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Les annales du FAS

Le site des sympathisants du Front d’Action Stupide pour un quotidien délirant

janvier 2007

Sylvius Albinus ne parvenait pas à s’habituer à son casque, trop lourd et rouillé. Au campement de Trasimenus, le légionnaire-équipeur lui avait remis en riant. En y repensant bien, Sylvius Albinus se rappela que l’homme avait ri en lui donnant tout son équipement, des cuirs (qui l’avaient fait s’esclaffer) au scutum (qui l’avait littéralement plié en deux).

Et pourtant ses collégionnaires ne semblaient pas se plaindre. C’était peut-être à cause des coups de pied au cul qu’on vous donnait lorsque vous vous plaigniez? D’ailleurs, dans la légion, tout était très simple : il ne fallait pas se plaindre, il fallait marcher. Marcher et encore marcher, marcher encore et marcher toujours. Marcher comme si au bout de cette marche nous attendait quelque chose comme le paradis.

- Sylvius, demanda son voisin de marche, crois-tu que Rome vaincra?

- Je ne sais pas Rufus Paiilus. Quelle différence cela fait déjà?

- Beuh, si Rome vainc ces barbares carthaginois, nous serons des héros !

- Vraiment?

Rufus Paiilus, plus jeune et plus court que Sylvius, avait un drôle de visage boursouflé. On aurait cru qu’il venait de se faire piquer par quelque abeille obstinée. Il avait dans les yeux une fougue mêlée d’appréhension : il voulait se battre au plus vite de peur de perdre le courage de se battre. Il s’était enrôlé une semaine plus tôt à Metaurus, où l’armée de Tiberius Sempronius avait organisé de grands concours pour attirer les jeunes Romains valables à se joindre à la légion. Naturellement, Rufus Paiilus n’avait gagné aucun des concours d’habileté. On le retrouvait, marchant sur la route du Nord, au poste de légionnaire-garde-manger, aux côtés du simple et maladroit Sylvius Albinus.

Et pourtant, Rufus Paiilus avait dû faire quelque impression : le poste de légionnaire-garde-manger, bien qu’ingras, était l’un des plus importants de la légion, le fruit d’une longue expérience militaire. En effet, lorsque l’armée traversait une zone inhabitée, on avait l’habitude de confier aux nouveaux légionnaires la responsabilité des réserves de nourriture : saucisson, lard fumé, couenne et vin. Pour prouver leur valeur (et ainsi être déchargé du poids supplémentaire de ces victuailles), les nouveaux devaient résister au mieux de leur capacité aux assauts incessants - et bien souvent nocturnes - des soldats désirant combler un appétit que la mince ration prescrite n’arrivait pas à satisfaire. Les légionnaires-garde-manger marchaient à la suite de chacun des manipules, tirant une charrette ou conduisant une bête de trait. Un des problèmes de cette tâche résidait dans le fait que ceux dont la faim n’était pas assouvie se trouvaient généralement à être les plus gros et les plus forts des hommes, ce qui donnait lieu à des scènes pitoyables et la plupart du temps d’une rare violence. Les légionnaires-garde-manger étaient donc les premiers à être soulagés lorsque l’armée arrivait dans un village, là où l’on pouvait réquisitionner troupeaux et tonneaux.

Mais entre temps, il fallait marcher et marcher toujours…

Le mot circulait que les VII centuries de Publius Cornelius Scipion, venues d’Espagne par la mer, avaient essuyé une terrible défaite à Tessin et se repliaient maintenant vers le Sud. L’armée de Sempronius quant à elle faisait route vers le Nord et la jonction des deux armées romaine était attendue. Le froid de décembre commençait à faire mal aux troupes. Les hommes de Sempronius étaient fourbus et ils avaient de plus en plus faim. Sylvius Albinus et son partenaire d’infortune, Rufus Paiilus, devaient prendre mille précautions pour ne pas que soient dilapidées les préciseuses réserves de vivres. Malgré leur adeur et leur ingéniosité, chaque matin ils constataient la disparition d’un sac ou d’une outre. Un centurion, ayant constaté ce résultat, vint trouver les deux jeunes légionnaires, alors affairés à faire avancer un canasson rébarbatif. Après les avoir salués, il leur parla en ces termes :

- Rome demande à ses légionnaires de faire preuve de courage et d’intelligence. Êtes-vous dignes de la tâche que je vais vous confier?

- Mais-mais-mais centurion !! C’est une question piège ! affirma Rufus Paiilus. Comment pouvons-nous répondre si nous ne savons pas la tâche que vous désirez nous confier?

- SILENCE SOLDAT ! Le temps n’est pas à la joute verbale. Rome demande de vous que vous vous fassiez légionnaires-éclaireurs.

- Nous serons donc des légionnaires-garde-manger-éclaireurs? demanda Sylvius Albinus qui savait additionner.

- SILEEEEEEEEEENNCE !! Non, vous ne serez que légionnaires-éclaireurs. Nous confierons le garde-manger à quelqu’un d’autre. Vous, votre mission consiste à aller voir ce qui se passe par delà la Trébie. Est-ce que vous acceptez de servir Rome?

- Rejoindrons-nous l’armée de Scipion? demanda Rufus Paiilus sans savoir qu’il venait de se mettre la sandale dans la bouche.

- SIIIIIIIIIIIIIIILEEEEEEEEEEENNNNNNNNNNNCEEEEEEEEEEE !!!!!!! Acceptez-vous légionnaires?

Rufus et Sylvius partagèrent un rapide regard et, à l’unisson, répondirent :

- Oui centurion !!!

- Bien, légionnaires, dit le centurion. Il siffla bruyamment entre ses dents d’en avant et un petit légionnaire très maigre (visiblement pas un de ceux qui avaient rossé de coups les deux légionnaires-garde-manger) s’approcha, deux chevaux tenus en bride.

- Rome met à votre disposition ces deux chevaux. J’espère que vous savez monter à cheval, légionnaires…

Avant même que Rufus Paiilus n’ait eu le temps de se tourner vers lui, Sylvius Albinus avait sauté dans le fossé et vomissait cruellement sa couenne et son lard.

Si les russes ont besoin de Chtuluh, l’Amerique a besoin de qqun capable de fermer a yeule a tout le monde:
http://www.myspace.com/4092623

“Ive read over 6000 books i dont really read books that often anymore no time I used to read like 3 or 4 books a day I read really fast but i suck a spelling however im great at FUCKING.”

–CHRIS RIGGS

Zepoulpe, 29 janvier 2007
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Pour faire suite aux Darwin Awards, voici le DarwinDating, un site où, enfin!, les grosses laides et les petits nerds au dos poilu sont exlus !! Hurray !

Je propose qu’on se cote pour saboter leur image…. DarwinDating.com !  Je vous recommande particulièrement le qui sommes nous !

Bon, je voulais essayer avec cette photo sur DarwinDating, mais leur délai de vérification de la validité de l’adresse courriel est trop long. Foque ça.  Le surnaturel communiste… hihi.  Ça défonce Darwin à droite et à gauche !

Sylvius Albinus, manquant trébucher, atterrit dans la tente de recrutement sur ses deux genoux. Le légionnaire-recruteur regarda le nouvel arrivant comme s’il s’était s’agit d’une bête de somme égarée dans sa tente. D’abord mitigé sur ce qu’il fallait penser de ce long corps, tordu et gauche qui se dépliait devant lui, Alctus Justinus - légionnaire-recruteur depuis plus longtemps qu’il ne faut - remarqua que le jeune homme avait les yeux vairons et de longs cils soyeux, ce qui accentuait son air niais. Tout de même, il semblait posséder une bonne mâchoire et des dents solides, signes d’une saine constitution et d’un tempérament frondeur. Si ses vêtements avaient l’air faits d’un bon tissu et ses cheveux étaient placés comme un jeune de bonne famille, ses manières par contre puaient la maladresse et la peur. Avant même d’avoir entendu son nom, le vieux recruteur Justinus décida qu’il s’agissait là d’un parfait candidat pour aller mourir en stoppant l’ennemi carthaginois dans sa folle entreprise.

Après avoir salué, Sylvius Albinus dit :

- Je vvvooudrrais m’eeennnnnnrrroler.

- D’accord. Qu’est-ce qui vous amène dans la légion?

- C’eesssttt poouuuurrrr…

- Pour servir Rome?

- Euh… ouii, mais c’est ausssi pouuurrrr ne pass épouuusser Marrrrriaaaana qqqquii est ttrop ggggrande et bbbbien laide.

- Je vois. Avez-vous quelque bagage?

- Tooouuutt ce que jjjjj’ai est ceci, dit Sylvius Albinus en montrant sa robe.

Le légionnaire-recruteur expliqua à l’arrivant qu’il devait se présenter à la caserne de la grand’place dans l’heure pour recevoir ses instructions.

- C’est tout? demanda Sylvius Albinus sans presque bégayer. Pas d’examen de maniement du gladium ou de lancer du pugio? Pas de course? Pas de concours éqqqqquestre ?

- Non. C’est fini tout cela. La légion a besoin d’hommes, de beaucoup d’hommes. C’est tout. D’ailleurs, des chevaux, la légion n’en a plus. Toutes les bêtes de la région ont été réquisitionnées par Sempronius. Vous rejoindrez probablement le IIIe manipule, celui formé de volontaires romains. Si vous avez de la chance, on ne vous mettra pas avec les Grecs ! Allez, dégagez maintenant!

En sortant de la tente, Sylvius Albinus constata pour la première fois que le soleil était déjà haut dans le ciel. Une légère brume de chaleur s’élevait du sol et brouillait le regard. Les bêtes, mules et bétail, peinaient sous le poids de leur faix. Sylvius Albinus, avant sa rencontre avec le recruteur, était si nerveux à l’idée qu’on teste ses capacités physiques (capacités qu’il n’avait pas) qu’il n’avait rien vu de cette foule et de la langueur qui y régnait.

Le long de la voie, des commerces vaguement ouverts offraient marchandises diverses et animaux en captivité. Au loin, un nuage de poussière approchait. Sylvius Albinus se tassa sur le côté pour laisser passer des cavaliers en armure. Puisqu’ils avançaient au petit trot, Sylvius eut tout le temps voulu pour observer les chevaux et frissonner et trembloter et claquer des dents et fermer les yeux. Sylvius avait une peur bleue, verte et jaune des chevaux! Leur odeur lui donnait la nausée. Leurs dents le faisaient faire des cauchemars. Leur démarche le révoltait. Leur longue queue l’épouvantait. Leur hénissement le faisait littéralement pisser sous sa robe… Il détestait ces animaux maudits! Et il vivait à une époque où on n’avait d’yeux que pour eux. Tout était prétexte à se hisser sur ces sombres bêtes : les guerres, les voyages, les semailles, les affaires, les travaux… Certains nobles en usaient même pour le plaisir!!

La fille Mariana, sa promise, était effectivemment très grande et plus laide encore. Les traits de son visage disgracieux rappelaient ceux du mulet ou de l’ânesse. Il y avait dans son oeil bêtise et lourdeur. Ses cheveux plats et secs cernaient son crâne comme le lierre cerne une vieille souche. Et son père qui voulait absolument la marier au cadet de la famille Albinus ! Tout avait été dit lorsque Vigor Albinus, le père de Sylvius, avait acquis la certitude en se renseignant à droite et gauche sur la famille vénitienne nouvellement arrivée, que la jeune fille possèdait terres et richesses. Homme prosaïque, Vigor avait aussitôt aquiescé lorsque la jeune fille, par l’intermédiaire de son père, avait déclaré son amour pour le grand et maladroit Sylvius. À choisir entre le risque du combat (et de ces horribles chevaux aux côtés desquels on se rend à la mort) et le risque de devoir passer sa vie - et sa nuit de noce! - aux côtés de la grande Mariana au visage de jument, l’engagement s’imposait!  Aussi Sylvius Albinus s’était décidé pour l’aventure de la légion.

Le terrible Hannibal Barca, l’ennemi carthaginois venu du désert, avait récemment franchit les Alpes, depuis l’Espagne et la Gaule. On disait de son armée qu’elle comptait plus de 60 000 hommes, 15 000 cavaliers (beurk!) et plus de 50 éléphants. En se rendant à son point de ralliement, Sylvius Albinus se demanda à quoi pouvait ressembler un éléphant. Était-ce un gros cheval? En franchissant les portes du fort, Sylvius Albinus sentit que sa destinée venait de prendre un nouveau tournant. Il oublia Mariana quelques secondes et s’avança vers les baraquements….

À suivre…

Rhaa, 16 janvier 2007
Enregistré dans :Bidons et autres contenants

(pour hommes seulement, du moins jusqu’à aujourd’hui…)

1. Trouvez une génitrice en manque de modèle masculin pour sa progéniture.

2. Ne vous faites surtout pas chier avec un avocat (minable corporatiste) en droit de la famille à qui il faudra payer des honoraires exhorbitants.

3. Faites publier le texte suivant dans la Gazette officielle du Québec ™ et un journal local distribué au domicile de la progéniture en question et ce pendant une période minimale de 14 jours consécutifs et/ou deux semaines (?).
-

Prenez avis que Rhâââ Lovely; dont l’adresse du domicile est le 1234 rue de la Place, Mourial code postal G1Q AHA; a déclaré au Directeur de l’état civil être le père de La Progéniture né le 1 janvier 0001 à Quelque Part et fils/fille de La Génitrice.
En conséquence, le soussigné requiert du Directeur de l’état civil qu’il inscrive son nom comme père de La Progéniture dans l’acte de naissance de ce dernier.
Prenez en outre avis que toute objection d’un tiers à la présente déclaration doit être notifiée aux déclarants et au Directeur de l’état civil au plus tard dans les vingts jours de la dernière publication d’un avis de cette déclaration.
Avis rempli à Mourial, le 1 janvier 0001 par Rhâââ Lovely.

-

4. Découpez vos avis des publications sus-mentionnées et faites un scrapbook que vous ferez parvenir au très honorable Directeur de l’état civil avec le formulaire A-38. (ainsi qu’un léger pot-de-vin de 100$ pour huiler la machine)

5. Achetez-vous un paquet de cigares cheap avec bagues bleues ou roses et distribuez-les à la parenté et vos potes .

6. Passez go et ne réclâmez pas 200$.

Joseph, 15 janvier 2007

Joseph,
Enregistré dans :Bidons et autres contenants, Cool is class war

J’ai maintenant le petit arbre dont vous me parliez ! Il m’est apparu… après que j’ai décidé de changer d’ordi pour écrire sur le FAS, l’autre était sans doute trop vieux ! Alors, je peux enfin publier des photos aux couleurs et formes «disproportionnées» ! Pour ce qui a trait aux liens internet, oui c’est clair que j’ai encore mes croûtes à manger !

Ça c’est un petit vidéo sympa d’un bouledogue qui fait du skateboard, il est très bon, il pourrait servir de représentant à l’ONU !? Il s’abstiendrait forcément de parler pour ne rien dire et roulerait alors pour le moral humanitaire en démontrant que l’impossible est biensûr réalisable !!! Oh, oui !

http://www.youtube.com/watch?v=HIWHB8D6yhE&mode=related&search=

Mysterious, 14 janvier 2007
Enregistré dans :Théorie

Nous savons que vous nous lisez.

Vous rêvez d’apposer vos commentaires au bas de nos articles.

N’hésitez plus.

Le FAS est une grande famille.

Venez nager avec nous dans les fonds vaseux de la mer Caspienne parmi les hordes de zepoulpes mutants.

Si vos commentaires n’apparaissent pas immédiatement sur nos annales, n’ayez crainte : nous les trions avant publication, mais gardez espoir : vous faites comme nous parti de l’élite et pouvez par conséquent prétendre au titre d’activiste du FAS. Peut-être même serez-vous un jour auteur. Pour ce faire, veuillez communiquer avec l’agitateur.

FAS vaincra !

coco acto,
Enregistré dans :Manger pour «vivre»

Chers amis. Voici une bonne petite soupe ravigottante prompte à ressourcer votre moral exténué par ces dur travaux d’écritures. À déguster accompagné de préférence par un bon petit Gewurztraminer !

Préparation: 30 minutes

Cuisson: 40 minutes

- 600g de cuisses de grenouilles prêtes à cuire

- 4 échalotes

- 50g de beurre

- 40cl de vin blanc sec

- 40cl de fumet de poisson

- 1 botte de cresson

- 2 jaunes d’œufs

- 25cl de crème fraîche

- noix de muscade, sel et poivre blanc

Vous confectionnerez ce grand classique de la cuisine alsacienne pour un jour de fête ou une réunion de famille.

Peler les échalotes et les hacher très finement. Faire fondre 20g de beurre dans une grande casserole ,ajouter le hachis d’échalotes et faire cuire sur feu modéré pendant 5 minutes. Lorsqu’elles sont transparentes, ajouter les cuisses de grenouilles par petites quantités et les faire colorer dans le beurre aux échalotes, en rajoutant éventuellement quelques parcelles de beurre.

Saler, poivrer et muscader, puis verser le vin blanc et le fumet. Remuer et laisser mijoter tranquillement une dizaine de minutes. Egoutter les cuisses de grenouille et les laisser tiédir avant de les décortiquer. Garder toutes les chairs au chaud et filtrer le jus de cuisson.

Trier et laver le cresson, l’éponger puis le faire fondre dans une casserole avec le reste du beurre sur feu doux. Verser le liquide de cuisson des grenouilles et mélanger, puis laisser mijoter pendant une vingtaine de minutes.

Mettre les jaunes d’œufs dans un bol, ajouter les crème fraîche et mélanger, puis verser cette liaison dans la casserole. Eviter dès lors toute ébullition et remuer jusqu’à obtenir une consistance onctueuse. Goûter et rectifier l’assaisonnement, ne pas hésiter à muscader largement. Répartir les cuisses de grenouille dans des assiettes creuses bien chaudes, puis passer le potage et le verser par-dessus. Poivrer et servir.

Bon appetit !!!

Le FAS est une entité polymorphe, indéfinissable. Même si plusieurs tentèrent de solidifier ses assises théoriques (rappelons-nous certains débats historiques publiés sur nos annales ou ailleurs), ils n’y parvinrent jamais tout à fait. Pourtant, le FAS existe, ses activistes s’activent, ses auteurs écrivent, ses sympathisants sympathisent. C’est pourquoi, en tant que grand théoricien du FAS, je cède encore à la tentation définitoire et pose le postulat suivant : le FAS se définit avant tout par sa juvénilité intrinsèque.

Quand notre mouvement vit-il le jour ? Il y avait déjà quelque chose de très fasien chez Gilgamesh, les facéties du dieu Loki nous inspirent, plusieurs soupçonnent le poète albanais Thrank Spiroberg d’avoir été un des activistes les plus virulents du FAS, d’autres – bassement pragmatiques – proposent qu’il soit apparu à Sherbrooke (ville triviale par définition) à la fin du vingtième siècle… mais ce qui reste flagrant chez les activistes du FAS, c’est que malgré les années ou les siècles qui passent, ils restent toujours fondamentalement immatures, en témoigne avec brio les abjections qu’ils publient sur leurs annales. Je le proclame haut et fort : le FAS aura toujours moins de 18 ans ; il est la Lolita éternelle, la grimace de Ferdydurke, la petite culotte (sale) de Clémentine… mais cet enfant n’est point un poupon béat devant le monde et s’il s’agit d’une fillette en jupe fleurie, elle cache sous ses coquelicots les tentacules du Zepoulpe. La juvénilité du FAS doit s’imposer comme un dogme. Écartons le relativisme post-moderne et imposons notre juvénilité criarde au monde. Je propose de faire de Rhâ notre porte-étendard. Poufiasse pourrait être sacré(e) couturière officielle. Xanthippe serait pas mal en maîtresse d’école… Une seule question se pose toutefois, fondamentale : le FAS est-il fondamentalement jeune garçon, jeune fille ou petit animal. Moi je pencherais plutôt pour hermaphrodite prépubère, mais la question reste sujette au débat.

Albinos, 8 janvier 2007
Enregistré dans :Bidons et autres contenants

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(Extrait d’un enregistrement audio, découvert en background de l’entrevue qu’accordait Denis Coderre à un journaliste lors du récent congrès du Parti Libéral du Canada, entrevue lors de laquelle Denis Coderre - ou D.C. comme dans Washington D.C. - avoua en exclusivité à TVA son attachement pour le Canada, de même que son goût pour l’équité, la transparence et la nation québécoise. L’enregistrement, une fois filtré et nettoyé des propos de D.C. et du journaliste, laisse entendre un dialogue entre Julia Kristeva, la célèbre intellectuelle qui joue à l’aile gauche, et de Philippe Sollers, un écrivain raté. Grâce à l’hélicoptère TVA et au talent de Herbé Stup, l’envoyé hyper-spécial d’Intoxicated Press en matière de showbiz, les paroles mais aussi les pensées de Mme Kristeva ont pu être captées et elle sont retranscrites ici.)

- C’est amusant de voir que la branche maoïste du PLC m’a si vite accueillie, se délectant probablement à l’avance de mes idées et de mes révoltes qui sont autant d’autels sur lesquels s’incliner pour préparer la suite du monde…

J’étais assise à l’avant d’un groupe que j’imaginais nombreux, bien que jamais je me serais retournée pour vérifier. Sur l’invitation, le sigle PLC m’avait alarmée : qu’est-ce t’il, me suis-je alors demandé? La branche prolétarienne du Parti de Libération du Canada? Ou peut-être sont-ce les Jeunesses marxistes-léninistes qui viennent combattre jusqu’en Nouvelle-France? Mais alors pourquoi PLC? Serait-ce pour faire diversion et diriger les flics dans la mauvaise direction? Philippe Sollers était à mes côtés, jubilant devant cette profusion de rouge, la couleur qui, de mai ‘68 à la Longue Marche est, avec le blanc, le bleu, le vert, le pourpre, le noir, le magenta, le cyan, l’ocre et le vermeille, la seule véritable couleur du peuple. Philippe referma son petit livre - rouge lui aussi - en soupirant. Il se retourna vers moi et dit à la manière d’une question :

- …soleil voix lumière écho des lumières soleil coeur lumière rouleau des lumières…?

- Mmmm… Tu disais mon Philou? Je suis désolée, j’ai été distraite par la présence charismatique de ce Monsieur là-bas, attend que je vois son auto-collant… ah ! il s’appelle Denis Coderre. Ne trouves-tu pas qu’il est bel homme ?

- … moi dessous dessous moi maintenant toujours plus dessous par-dessous toujours plus dérobé plus caché de plus en plus replié discret…

- Oui, il est définitivement bien mis. Et remarque son assurance ! Il prédit les résultats avec tant de confiance ! Mais pourquoi n’arrête-t-il pas d’utiliser ce mot russe Natieff ou Gnatieff ? Le stalinisme se serait-il propagé jusqu’ici ? Harot sur le baudet ! Jamais ! Ces satanés stalinistes vont encore une fois tout gâcher, et cette fois-ci en Amérique, terre de la justice immanente. Merde.

- discret plutt pluttttttt pluttttttttttttttttttttt plutttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttt …

- Je ne te le fais pas dire Phi-Phi ! Et qui est ce petit Trosky imberbe là-bas avec son chien ? Il n’a définitivement pas l’élégance de ce Monsieur Coderre. Mon dieu qu’il est bien planté, une charpente comme celle-là m’a toujours remuée… Il me fait de l’effet, y a pas photo…Et à toi So-So? Dis, tu voudrais pas qu’on l’invite à venir s’éclater avec nous à l’hôtel? On pourrait jouer à ce jeu érotique, tu sais, celui que nous a conseillé Dominique de la Barise-Duchenonceault-Feuilly-Ribouldingue, comment s’appelait? Ah oui, le Scrabbeulle ! On pourrait ensuite jouer aux rebus ou à Fais-moi un dessin ? Ça serait vachement chaud, mon Li-Lippe, crois-en ta grosse Bulgare !

- …état rebus état de rebus repus pus pue ppppppppp bbbbbbbbu …

- Oh, il regarde par ici… Attend que je lui montre mon auto-collant pour lui prouver que je suis une vraie militante. D’ailleurs, j’ai écrite MILITANTE sur mon auto-collant. Il comprendra, je pense. Il m’a l’air d’un homme brillant. Une vraie tête pensante de la nouvelle gauche. Sûrement pas un autre de ces politiciens bon-enfants qui se croient entraîneur d’une équipe de pee-wee. Non, de la vraie pièce d’homme qui se sait maître de lui-même. Un mec à valeurs, quoi. Merde, cesse de parler Phi-Phi, tu le feras fuir avec tes phrases sordides ! Un homme comme lui, avec une femme comme moi… Nous pourrions débattre de choses abstraites, comme de la circonférence de son gland, ou de trucs plus terre-à-terre, comme le spectre d’une sortie de la post-modernité à travers un projet transnational fondé sur l’humiliation des travailleurs et sur les nouveaux cyber-pouvoirs. Ce serait merveilleux ! Crois-tu qu’il aime jouer aux dames? Crois-tu qu’il croit en la révolution par le travail ? Sûrement, vu ses bras puissants. Un peu mous, mais qu’à cela ne tienne !

- … punie punaise pute potage porridge plekanec …

- … Bon, allez, viens Philippe, on se lance, on le fait. Ce Monsieur Coderre sera mien ou ne sera plus ! Allez grand dadais, cesse donc de chercher une rime pour ton nouveau tube, y a rien qui rime avec embrun ! Change de titre viarge ! Bon, avant d’aller lui parler, tu m’amènes aux toilettes, tous ces militants de la gauche révolutionaire réunis dans un même lieu, ça m’a donné envie de ch…

(fin de l’enregistrement)

xanthippe, 7 janvier 2007
Enregistré dans :Bidons et autres contenants

Xanthippe

ah les vacances et ses rencontres éphémères..

Albinos, 3 janvier 2007

I. Votre degré d’HYSTERIE sur une échelle de 1 à 10 ? «3»
II. Vos principales OBSESSIONS en quelques mots ? «Pratiquer le trilinguisme et l’échangisme»
III. Vos extrapolations les plus circonspectes ? «Au fond, Zepoulpe m’aime»
IV. Votre ressemblance évidente avec Alfred Dallaire ? «Le nez glacé et les pieds froids»
V. Quelques caractéristiques propres à votre SEXE ? «Du poil blanc sur une verge rose et des pélicules sauteuses»
VI. Comment décrieriez-vous votre relation avec vous-même ? «Entre aide et jovialisme»
VII. Votre conviction profonde et secrète ? «Surprenant ce qu’on peut faire avec un peu de marguarine»
VIII. À quel âge avez-vous suscité, ou susciterez-vous, le plus l’admiration de vos paires ? «Je suscite l’admiration continuelle, Zepoulpe m’aime !»
IX. Que vous révèle le tarot divinatoire ? «Que je suis la réincarnation de Moby Dick»
X. À quelles stimulations intellectuelles répondez-vous ? «Les méchancetés de Zepoulpe»
XI. Est-ce bien raisonnable ? Si oui, expliquez pourquoi ? «Je suis un être Albinos et sensible»
XII. Quel personnage de BD vous a copié par son attitude? «Panoramix»
XIII. Vous avez créé une intelligence supérieure, quel nom lui donnez-vous? «Sacrum»
XIV. Quelle part du démon vous habite ? «La part la plus minime, je suis pure»
XV. Que pensez-vous des fausses blondes ? «Elles cherchent à me ressembler»
XVI. Votre atout physique irrésistible ? «Elles craquent pour mes yeux couleurs de passion»
XVII. Qu’est-ce qui vous fait mal ? «Le touché rectal sans marguarine»

Questions à choix multiples :

XVIII. «Les gens disaient ce qu’elle se serait, sans cela, dit à elle-même».
À première lecture, selon vous qui parle dans cette phrase ? «Une chorale clandestine en gaspésie»
A) Un effet de l’hallucination verbale
B) Un habitant de l’île du Prince Édouard
C) Une poupée désarticulée

XIX. Placez en ordre de dégustation : «Ah non, pas de ces cochonneries»
A) Pastis avec olives noires
B) Rosé glacé avec canapés aux anchois
C) Crème Catalane et vieil Armagnac
D) Sieste dans un hamac à l’ombre d’un vieux tilleul
E) Baise forcenée dans les bruyères

XX. Question spéciale ennuyante :
Êtes-vous plus irrésistible avec un nœud papillon ou une cravate ? «Je porte parfois des boucles d’oreilles et des jupes écossaises»

Joseph, 2 janvier 2007
Enregistré dans :Cool is class war

Voici, enfin, mon portrait…

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mjack, 1 janvier 2007
Enregistré dans :Cool is class war

Votre degré d’HYSTERIE sur une échelle de 1 à 10 ?:
1: on dit que je suis trop rationnel
II. Vos principales OBSESSIONS en quelques mots ?
«coucher avec C*, M*, M*, M*, M*, J*, J*, J*, G*, la soeur à C*, M*; faire l’amour avec M* et K*»
III. Vos extrapolations les plus circonspectes ?
«je suis cool»
IV. Votre ressemblance évidente avec Alfred Dallaire ?
«aucune»
V. Quelques caractéristiques propres à votre SEXE ?
«pas assez souvent utile»
VI. Comment décrieriez-vous votre relation avec vous-même ?
«on se conait plutôt bien»
VII. Votre conviction profonde et secrète ?
«M* et K*  me veulent au boutte, faudrait juste que je trouve le truc pour qu’elles s’en apperçoivent»
VIII. À quel âge avez-vous suscité, ou susciterez-vous, le plus l’admiration de vos paires ?
«28 ans»
IX. Que vous révèle le tarot divinatoire ?
«demandez à Maya»
X. À quelles stimulations intellectuelles répondez-vous ?
«une jolie fille aux lèvres pulpeuses qui me parle de sa démarche artistique»
XI. Est-ce bien raisonnable ? Si oui, expliquez pourquoi ?
«Non. je pourrai jamais coucher avec.»
XII. Quel personnage de BD vous a copié par son attitude?
«julie doucet dans son personnage de fille avec un pénis»
XIII. Vous avez créé une intelligence supérieure, quel nom lui donnez-vous?
«simone»
XIV. Quelle part du démon vous habite ?
«moi aussi c’est la petite grosse cochonne»
XV. Que pensez-vous des fausses blondes ?
«rien»
XVI. Votre atout physique irrésistible ?
«ma moustache et ma coupe de lesbienne»
XVII. «J’ai pas d’inspiration, créez votre propre question SVP»
«à quoi ça sert de vivre si vieux?»
Questions à choix multiples :
XX. Question spéciale ennuyante :
Êtes-vous plus irrésistible avec un nœud papillon ou une cravate ?
«avec une moustache»