rien dire du tout. S’ils passent des nuits insomniaques à reformuler leurs phrases tentaculaires, ils savent que c’est en vain. Pourtant, brillent au loin des horizons glorieux. FAS vaincra ! Argent, zepoulpe et succès ! Le FAS s’expose de plus en plus sur la place publique. De belles inconnues détournent le regard (intimidées) lorsqu’elles me croisent dans la rue. Je reçois des lettres enflammées. Amygdale m’a confié qu’il cadenasse sa porte tous les soirs de peur d’être agressé par des femmes avides de son corps chétif. Bientôt, des hordes lubriques marcheront à nos côtés, travaillant de tout coeur pour pour que s’ouvre enfin l’éventail multicolore du quotidien le plus délirant.

La prochaine étape sur les chemins de la gloire est la suivante :
Le Rendez-vous des publications parallèles

L’événement se tiendra à Québec le 5 mai prochain dans le sous-sol de l’église Saint-Jean-Baptiste rue Saint-Jean. Moi et Mjack y serons. Vous êtes tous conviés à vous y présenter. D’ici là, il nous faut produire au plus vite un cinquième Fascicule du FAS. Tel que proposé par Mjack, ce sera un spécial « hé, hé, hé ». On s’y met en fin de semaine. FAS vaincra ! (et nous reviendrons un jour consulter les pages jaunies de nos annales, empreints de nostalgie, touchés comme des vieillards par nos outrances juvéniles et entre les dents trop blanches de nos dentiers se glissera sournoisement un strident « hé, hé, hé » ).

Je crois, par ailleurs, que la ville de Québec a particulièrement besoin d’être tâtée par la tentacule fasienne.

Mysterious,

Le FAS, c’est comme la bohème : le génie se confondant avec l’innocence la plus juvénile. Les activistes du FAS se dénudent devant leurs lecteurs, ils étalent leurs vies misérables sur les pages de leurs annales, ils soufflent l’air (nauséabond) du temps au visage du monde… et ils vivent dans la misère, anonymes et méprisés du public, mais ils n’en souffrent pas trop, profondément conscients que le FAS ça ne veut rien dire du tout. S’ils passent des nuits insomniaques à reformuler leurs phrases tentaculaires, ils savent que c’est en vain. Pourtant, brillent au loin des horizons glorieux. FAS vaincra ! Argent, zepoulpe et succès ! Le FAS s’expose de plus en plus sur la place publique. De belles inconnues détournent le regard (intimidées) lorsqu’elles me croisent dans la rue. Je reçois des lettres enflammées. Amygdale m’a confié qu’il cadenasse sa porte tous les soirs de peur d’être agressé par des femmes avides de son corps chétif. Bientôt, des hordes lubriques marcheront à nos côtés, travaillant de tout coeur pour pour que s’ouvre enfin l’éventail multicolore du quotidien le plus délirant.

La prochaine étape sur les chemins de la gloire est la suivante :
Le Rendez-vous des publications parallèles

L’événement se tiendra à Québec le 5 mai prochain dans le sous-sol de l’église Saint-Jean-Baptiste rue Saint-Jean. Moi et Mjack y serons. Vous êtes tous conviés à vous y présenter. D’ici là, il nous faut produire au plus vite un cinquième Fascicule du FAS. Tel que proposé par Mjack, ce sera un spécial « hé, hé, hé ». On s’y met en fin de semaine. FAS vaincra ! (et nous reviendrons un jour consulter les pages jaunies de nos annales, empreints de nostalgie, touchés comme des vieillards par nos outrances juvéniles et entre les dents trop blanches de nos dentiers se glissera sournoisement un strident « hé, hé, hé » ).

Je crois, par ailleurs, que la ville de Québec a particulièrement besoin d’être tâtée par la tentacule fasienne.

Amygdale, 15 avril 2007
Enregistré dans :Triviale poésie

Le vrombissement du drain de piscine
Ne se soumet qu’à celui de la tondeuse
Les arômes de gazon frais officinent
Des dépôts herbeux dans la balayeuse

La haie de cèdre arrive à la hauteur
Des seins de Lucie debout sur le deck
Luisante de crème solaire dont l’odeur
Capiteuse fait concours au barbec

Amygdale, 13 avril 2007
Enregistré dans :Citations et aphorismes

« As we have noted, the male orgasm is culturally constructed as terminal and limited, while female sexual pleasure is seen as infinitely renewable and multiple. Like the orgasm, the technology of sampling is not subject to the general «exhaustion» of analog technology, but digitally replicate and proliferates the original text. »

- John Corbett, In Aural Sex: The Female Orgasm in Popular Sound

la grosse, 12 avril 2007

la grosse,
Enregistré dans :FAS - Rencontres, Cool is class war

Je voudrais me faire éjaculer dans les oreilles, ou l’une après l’autre pour comparer la densité de sperme contenue !

Joseph, 11 avril 2007
Enregistré dans :Bidons et autres contenants

J’ai trouvé sa photo sur internet, il parait qu’il a gagné à la loto, c’est pour ça qu’on le voit plus au coin de st-denis mont-royal depuis des années…

mjack, 9 avril 2007
Enregistré dans :activités culturelles cool

J’ai eu cette idée de fanzine / graphzine / projet d’art thérapie cet après midi en marchant sous un ciel presque pluvieux. le titre serait quelque chose comme « fameux poseurs de la scène montréalaise» et le sous-titre serait quelque chose comme «j’espère que vous vous reconaîtrez».

Vous avez des suggestions de poseurs particulièrement célèbres ou particulièrement gossants? Il faudrait des sujets dont on peut trouver la photo sur internet. Je me vois mal inviter un poseur à poser pour moi.

J’ai eu cette idée de fanzine / graphzine / projet d’art thérapie cet après midi en marchant sous un ciel presque pluvieux. le titre serait quelque chose comme « fameux poseurs de la scène montréalaise» et le sous-titre serait quelque chose comme «j’espère que vous vous reconaîtrez».

Vous avez des suggestions de poseurs particulièrement célèbres ou particulièrement gossants? Il faudrait des sujets dont on peut trouver la photo sur internet. Je me vois mal inviter un poseur à poser pour moi.

Pour pouvoir répondre à cette question, il faut tout d’abord se familiariser avec la composition de la poudre à canon. Aussi, pour fabriquer de la poudre à canon, vous aurez besoin de :

1) Six (6) parties de salpêtre (Nitrate de potassium - KNO3), trouvé sur les vieux murs humides de la maison de campagne;

2) Une (1) partie de souffre (S), trouvé sur des alumettes dans la maison de campagne;

3) Une (1) partie de charbon de bois, trouvé dans les cendres du foyer de la maison de campagne;

4) Vous mélangez le tout, puis vous testez le potentiel de combustion, pour voir si ça marche;

5) Vous mourrez, brûlé vif.

La question qui nous occupera et qui servira d’hypothèse à cette analyse est la suivante:

Si le mélange des ingrédients permet de fabriquer de la poudre à canon, et si vous pouvez vous procurer tous ces ingrédients dans une maison de campagne, et vous mourrez en l’utilisant, doit-on oui ou non interdire les maisons de campagnes de manière définitive?

Pour pouvoir répondre à cette question, il faut tout d’abord se familiariser avec la composition de la poudre à canon. Aussi, pour fabriquer de la poudre à canon, vous aurez besoin de :

1) Six (6) parties de salpêtre (Nitrate de potassium - KNO3), trouvé sur les vieux murs humides de la maison de campagne;

2) Une (1) partie de souffre (S), trouvé sur des alumettes dans la maison de campagne;

3) Une (1) partie de charbon de bois, trouvé dans les cendres du foyer de la maison de campagne;

4) Vous mélangez le tout, puis vous testez le potentiel de combustion, pour voir si ça marche;

5) Vous mourrez, brûlé vif.

La question qui nous occupera et qui servira d’hypothèse à cette analyse est la suivante:

Si le mélange des ingrédients permet de fabriquer de la poudre à canon, et si vous pouvez vous procurer tous ces ingrédients dans une maison de campagne, et vous mourrez en l’utilisant, doit-on oui ou non interdire les maisons de campagnes de manière définitive?

Hier j’ai croisé une fille dans le métro. J’étais appuyé contre les portes du wagon et elle était assise dans le banc du fond en face de moi. Son visage blême aux longs traits tristes et sévères, ses grands yeux noirs et mélancoliques visant le vague (peut-être son reflet dans la fenêtre), son grand manteau noir, m’ont impressionés. Malgré l’anonymat, je ressentais une curieuse familiarité envers cette fille. Elle avait avec elle un gros bouquin dont je ne parvenais pas à lire le titre, puisqu’elle tenait dans la même main un lys jaune contre la page couverture. Je la regardais et je la trouvais belle, et j’étais triste moi aussi. Lorsqu’elle s’est levée pour sortir, elle est passée devant moi, et avant qu’elle ne sorte, j’ai pu jeter un coup d’oeil sur le titre de son roman : c’était Les Possédés. J’ai senti une vive chaleur me monter au cou. J’ai failli bondir du métro pour aller lui parler de mon auteur fétiche, et j’avais enfin compris ce qui me touchait tellement dans son apparence : elle avait un look «Dostoïevski» contemporain. Wow. Mais je n’ai rien fait. Je suis resté là, et je me suis dit que tout cela n’était finalement qu’une affaire d’esthétique, et que, aussi fort que soit mon amour pour l’auteur, cela n’inférait rien de la lectrice.

Hier j’ai croisé une fille dans le métro. J’étais appuyé contre les portes du wagon et elle était assise dans le banc du fond en face de moi. Son visage blême aux longs traits tristes et sévères, ses grands yeux noirs et mélancoliques visant le vague (peut-être son reflet dans la fenêtre), son grand manteau noir, m’ont impressionés. Malgré l’anonymat, je ressentais une curieuse familiarité envers cette fille. Elle avait avec elle un gros bouquin dont je ne parvenais pas à lire le titre, puisqu’elle tenait dans la même main un lys jaune contre la page couverture. Je la regardais et je la trouvais belle, et j’étais triste moi aussi. Lorsqu’elle s’est levée pour sortir, elle est passée devant moi, et avant qu’elle ne sorte, j’ai pu jeter un coup d’oeil sur le titre de son roman : c’était Les Possédés. J’ai senti une vive chaleur me monter au cou. J’ai failli bondir du métro pour aller lui parler de mon auteur fétiche, et j’avais enfin compris ce qui me touchait tellement dans son apparence : elle avait un look «Dostoïevski» contemporain. Wow. Mais je n’ai rien fait. Je suis resté là, et je me suis dit que tout cela n’était finalement qu’une affaire d’esthétique, et que, aussi fort que soit mon amour pour l’auteur, cela n’inférait rien de la lectrice.