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Les annales du FAS

Le site des sympathisants du Front d’Action Stupide pour un quotidien délirant

Le sens des intitiales F.A.S. reste sujet au débat, mais la plupart s’entendent pour dire qu’elles signifient Front d’action stupide. Le FAS ne repose sur aucun dogme et n’est dirigé par aucun chef ou collectif. Tous peuvent se réclamer du FAS et fonder une cellule d’action. Les sympathisants du FAS publient des textes sur leurs annales. Ces écrits - reflets d’un quotidien délirant - répondent aux contraintes plus ou moins sévères définies par des catégories Le FAS peut sembler hermétique. Il n’est pourtant pas un groupe fermé et ses annales sont à la recherche d’auteurs. Communiquez avec l’agitateur afin de participer à notre lutte et devenir des activistes du fas: fas@mjack.net. FAS vaincra!

Zepoulpe, 26 août 2008
Enregistré dans :Cool is class war

Plus je vieillis, j’ai noté, plus les jeunes prennent de l’âge. Bientôt, les jeunes auront 44 ans. Mais c’est de même la vie me dira-t-on : une foule d’affaires que tu sais pas pourquoi c’est de même. Comme par exemple pourquoi j’ai l’impression que tous les gens qui vont en Antarctique sont terriblement mal dans leur peau?

L’autre jour, S* et D* sont venus fêter quelque chose chez moi, la vie, l’amour ou que sais-je encore; bref, un de ces thèmes interdits dans les triviales poésies. Nous avions plutôt bien picolé, moi plus que les autres parce que je me respecte davantage, et en sortant le lendemain matin de ce soir-là, j’aurais préféré que le soleil call malade avec ses rayons qui me brûlaient les yeux. Les voitures faisaient, me semblait-il, un boucan de tous les enfers et un voisin, probablement heureux d’être content, jouait de la scie à métal comme pour se venger du silence.

Je m’étais réveillé avec une seule idée en tête : concocter une sauce à spagatte gi-gan-tes-que, avec des saucisses italiennes fortes, des champignons et des herbes fraîches. J’avais mis mes lunettes de soleil les plus foncées (celles avec lesquelles je regarde les éclipses et m’adonne parfois à la soudure décorative) et j’avançais pour ainsi dire à l’aveuglette, tâtant du pied le bout des trottoirs, histoire de ne pas me planter.

Les portes de l’épicerie se sont ouvertes automatiquement et j’ai pris un panier rouge avec le plus de désinvolture possible. Il y avait une machine à café qui pissait un genre de liquide brun-tiède et comme c’était gratos, je m’en suis servi un délicieux gobelet. Après une première gorgée difficile - après laquelle je me suis vomi une petite giclée amère dans la bouche que j’ai ravalée prestement - je me suis dirigé vers le département des viandes, mon endroit favori.

Du coin de l’œil, en haut à gauche de mes lunettes, j’ai aperçu comme du mouvement. En me retournant, j’ai vu le boucher, un petit trapu vêtu comme il se doit d’une serviette sanitaire usagée, un wrapper de 11 ans et demi et quelque chose comme un gérant (les seuls qui dans une épicerie sont habillés pour aller à des funérailles) qui s’approchaient de moi. Il se plantèrent à une distance réglementaire et le gérant s’adressa à moi :

- Monsieur, on pensait vous avoir bien spécifié de ne plus remettre les pieds ici.

Il y a eu comme un flottement pendant lequel je me suis demandé si c’était à moi qu’ils parlaient. Je me suis retourné pour voir, mais le steak haché dormait mi-maigrement derrière moi.

- Euh… Est-ce que je peux savoir c’était pourquoi déjà?

Le gérant a regardé le boucher qui a regardé le wrapper qui s’est regardé un bouton en train d’éclore.

- Monsieur R*, vous savez très bien pourquoi la direction a dû en venir à cette mesure. Votre comportement d’hier était inaceptable.

Merde, ils savaient même mon nom ! J’essayai de me rémémorer ma journée d’hier : lever, café, travail, branlette, dîner, branlette, travail, Facebook, souper, branlette. Rien de vraiment compromettant pour un gérant d’épicerie. Je me rappelle même plus être venu à leur ostie d’épicerie !

- Je pense que vous avez la mauvaise personne. Je ne suis même pas venu ici hier.

- Ah non? Et comment expliquez-vous ceci?

Il me tendit une feuille avec trois photos tirées d’une caméra de surveillance. Dans la première, on me voyait en train de lancer des cannes de conserve aux clients, dans la deuxième je semblais être en train de pisser dans l’aquarium des homards et dans la troisième, on me sortait manu militari de l’environ grâce aux concours de flics appelés en renfort.

Je me suis gratté la tête. Comment j’avais pu oublier cet événement? M’étais-je à ce point pinté?

- J’ai juste besoin d’une couple d’affaires, me laissez-vous 2 minutes?

- C’est hors de question. On vous demanderait de sortir immédiatement.

J’ai regardé les trois hommes, j’ai soupesé mes chances de leur en câlisser une (chances que j’estimais à “pas très bonnes”), puis je déposai mon panier rouge et décidai de me laisser guider vers la sortie, devant le regard apeuré de 8 caissières et de 7 homards.

Rendu dehors, je me suis dit : fuck, c’est plate d’être barré de l’épicerie la plus proche de chez vous. Puis j’ai repris ma marche vers l’avenue du M*-R* pour aller à l’autre épicerie (celle où j’espérais n’avoir pas été hier). Rendu devant chez les 4 F*, je vis le caissier, un grand baraqué avec un problème de boucles d’oreille, qui me regardait en secouant la tête. Lorsque je vins pour passer la porte, il sortit un batte de baseball de sous le comptoir et me cria :

- Toé mon osti, tu remets pu jamais les pieds icitte !

Je soupesai rapidement mes chances de lui en câlisser une (chances que j’estimais à “hasardeusement mauvaises”) et je décidai de quitter l’environ, toujours vêtu de ma dentition. Rendu dehors, je me suis dit : fuck, c’est poche d’être barré de la deuxième épicerie la plus proche de chez vous.

Je décidai de me rabattre sur la fruiterie Chez R* pour trouver de quoi faire ma délicieuse sauce à spag. Rendu devant la porte, j’observai la caissière que je connais assez bien (une certaine M* qui a l’accent de Saint-Eustache). Elle était en train de servir un client, j’ai donc hésité, puis j’ai décidé de pousser la porte. Quand la petite criss de cloche accrochée à la porte a fait cling-cling, M* (la caissière à l’accent aïgu) s’est retournée et le temps s’est mis à se dilater et M* s’est mise à crier tout en plongeant sous son comptoir :

- ALERTEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE…

J’ai figé ben raide. Au loin, en haut à droite de mes lunettes, j’ai vu le fameux R* sortir du backstore muni d’un 12-pompe à gros sel qu’il brandissait à la recherche d’une cible. Je soupesai rapidement mes chances de lui en câlisser une (chances que j’estimais à “asymptotiquement nulles”), je pris mes jambes à mon cou et repartis en catastrophe au grand galop vers chez moi. Devant chez moi, j’ai vu mon propriétaire avec deux gros gars qui sortaient mes meubles en les lançant dans un container et ma blonde qui cassait chacun de mes disques avec application. À la gueule qu’ils avaient, j’ai décidé de continuer mon chemin.

Parfois, ça suce vraiment d’être un sociopathe alcoolique.

TOP 5 Les protagonistes du FAS se confient enfin, se livrent, se rendent, se libèrent, se dénudent, se dévoilent, se déplient‚ Exaltation de leur «garage» secret (équivalent trash du jardin). L’occasion de mettre à jour vos expériences humiliantes et vos défaites, ou encore vos bons mots, vos exploits et vos découvertes. Ce qui méritait de rester dans l’ombre sera grâce au FAS mis sur la place publique, jugé, trituré, relu, repris, copié, machouillé, décodé et lancé à la face du monde comme une sauteuse à la perche abandonne sa perche.

Bon comme quoi le fas est toujours en retard sur les modes en-ligne, au numéro #4, il y a Allison Stokke. Quand même, on lui donne même pas de médaille. Comme quoi les modes passent mais les écrits sur le fas restent.

Il faut cliquer sur suite pour admirer les athlètes

(suite…)

Poufiasse,
Enregistré dans :Cool is class war

Au bar, il y une fille avec un tatouage sur le bras. C’est un tic, les tatouages, je ne peux pas m’empêcher de les regarder. Je me dis que c’est fait pour, alors je ne me gêne pas trop. Des fois ca déclenche un raisonnement à la Baudrillard mais le plus souvent, ca me donne  envie de poser une questions à propos d’un détail sur le tatou ou sur sa signification. Là d’habitude, je me garde une petite gêne.

Sur le tatouage de la fille, il y a une date : mars 1403 . Je me creuse un peu la tête à essayer de trouver ce qui avait pu se passer au mois de mars il y a quelque 500 ans.

- Excuse-moi, je peux te poser une question (…) la date sur ton tatouage, c’est quoi ?

-C’est la date de la mort de ma mère.

-(…)

22 août:

boire illégalement de la bière dans un parc lors de la frénésie de la Main en laissant s’échapper une lancinante flatulence qui fait déguerpir le sympathique poilu de Zéphyr Artillerie auquel on faisait jusqu’ici la conversation pour camoufler (sans succès) son intérêt omnibulant pour la poitrine de Giseeelllllle libre dans sa robe d’été un peu trop slaque pour la brise ambiante.

23 août:

ne pas réussir à convaincre des touristes anglo-suisses  que la ville souterraine c’est une arnaque et finir dans la piscine hors-terre de sa soeur à Laval car on a raté l’appel des potes pour une virée vers un lac loin de Babylone-P.Q.-la-maudite.

24 août:

se la saouler douce au pic nic électronique, prétexter habilement une obligation familliale pour se débarasser d’un autre poilu Irlandais trop content de nous voir boire une Kilkenny pour finalement devoir se pousser loin de la fête et des filles parceque ses vieux veulent pas garder sa progéniture trois jours sans vêtements de rechange (c’est ça qu’il fallait mettre dans le sac avec la bière!) et se prendre dans l’engrenage du souper en famille dans un resto poche près du stade parce que là-bas, au moins, y’a du parking pour leur van au moins, là-bas.

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un gros merci à myspace pour les illustrations.

Mysterious, 13 août 2008
Enregistré dans :Art is evil

Le Pressier est le premier libraire Internet dédié aux magazines indépendants du Québec. On y trouve les publications de La conspiration dépressionniste, de La maison Rex, des Éditions Rodrigol et d’une foule d’autres éditeurs indépendants.

Le Fascicule du FAS, spécial « Probable, mais dégage »
peut y être acheté pour une somme dérisoire. Une chance unique de connaître la vérité sur le voyage d’Amygdale vers Mars et de savoir quoi répondre quant on vous dit que les masques au gras de bacon, «c’est pas bon ».

Le Pressier lutte à nos côtés pour assurer la diffusion du FAS et assurer notre victoire. C’est un outil de propagande révolutionnaire. On attend seulement le jour où il diffusera les tracts d’André Sérouille. FAS vaincra !

Bon, je suis un peu deçu que le sexe vende plusse que la bière, mais quand même content de voir que vous avez tous développé une passion pour le handball. Je vous invite maintenant à développer une passion pour Anita Görbicz (quel plomb!) et à m’aider à trouver un endroit pour écouter les finales olympiques.

Comme je disais: je me suis fait embarquer dans le délire olympique et je me disais que ca serait donc une activité culturelle cool d’écouter du handball olympique en buvant de la bière. Les détails sont ici. Go brésil Go!

Au programme: un sport de contact méconnu et mes impressions controversées sur le dopage sportif.

Les finales sont en aprem, le 23 août.

Ci-dessous, une passe au pivot.

Allemagne vs. Montenegro

Poufiasse, 12 août 2008
Enregistré dans :Top 5

NUMÉRO CINQ !!!!!

NUMÉRO QUATRE !!!!

NUMÉRO TROIS !!!

NUMÉRO DEUX !!

ET NUMÉRO UN !

Je me permet deux mentions spéciales:

J’ai acheté le nom de domaine frontdactionstupide.net et je voulais le faire pointer vers notre site actuel, pour ne pas avoir à tout réinsataller et reperdre tous les articles comme les dernières fois.

j’ai plus ou moins réussi. Seul rhaa comprendra de quoi je parle, mais en modifiant le ficher .htaccess, si vous tapez frontdactionstupide.net, vous arrivez au site du FAS, mais l’adresse change pour fas.mjack.net. Ah si seulement l’adresse pouvait rester frontdactionstupide… Criss d’internet à marde…

Par hasard, vous ne connaitriez pas un whiz kid des fichiers .htaccess?

Poufiasse, 6 août 2008

le téléphone sonne:

Jk: Julia Kristeva, intellectuelle Bulgare

solliciteur: Bonjour madame Kristeva, Benoit du Journal Le Devoir…

Jk: Jeune homme, je suis désolée mais je n’ai absolument pas le temps de vous parler, le devoir m’appelle.

solliciteur: …

Sire D'oneilles,
Enregistré dans :Intoxicated press

suite à l’article de Zepoulpe, “Le patriotisme nutrasucre” nos recherche nous ont poussées à découvrir les origines de ce mal, en voici les conclusions. ndlr

Le 24 juillet 1962, les ouvriers s’affairant à la construction du tunnel sous le Mont-Blanc font une découverte pour le moins extraordinaire. En effet, alors qu’ils atteignent exactement l’aplomb de l’aiguille du midi, un escalier se révèle dans la paroi, qui descend dans les profondeurs de la terre. Julien Derchard alors contremaître de l’équipe 12 de forage (CNT) entreprends avec quelques hommes de voir où mène cette anomalie géologique humainement constituée. Ils débouchèrent après plusieurs minutes de descente à une porte de cuivre richement décorée d’un triptyque dit du « triumvirat de la bonbonière-cruciforme ».

Le lieu de rencontre d’une loge de la branche franco-suisse-italienne des illuminatis nommé les biscottis. Remontant au moins au 12ième siècle et qui à influencer de manière secrète par sa théo-confiserie, le destin de l’occident venait d’être découverte et nous permit de lever le voile sur la plus grande escroquerie de tout les temps.

Les annales des biscottis

Certains documents, parmi les plus anciens, démontrent que la deuxième croisade, bien qu’officiellement pour reprendre Jérusalem aux infidèles, aurait été officieusement organisé dans le dessein non avoué de découvrir le secret du loukoum, garder sous le temple de Salomon et protégé par un bataillon de derviches surentraînés.

Les véritables raisons du schisme d’occident.

Les grecs, regardés de haut après avoir révéler le secret du baklava et qui refusait de porter le filet à barbe dans les cuisines afin de conserver le secret de la barbe à papa, originellement « barbe de pope », du fait que les popes confiseurs avait la barbe encroûtée de sucre dont les enfant prenait plaisir à sucer dans les fêtes de villages.

Les alchimistes de l’ordre, après des siècles à s ‘échiner en vain à transformer le plomb en sucre, furent entièrement mis au rancart à la découverte de l’Amérique et de ses immenses champs de cannes. Impossible aujourd’hui de retrouver ces délicieuses dragées saturniennes.
(Alors que progressera la chimie, main dans la main avec la pharmacie, ils prépareront leur vengeance, mais nous en reparleront plus tard.)

L’or et l’évangélisation n’étant que faux prétextes pour l’annihilation des peuples aborigènes. C’est la mainmise sur les champs de cannes et les cacaotiers du nouveau continent qui fût la véritable raison de l’acharnement espagnol désireux de rejoindre l’ordre.

Le grand maître d’alors, surnommé sweetii toothi, ne serait autre que pie III
Commandeur des croyants et Pape de son état. Premier à rédiger dans l’encyclique dit de l’hyperglycémie messianique, que le sang de jésus ne pouvait être autre chose que sucré et qui changea les prescriptions pour le vin de messe. Il participa au partage des compétences par nationalités et ordres religieux. Le chocolat pour les Belges et les Suisses, Les gelatis et les biscottis pour les Italiens, les éclairs au chocolats pour les Français etc.…

Les papes d’Avignon et la papaline*.

Les Avignonnais et les Français en général, légèrement arrogants, voulurent prendre la tête du mouvement à l’aide du prieuré de la truffe dorée, et pendant quelque temps grâce au secret bien gardé, jusque dans les années soixante, de la papaline, purent influencé les évenements politique de leur époque

Le rôle des femmes.

Longtemps cantonnés aux cuisines des vieilles filles, alors disciples de l’ordre de Sainte-Catherine, la confiserie s’est à peine ouverte depuis. Le célibat et la chasteté étant l’habeas corpus de la présence féminine en confiserie. Elles obtiennent en échange, le monopole de la tire.

Il fallut attendre le 20ième siècle et la branche féministe de la confiserie pour que les femmes soient dûment représentées et encore, le cercle du « pet de sœur » fut traité de haut par le clergé glycémique. Et leur entrée fut encore limitée par la chasteté.

De L’origine de nos fêtes « religieuse ».

Qu’ont en Commun noël, Pâque, la St Valentin et Halloween.
Toutes sont une récupération catho d’anciennes fêtes païennes et sont en même temps les mains mises des confiseurs sur notre inconscient collectif.

Reconnue maintenant comme la période dites des « moules », ces fêtes furent dotées de bonbons particuliers, la canne de Noël, le cœur en chocolat, les œufs de paques, et Halloween qui est la grande bacchanale, tire, jujubes, et tutti frutti ( quanti).

Ils se réapproprièrent les légendes et les rites paîens pour réguler nos achats.

Les diabétiques de Salem.

Un petit défaut génétique se retrouva à remonter à la surface en Nouvelle-Angleterre,
Comme l’accent au Saguenay ou la bêtise à Québec, les habitants de Salem eurent une épidémie de diabète. Ces pauvres hères un peu ignorants trouvèrent très étrange et épeurant cette réaction au sucre et ne purent y voir que le résultat du travail du Malin.
Ils reproduisirent donc l’ancien test pour détecter les sorcières, mais n’ayant pas de cours d’eau à proximité, ils s’en remirent au test dit de la caramélisation. Si en la brûlant, une diabétiques dégage une odeur et laisse un résidu de caramel, alors elle n’est pas possédée par Satan.

Les guerres apothicaires.

Au tournant du siècle dernier, Les pharmaciens et les chimistes, voulant leur part du gâteau de ce gouvernement mondial, ont concocté leur arme secrète, le malto-dextrose.
Secrètement appelé dei glucose (sucre de dieu) est l’agencement de molécules de carbone en forme de D (comme Dieu) . Ils n’eurent pas le choix que de s’associer, le combat aurait eu des conséquences désastreuse sur les deux guildes.Après plusieurs mois de tractations, ils en vinrent à un accord mi-sucré/mi-amer, dit de l’abbaye de Flavigny (fabricant de pastille et donc jonction quasi obligatoire entre les deux sociétés). C’est le représentant des confiseurs, Victor Pilule, inventeur du comprimé qui trouva la solution. Les pharmaciens produisant des substances au goût hideux, ils allaient les enrobés de sucres et ainsi ajouter au potentiel addictif du produit.

Leur association, plus aisément reconnaissable dans la compagnie Coca-Cola, qui mariant la tradition suisse du spritzer et la tradition précolombienne de la poudre, en vint à créer sa boisson miraculeuse, symbiose entre les deux mouvements.
Le réflexe des confiseurs de s’associer à une fête ne tarda pas à refaire surface et bientôt ils récupérèrent l’image de saint-nicholas et l’ont modifiée pour l’adapter à leurs besoins mercantiles.

Les entreprises pharmacosucrologiques ne s’arrêtèrent pas à ces considérations et envahirent de plus en plus de domaines, en exemple ne pensons qu’à l’hygiène, avec le déodorant (L’odeur de dieu) ou le brut 33 en référence au
psaume 33

Manifestations modernes

Il est évident que les efforts du Vatican sous Jean-Paul II pour se distancier de cette franc-buiscuiterie occulte furent redoublés, de son état de polonais son accession à la papauté ayant été fortement subventionné par le lobby du Paczki.

Lors de son initiation à la loge vaticane de la fraternité, il refusa tout net d’embrasser le derrière du chevreau gaufré et de répudier le catholicisme, il menaça même de révéler une omission biblique, le verset où le serpent suggére à Eve de planter sur un bâton et de trempée la pomme dans le sirop de sucre rouge avant de la donner à croquer à Adam.

Il échut donc à un jeune apprenti de la branche turque, dite du croissant de miel, de l’abattre en plein jour et en public pour bien démontrer leur sérieux et leur puissance.

Le secret de la Caramilk ?

Avez-vous aperçu 50 cents depuis qu’il a fait la chanson « Candy shop » ?

Avez-vous déjà remarquer les symboles occultes lorsqu’on plie d’une certaine façon un papier de barre « Mars » ? Barre qui fût envoyé dans les rations des troupes Américaines durant la deuxième guerre mondiale faut-il le rappeler ?

Dans le prochain numero nous verrons le lobby de la viande et la guerre de seitan.

* La Papaline, spécialité locale
Petit chardon formé de deux fines robes de chocolat retenant de la Liqueur d’origan du Comtat, la papaline a été ainsi nommée en souvenir des Papes d’Avignon, mais sa création ne remonte qu’à 1960 (yeah right). La recette de la liqueur d’Origan reste un secret de fabrication.Créée en 1870 (Say who ?), elle est obtenue après distillation, macération et infusion de plantes dans des alcools sélectionnés pour leur finesse et auxquels s’ajoute du miel de très haute qualité. Une soixantaine de plantes entrent dans sa composition, toutes cueillies sur les contreforts du Mont Ventoux et dans la campagne environnante.
Soixante-douze heures de secrète alchimie (bingo) sont nécessaires pour donner forme à la Papaline, cette cousine du chardon-liqueur, fabriquées de façon artisanale et distribuée uniquement en Vaucluse.

Wikipedia

Y a des moments comme ça… On sait pas trop pourquoi…

Tu es là, je te “voix” mais tu ne m’entend pas.

L’œil invisible qui guette le chasseur… La proie qui glisse entre les tes doigts…

chasseur
Ne te fait pas douleur, reste avec moi j’ai froid.

En naviguant sur coeurdamour.com, j’ai trouvé un calendrier perpétuel. Je ne sais pas à quoi ca sert, mais ca ressemble à ça. Plus tard, j’ai trouvé cette perle: une dame qui se pose la même question, mais à propos du couple. Les guillemets dans le titre ne sont pas de moi. Juste comme ça, coeur d’amour offre l’abonnement et le désabonnement gratuit!

Ma question peut vous sembler bête, mais pourtant je me la pose.
Voilà, j’ai 28 ans, j’ai eu de nombreuses relations, qui se sont mal passées et depuis 1 an je suis célibataire. N’ayant jamais vécu avec un homme, et ne me sentant pas malheureuse seule, je me demande à quoi sert une relation en fin de compte.
Pourquoi cherche t-on sans cesse à se mettre avec quelqu’un? Pourquoi vouloir construire avec ce quelqu’un?
Même si j’ai envie des fois d’avoir un copain, je me vois très mal, par exemple, vivre avec, je trouverai ça bizarre.
Quand j’étais plus jeune, j’avais envie de faire ma vie avec quelqu’un, vivre avec et fonder une famille (j’étais complètement obsédé par le fait de devenir mère), mais ça m’a complètement passé, au point ou je me demande ce que je recherchais vraiment à vouloir ça. Maintenant quand j’ai un copain, je ne pense plus à ces choses là, j’en vient même à préférer les relation d’un soir, et je vais même jusqu’à me dire, quand je dois aller voir mon copain “oh ça me saoule, j’ai la flemme, je vais trouver une excuse pour rester chez moi”, préférant une soirée en tête à tête avec mon PC.
Pourtant je vois ma sur ou mon frère fonder une famille, mais ça ne me donne pas du tout envie. Et les copine se marient, se fiancent, mais ça ne me fait ni chaud ni froid.
Avez-vous déjà été dans ce cas? Pensez-vous que ce n’est qu’une passade? Merci de m’aider à y voir plus clair.

bébé astronaute, 2 août 2008
Enregistré dans :In stupidatis veritas

Si je me permets d’écrire sans scrupule sur le FAS sur les heures de bureau, c’est bien pour contrebalancer les nombreuses heures supps que j’ai faites pour A*, par pur excès de zèle, emportée dans mon amour de l’art et ma grande naïveté de croire qu’un jour, ça pourrait aller mieux dans le milieu culturel. N’allez surtout pas croire que je n’ai pas d’éthique de travail.

Enfin. Je voulais surtout écrire cet article pour ne pas oublier de partager comment, jour après jour, Radio-Can contribue à rendre mon quotidien délirant. Particulièrement ce matin, après que la co-animatrice ait avoué à Franco Nuovo qu’elle croyait qu’il parlait de cornichons pendant la chronique économique, j’ai eu ma dose quotidienne de délire en imaginant le beau Franco retirant son pécule de son bas de laine pour aller le mettre dans un compte suisse. Au plus fort la poche!

Amygdale, 1 août 2008

Une des étapes déterminantes dans le processus de sélection des cosmonautes est l’épreuve psychologique  de l’isolement prolongé.  Les candidats du programme spatial officiel doivent se rendre sur une base isolée, en Russie, où ils sont confinés dans des cellules sur des périodes prolongées.  Nous n’avons l’avantage d’être endurcis par un lourd passé criminel: dans ces cachots, sans lumière et sans lien avec l’extérieur, certains craquent.  Le plus souvent, ils s’en prennent à eux-mêmes, se déchirant de leurs ongles ou se frappant la tête sur les murs jusqu’à la perte de conscience.

Mais moi qui ne dispose pas d’une telle technologie et qui doit néanmoins franchir cette épreuve, à quel expédient aurai-je recours?  Par chance, il y a quelques semaines, une occasion de mettre ma résistance psychologique à l’épreuve me fut fournie au hasard d’une visite dans ma famille.

J’étais parti avec mon père rejoindre une tante et un oncle à leur chalet, aux abords du Lac-aux-rats-musqués, à Ste-C*-de-W*.  Le périple fut fastidieux, des réparations au chemin bordant le lac nous obligeants à faire demi-tour après avoir fait plus d’une heure de voiture sur les routes aux longues pentes abruptes des Cantons-de-l’est.

Après que mon père eut égrainé plusieurs chapelets de jurons, nous parvînmes finalement à destination, où ma tante nous fît un accueil des plus chaleureux.  Mon oncle et ma tante nous fîrent visiter la propriété et peu après le départ de mon père, ils m’annoncèrent qu’ils allaient également quitter, qu’ils seraient de retour dans quelques jours et que je n’avais qu’à me servir à volonté dans le petit réfrigérateur au propane.  Gagné.

Ainsi commença mon épreuve d’isolation dans cette petite roulotte aux dimensions d’un module spatial.   Le premier soir, je me contentai de faire un feu de camp et de boire la seule bière qui restait sur les lieux.  J’allai me baigner et je me couchai.

Le lendemain, la véritable épreuve commença.  Réveillé au chant du coq d’une ferme avoisinante, je pris rapidement un petit-déjeuner fait d’aliments séchés.  Je bus un expresso puis j’ouvris mon ordinateur portable afin d’entreprendre un travail d’analyse de données qui dura quatre heures.  Puis, ce fût l’heure du dîner.  Je mangeai de la pizza surgelée.

Ensuite, j’enfilai mon maillot de bain, m’enduit de crème solaire et sorti sur le petit balcon attenant à la roulotte.  Il y avait là une chaise longue où je m’allongeai avec la lenteur de mouvements caractéristique des astronautes en apesanteur.  J’avais apporté avec moi une ceinture amincissante vibro-fat et deux tranches de concombre.  Une fois bien allongé, j’actionnai la ceinture amincissante fixée à ma taille et je posai les deux tranches de concombres sur mes yeux pour simuler la noirceur de l’espace.  Les vibrations de la ceinture allaient simuler les secousses ressentie au décollage d’une fusée.  Je passai ainsi une bonne heure, exposé aux rayons cosmiques, n’étant distrait que par des piqûres occasionnelles de mouches à chevreuil, que j’interprétais comme des courts-circuits de ma combinaison spatiale.

Au terme de cette épreuve, je simulai une sortie dans l’espace en allant me baigner.  Une autre heure d’entraînement.  De retour dans la nacelle, je repris mon travail d’analyse.  Puis ce fût un souper de pâtes déshydratées, puis des problèmes avec la coupole m’obligèrent à faire une autre sortie sur le toit de la roulotte.  Je pus ensuite écouter Desperate Houswifes pour accentuer l’épreuve d’ennui.  Lorsque ce fût intenable, soit dix minutes plus tard, j’allai me coucher.

Je tins ainsi plusieurs jours, suivant à peu de chose près la même routine.  Mon équilibre psychique ne fut perturbé que par les aboiements incessants du petit chien ridicule des voisins qui, je l’espère, n’a pas d’équivalent intersidéral.

Ma détermination ayant ainsi été mise à l’épreuve avec succès, je m’estime encore plus près de mon rêve.

Zepoulpe, 29 juillet 2008
Enregistré dans :Non classé

(Malgré le lock-out qui sévit toujours à la salle des nouvelles d’IP, la direction a demandé à ses cadres de prendre la place des dégoutants syndiqués qui refusent de comprendre qu’une piasse et demie par page, c’est ben en masse. Le public a le droit d’être informé.)

D’après Intoxicated Press

Une collaboration spéciale de Johnny Scab.

Gloucester (Massachusetts) - Une équipe de chercheurs bien de chez nous est arrivée à une conclusion passablement incroyable hier après-midi, alors qu’on annonçait de la pluie sur tous nos secteurs. Publiés dans le Journal of Unbelievable Medecine, ces résultats remettent vachement en question ce qu’on avait toujours supposé jusqu’à avant-hier matin, soit que la friture n’est pas très bonne pour la santé et qu’elle laisse le majeur luisant. Or, et c’est là que le boa se blesse, selon l’étude conduite de mains de maître par le docteur Robert Geai, directeur du centre de recherche sur les matières grasses de l’université Cambridge et membre depuis 2 ans du gymnase Haltères et Go, situé rue Bellechasse, la graisse de la friture, loin d’être mauvaise pour les artères, le tour de taille et l’apparence de la face après les repas, serait bénéfique pour l’individu. Le spécialiste se base sur une étude réalisée auprès de 85 000 répondants 19 fois sur 20, avec une marge d’erreur de 4 pieds et demi, selon laquelle il appert en premier lieu que la friture goûte très bonne. « En effet, affirme le docteur Geai, les courbes sont sans équivoque, la friture, c’est du bon menoum-menoum. »

Se fondant aussi sur une expérience personnelle difficile due à son patronyme rappelant un oiseau à la sexualité ambigüe, le docteur Geai insiste : « Appelez-moi juste Robert. Donc oui, l’étude démontre aussi que les gens sont absolument incapables de résister à la friture. Par exemple, mes collègues et moi avons fait deep-frieder des trente sous et 80 % des gens les engloutissaient comme s’il s’était s’agit de petites crevettes! Lorsqu’on a fait frire des 1 piasse, le pourcentage montait à plus de 92 % et à 99% avec des deux piasses ! Pour être sûr de notre affaire, on a aussi enrobé de friture des chaises de patio, des capotes usagées, des tracteurs, des rotoculteurs, une réplique en cire d’Idi Amin, un dentier, un rappeur avec son hummer custom, un parachute, une vierge, une can de zepoulpe encore fermée, une pommeau de douche, la perruque de Robert Lepage, une crotte de béluga, un crayon bic et de vieux essuie-glaces; toujours, la plupart des cobayes s’en délectaient. »

En deuxième lieu, les chercheurs soutiennent que la friture, c’est bon pour la peau. « En jammant les pores, les molécules de gras permettent en quelque sorte de dérinecher les molécules du poil, leur permettant d’être plus bien dans leur peau… sans jeu de mots ! affirme le spécialiste en riant gras (c’est son métier). » « Pas plus tard que vendredi passé, je me suis fais un masque d’huile vidangée que j’ai achetée au greaser du coin. Une vraie fontaine de Jouvence pour le visage ! »

Finalement, l’étude démontre que la friture, ça aide la croissance des enfants. En en mangeant quotidiennement, les enfants s’assurent un apport en plus ou moins toutte, ce qui leur garantit une croissance horizontale optimale. Aujourd’hui, avec les glaciers qui fondent et la population qui vieillit, il ne faut pas sous-estimer les dangers pour les enfants trop maigres. Selon Robert, il est recommandé d’inclure des aliments frits dès la tendre enfance : purées frites, lait tempura, croquettes de pablum, etc. Ainsi, les enfants seront aptes à digérer plus rapidement cet aliment sain.

Éclairante, bien écrite et somme toute câlissement révolutionnaire, l’étude de Robert s’inscrit dans un grand courant de pensée qui remet en cause les choses prises pour vraies. Intoxicated Press sera là lors de la sortie des prochaines études du Docteur Geai portant sur les méfaits pour la santé de la fréquentation de dauphins, sur les risques attribuables au rire des enfants, au danger du visionnement des fleurs en saison et du potentiel nocif relatif à l’odeur des bébés.

(Encore une fois, l’entrée qui suit constitue une entorse à la catégorie Mourir au Canada, mais comme ce n’est pas la première, je me suis dit que c’était moins grave; c’est la première scrach sur ta Ferrari neuve qui fait de la peine, pas la seconde)

Bar Harbor (Maine) - C’est lorsque je l’ai vu orner les gentes de roues d’un scooter à batteries que j’ai commencé à me poser des questions et à être plus attentif à sa présence. Le vieil homme fonçait sur moi, monté sur son fauteuil électrique, façon batmobile pour olympiques spéciaux, la bouche ouverte, l’oeil déterminé à me rouler dessus à la vitesse d’un météorite venant en sens inverse du trafic. J’ai fait un pas de côté et j’ai pu éviter le bolide de justesse et j’ai vu qu’en plus des roues, on l’avait aussi accroché derrière le dossier du fauteuil, à la manière d’une cape tricolore qui flottait dans l’air mainois (ou mainien, je m’en fous).

Puis, de village en village, sur tous les poteaux et toutes les pelouses; sur les boissons gazeuses, les sacs d’épicerie, les napkins, les verres à vin, les bombonnes de propane, les ustensiles de plastique; sous la semelle de souliers faits en Chine, à l’endos des livres imprimés à Singapour, derrière les voitures japonaises; sous les ponts, sur le bord des routes, sur les pancartes; partout, toujours, il est là, flottant ou non, l’air de s’ennuyer comme un rat mort enfermé dans un vieux mur.

Grâce à sa version portative, les gens peuvent afficher leurs couleurs même en voyage : sur le BBQ de camping, accroché à la voiture, sur le parasol ou le parapluie, sur des jeans, des chaps (!) ou des casques de moto (même si le casque de moto au Maine n’est pas obligatoire, à moins que tu sois vraiiiiiiiment fif), sur les arbres synthétiques que les gens installent près de leur roulotte, sur des t-shirts, des soutiens-gorge et bien sûr sur les colliers des animaux domestiques. Dans sa version je-tiens-dans-la-main, notons les petits sachets de nutrasucre, transformés en vecteur de cohésion sociale par cet ajout étoilé.

Tant de présence et d’unanimité dans le patriotisme est pour moi incompréhensible. Déjà, à la Saint-Jean, un petit malaise me prend d’en voir autant, dansant autour du feu au son de Journée d’Amérique. Mais ici, ce n’est pas leur réunion mais leur répartition qui étonne. Il y a quelque chose d’une mélopée dans ce besoin de répéter ad nauseam cette même enseigne. Est-ce que l’Alzheimer est à ce point répandu que l’on a besoin de scander à tous bout de champ (littéralement) les couleurs de la République? Est-ce que quelqu’un, au département d’État, s’est gouré dans les quantités à commander?

En règle générale, plus les animaux sont grands, peu vulnérables, bien protégés, ou même venimeux, plus ils peuvent s’exposer à de longues parades… L’homme est une exception, qui consacre une part non négligeable de son temps à ses relations amoureuses. Favorisés par une réceptivité féminine qui sort de l’ordinaire et par la prodigalité, même relative, des attributs mâles tant que femelles, le comportement humain offre de nombreuses originalités incitatrices.

- Jacques Legrand, Histoires insolites de la reproduction, p. 102, 1991

Sire D'oneilles, 27 juillet 2008
Enregistré dans :Pratique, Triviale poésie

petit exercice de diction pour analphabètes, en un seul verbe.

Un urubu barbu
Chut su’l sue
sous le d’sous
d’bras d’Barbara
tête en bas

T.H.C* et autres critiques grasses

Dis-moi petit pot de leurres.
Quand te dé-petit-pot-de-leurreras-tu?
Je me dépetitpotdeleurrerai tout à l’heure!

*Théories Humanistes Cohérentes

Touche-toi, 24 juillet 2008
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“Parasite intempestif cherche cheveu sur la soupe pour vivre à contretemps.”

Mysterious, 17 juillet 2008
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Hier, à l’occasion d’un événement mondain, quelqu’un m’a dit que le FAS était une entreprise de destruction systématique. Cette affirmation m’a interloqué. J’ai beau écrire sur nos annales depuis leurs premiers balbutiements, je n’ai jamais trop compris ce qu’était, en réalité, le FAS. Il s’agit, certes, d’une amibe étendant ses pseudopodes sur le réel et pointant, du bout de ses appendices, les aspects les plus délirants du quotidien, mais à part ça ? S’agit-il vraiment d’une entreprise de destruction systématique ? J’ai disposé sur la table de ma cuisine les huit fascicules du FAS et je les ai parcourus, m’attaquant à l’analyse de la question.

Cool is class war : Saper le coolisme urbain. Le fait d’être cool en ville ou de tenter de l’être est ici franchement mal vécu. Les soirées de poudrés et la vaine quête de l’âme sœur peuvent rendre le quotidien franchement pathétique.

Triviale poésie : Si la poésie c’est souvent poche (particulièrement la poésie de l’intime qui sévit au Québec), la triviale poésie c’est encore plus mauvais quoiqu’elle retrouve parfois, notamment avec Poufiasse, sa pureté originelle. Un genre de cri primal dénué d’expression.

FAS-rencontres : Les mécanismes de la séduction ne cessent de se renouveler. Ils sont ici subvertis.

Les aventures de Julia Kristeva
: Où Julia Kristeva sabote Julia Kristeva dans un processus autoréflexif, voire une invagination sauvage.

Euj et Nism : Ce n’était sans doute pas nécessaire, mais nos deux savants préférés montrent par l’exemple que la science et le futur ça peut être épeurant. Michel Houellebecq, à côté de ça, c’est d’la p’tite bière.

Donc, le FAS est-il une entreprise de destruction systématique ? Sans doute, mais le FAS c’est aussi l’observation d’insectes rares, le rire (hé, hé, hé…) qui sabote les assises du monde pour le rendre habitable, l’exposition du vrai visage du Canada qui donne envie d’y mourir, le caractère explosif des maisons de campagne, des moments de pure émotion qui donnent envie de pleurer. Le FAS, man, c’est toute.

Il faut bien le dire : notre lutte est gagnée d’avance. Le quotidien est délirant. C’est ce qui fait tout son charme. Le FAS, donc, est-il une entreprise de destruction systématique ? Ce n’est pas faux, mais il est surtout le reflet d’un quotidien délirant, un outil de propagande pour André Serouille, un formidable moyen d’évasion pendant ses heures de travail et une façon efficace de passer les journées ensoleillées d’été enfermé dans son bureau à rire tout seul pendant qu’il fait beau. FAS vaincra !

Robodrigue, 16 juillet 2008

DING DONG, DING DONG

Merde mes œufs, c’est Rigoberta qui sonne

DING DONG, DING DONG

Fuck mon café, je dois aller ouvrir à la grosse folle

DING DONG, DING DONG

Tabouère mes pieds se sont pris dans mes lacets, ça c’est chien!

BADING BADANG, BADING BADANG

J’ai d’abord fait un vol plané, survolant les premières marches de mon escalier qui mène vers la grosse folle de Rigoberta. Mon cœur s’est serré. J’ai une aversion pour les marches des appartements à Montréal, celles qui datent de l’époque de L’eau chaude, l’eau frette. Elles sont recouvertes de tapis fleuris, quasi monochromes, puisqu’il n’y a que du brun en plusieurs teintes. Mes cheveux étaient dressés sur ma tête, j’ai eu la chienne de ma vie parce que ces marches tapissées des motifs de mon dégoût, vous voyez je ne les ai jamais nettoyées en 5 ans de location, elles étaient déjà méprisables à mon arrivée et j’ai réussi à empirer les choses- rentrer à quatre pattes, cigarette écrasées quand j’étais pressé, urine de chat, cadavre de coquerrelles (en fait il fait noir puisque je n’ai jamais changée l’ampoule brûlée depuis des mois, alors mon imagination en a fait un couloir abominable)-.

Mon corps a commencé par s’incliner vers l’avant, et ma gueule se dirigait vers le motif d’une grosse fleur brune qui semble être représentée sous son plus mauvais profil. Mon premier réflexe est d’étendre mes bras et mes jambes en étoile pour agripper les rampes. Malheureusement, comme mon corps était incliné par en avant, juste mes pieds se sont pris sur la rampe. Cette prise des pieds a créé comme un effet de balancier qui a projeté mon crâne directement sur la grosse fleur brune, dans le choque j’ai eu le temps de voir la grosse face de Rigoberta qui me regardait par la fenêtre de la porte, comme elle est laide Rigoberta! Comme j’ai eu le très bon réflexe de tendre mon corps, ma tête a rebondi me projetant dans les airs, Rigoberta aplaudissait de bonheur de l’autre côté de la porte: la fleur brune m’a consenti une seconde tentative pour agripper la rampe avec mes mains; mais cette fois ce sont mes pieds qui étaient trop bas, je me suis donc pris les indexes et les majeurs dans les coudes de la rampe, ce qui qui les a fracturés, mes genoux ont subi le même effet de balancier que mon crane quelques secondes plus tôt, l’onde de choc s’est fait ressentir jusque dans ma colonne vertébrale et a ressorti par ma bouche sous la forme du cri primal de Janov, sans les papas/mamans superficiels et enfantins, un racourci douloureux mais moins ridicule.

Comme j’avais quatre doigts de cassés j’ai lâché la rampe terrorisé par la suite d’évènements et tout ce qui allait s’en suivre; je me suis laissé tomber vers l’avant, atterrissant directement sur mes clavicules qui se fracassèrent dans un grand “CRACK” retentissant. Cette blessure s’ajoutant aux autres que j’ai subies, résultèrent en un état de semi-coma (surtout à cause du premier coup à la tête). Je me compte chanceux d’avoir perdue la conscience à ce moment, ça a servi d’anesthésie générale pour la suite de la chute.

À mon réveil, que j’estime à deux jours plus tard, j’étais toujours dans mon escalier, personne n’avait eu vent de mon accident; en essayant de bouger je me rendis compte que la suite de la chute, dont je n’avais pas été conscient, avait fini d’achever les organes et les os de mon corps qui avaient résisté aux premiers chocs. Je ne voyais pas Rigoberta, c’était tout de même une bonne chose: voir son air d’ahurri m’aurait vraiment déplu, mais cette grosse poufiasse m’aurait-elle abandonné à mon pauvre sort?

Comme parler me faisait très mal j’ai dû apprendre à siffler puisque je n’avais jamais trouvé utile de siffler, je trouvais ridicules les hommes qui prétendaient être comme les oiseaux. Après deux jours de pratique et beaucoup de pleurs, ça faisait mal tout ça, j’ai enfin réussi à pousser un sifflement perceptible qui alerta mon voisin…

Et voilà, 3 mois plus tard je suis de retour dans mon appartement pour reprendre le cours normal de la vie, mais à ma stupéfaction quelqu’un a mangé mes oeufs et bu mon café, la grosse Rigoberta a même laissé son immonde rouge à lèvres mauve sur ma tasse de café.

Zepoulpe, 1 juillet 2008
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Poufiasse, 30 juin 2008
Enregistré dans :Triviale poésie
  1. La perte de ta chevette verte
  2. t’alerte, certes!
  3. Mais où la route s’arrête
  4. la rouille des steppes désertes
  5. laisse aux vertes chevettes
  6. un dernier épithète:
    mille neuf-cent quatre-vingt-sept.
bébé astronaute, 27 juin 2008
Enregistré dans :Cool is class war

Depuis que T* est parti planter, je dois être vraiment en manque parce que je me suis surprise l’autre jour à tchèquer les gars en passant devant l’école de mécanique. Malheureusement, je n’y ai pas trouvé mon compte et ce n’est pas rendue devant l’école de théâtre que ça s’est amélioré. Quand aux autres cyclistes, soit qu’ils portent un siège de bébé ou encore des cuissards. Il faut dire qu’en matière de virilité, la plupart des Montréalais ne fait pas le poids à côté de T*.

Amygdale, 24 juin 2008
Enregistré dans :FAS - Rencontres

Article un tant soit peu impertinent cherche un ou plusieurs commentaires pour avoir l’air intéressant en public. Le FAS étant dans sa phase «Alma» (3 articles pour un commentaire), l’article en question est prêt à verser une compensation financière ou autre au commentaire sus-nommé, pour peu que ce dernier évite d’être désobligeant ou diffamatoire devant la visite ou le scan des engins de recherche.

contactez la boîte à commentaires.

Cosmonaute en partance demain matin pour 18 mois dans l’espace recherche jeune fille dans ce bar-ci pour relation rapide avant de partir vers la planète rouge. La jeune fille peut être n’importe quelle fille, mais disons que la jolie rousse qui joue au baby-foot serait grandement appréciée. En outre, la jeune fille en question doit être disponible, peu attachée au mariage ou à quelque manifestation d’engagement que ce soit, porter la jupe ou du moins habiter dans l’environ. Peut aimer le cinéma, la littérature et le patins à roues alignées, mais pas grave si elle pas, tant qu’on.

On demande Pouffiasse, boîte vocale 1245281.

Déjà à l’époque où ce beau grand pays qui nous verra mourir n’était encore qu’immensité, richesses et sauvagerie, on observait chez les premiers européens à fouler ce territoire inconnu les signes précurseurs de l’esprit du FAS :

A highligh of the Beaver Club gatherings was the restaging of le grand voyage. Using that narrow window of opportunity between being uproariously drunk and actually passing out, the Nor’Westers would stumble around until they were seated on the floor, arranged two abreast, pretending they were steering a fast-moving canot du nord. Grasping fire-tongs, pokers, walking sticks, swords annd other likely looking implements as imaginary paddles, they bawled voyageur songs as they stroked ever faster, their eyes glazed, their faces beet-red with exertion. But even make-beleive northern canoes must eventually encounter rapids - and they required a change of tactic. With the false shrewdness of the very drunk, the Nor’Westers would consider the possibilities, then clamber up on the dinner-tables and ride the rapids by “shooting” to the floor astride empty wine casks, bellowing a variation on Indian war whoops that verged on Highland battle cries. By this time it might have been four or five in the morning, and the rented dining-room resembled the field hospital of a vanquished army. The few members still upright would adjourn the meeting and stagger home.

Peter C. Newman, Caesars of the Wilderness

bébé astronaute, 23 juin 2008
Enregistré dans :Actions stupides

Parmi les plus légendaires et embryonnaires actions stupides auxquelles je pris part jadis, d’aucuns se souviendront de ce que l’on appelait à l’époque les “liquéfactions”. Remarquez que dans le choix de leur vocabulaire, les futurs activistes du FAS avaient déjà quelques atomes crochus. Alors que la plupart des autres adolescents de l’école étaient occupés à essayer d’avoir l’air cool, plusieurs amis et moi tâchions systématiquement d’avoir l’air cons.

Parmi nos stratégies de prédilection, les “liquéfactions” consistaient à réunir quelques dizaines de personnes prêtes à s’allonger sur le sol côte à côte, puis de convaincre la première personne au bout de la rangée qu’elle devait rouler sur elle-même par-dessus toutes les personnes alignées et aller choir à l’autre extrémité, geste qui devait être répété à l’infini par chacune des personnes dans la rangée jusqu’à ce que le son de la cloche, la fin du gazon pour l’asphalte ou autre chose d’incongru vienne briser cette chaîne humaine spectaculaire. Alors que graduellement nous nous lassions du caractère trop strict et organisé des “liquéfactions”, cet autre chose se définit rapidement sous l’appellation de “combats d’obèses”, durant lesquels les participants devaient tout simplement se jeter en tas les uns sur les autres jusqu’à épuisement. Vous voyez que déjà, nous n’avions rien à envier aux artistes de performance qui prolifèrent de nos jours comme des drosophiles dans un bol de fruits.

À l’occasion, il nous arrivait de tenter de déconstruire le monde rigoureusement structuré du sport en déclenchant des parties spontanées de “catch-poulet”, régies par l’unique règle qu’elles devaient se jouer avec un poulet en caoutchouc. Les joueurs devaient tout simplement essayer d’empêcher les autres d’attraper le volatile en s’enfuyant avec. Afin d’éviter l’inévitable, lorsqu’ils étaient assaillis, la plupart s’en sortaient en lançant le poulet au bout de leurs bras dans une direction impromptue et en partant à courir le plus vite possible pour le rattraper avant les autres. Évidemment, il nous arriva à quelques reprises de faire accroc à la règle et de remplacer le gallinacée par un briquet.

Habituellement, ces édifiantes activités étaient ponctuées de séances de “grasso-massage”, où l’on se frottait mutuellement et vigoureusement le gras de bras dans l’espoir d’activer les traces de THC stockées dans nos cellules adipeuses et accessoirement soulager nos corps endoloris.

Bien sûr, nos actions stupides n’étaient pas limitées à la cour d’école. Au prochain épisode, les “lobotomies”, “l’édifice-labyrinthe” et “l’élastique de 50 m de long”.

La face cachée du lunatisme

L’effervescence que connait le FAS ces derniers mois a donné lieu à des discussions d’historiographie sur sa genèse et sa généalogie enracinée dans d’antiques projets. Ces discussions, je l’avoue, m’agacent profondément, puisque pour une foule de raisons bonnes et mauvaises, je n’ai jamais contribué au défunt Nystagmus, la revue où fut cité pour la première fois le FAS et où fut mise à l’épreuve la discipline de produire des textes et d’éditer un fanzine.

Bien sûr, je pourrais me satisfaire de l’étiquette de tard-venu. Et même, ce serai être injuste envers moi-même, puisque j’écris sur les annales du FAS depuis les tous débuts, encore une fois, pour de bonnes et de mauvaises raisons. Et puis, qu’est-ce que cette obsession du fondationalisme? D’où vient cette équation «plus ancien = plus noble = plus d’autorité?» ou «genèse + FAS = nazi»? Abraham a fondé le judaïsme, mais entre vous et moi, c’est seulement avec Moïse que c’est devenu du sérieux.

Il fallait donc une table des lois. Mais, je vous demande, où trouver les lois qui structurent le FAS? Autant faire une coupe bob à la Méduse. Pour avoir droit au chapitre, il me fallait quelque chose de plus aéérien, comme l’air envoûtant du charmeur de serpent, ou un éther originel, dans lequel gravitent les esprits… un esprit, c’est ça! l’esprit des lois! L’esprit du FAS!

Voilà ce que je cherchais. L’origine de l’esprit du FAS. Quelle(s) expérience(s) sont venues infléchir mon quotidien dans le sens d’un combat perpétuel de la stupidité par la stupidité. Pas facile. Il en existe, pour utiliser l’expression du dude avec qui j’ai fait des pochettes aujourd’hui, tout un florilège.

Je peux cependant me remémorer certains moments fort pittoresques de mon secondaire, qui sont sans contredit marquées du sceau de l’action stupide accomplie délibérément. Il y en a une cependant, qui se classe à part, parce qu’elle n’a pas ce caractère commun de simple voyoutage qu’ont les autres.

C’était un midi bien ordinaire, je ne me rappelle plus de la saison. Probablement l’hiver. Comme à chaque midi, nous fuyions plus ou moins la cour d’école et allions nous restaurer dans un des restaurants du mail de S*, le plus grand centre d’achat de toute la région avoisinante. C’était véritablement un gigantesque temple de la consommation et ce l’est toujours, que je sache. Les premières années où j’étudiais au Séminaire, j’étais fasciné par cet endroit, je me battais pour que mes parents m’accordent la permission nécessaire pour pouvoir quitter la cour d’école et m’y rendre. Cependant, invariablement, avec les années, mon regard s’était habitué au rutilant, au clinquant de l’endroit; je dirais même que j’arrivais à voir à travers le vernis les noeuds tordus de cet échafaud du consommateur. Image. Pour poursuivre sur la même image, je dirais que je réalisais que les planches étaient en fait toutes pourries et pire encore, que cette pourriture m’atteignait moi-même: dans cet endroit, je me décomposais.

Je n’étais pas le seul à être parvenu à ce stade gênant. La situation était devenue insupportable. Nous étions pris entre deux options également repoussantes: rester dans la cour d’école ou nous rendre dans ce mail devenu abject. Or, ce devait être l’hiver, puisque la première option n’était par principe pas envisageable. Comment cependant, affronter ce monde puant de musique d’ascenseur, de bijoux pour grands-mères, de boutiques branchées pour ados, de restaurants fast-food, comment, en un mot, garder son quant-à-soi au coeur de toute cette bêtise, sinon en se servant de la force de l’adversaire pour le vaincre?

Je me rappelle de ce midi-clé ou nous avons trouvé la solution. Comme d’habitude, nous quittions la cour d’école à l’heure du midi. Cette fois cependant, au lieu de partir en bande, nous n’étions que Mysterious et moi. Les raisons qui font que Mysterious se rendait dans ce mail étaient encore plus occultes que les miennes: pour ma part, je tentais de justifier le tout en arguant de la nécessité de manger pour ”vivre”. Mysterious, quant à lui, avait toujours son lunch, fait par sa mère attentionnée. Le chanceux. Quoiqu’il en soit, nous nous rendîmes au restaurant où l’on vendait de la pizza où j’engouffrai ma millième, arrosée de la fameuse «sauce toxique», le tout sous l’oeil quelque peu inquisiteur du Mysterious. Puis, je terminai mon repas et nous partîmes déambuler dans les couloirs du mail, suivant la même trajectoire arbitrairement définie par les secteurs dont nous n’avions pas été bannis pour nos frasques, un gardien sur nos talons, comme toujours.

Quel ennui. Étant ainsi épiés, il ne nous était plus loisible de nous divertir en faisant des tours de carrousel. Impossible également, de nous arrêter sur le divan au E*, pour visionner le blockbuster de l’heure. Nous étions condamnés à errer, de plus en plus conscients des tares de l’endroit, de son carrelage fissuré, de ses poutres de béton armés mises à nues, de ses espaces laissés vacants et bien sûr, de la cohorte de petits vieux plus ou moins zombifiés qui venaient y tuer le temps. Nous ne valions pas mieux qu’eux, d’ailleurs, sinon qu’à tenter de le tuer, nous y sommes parvenus. Le temps est mort, il s’est arrêté, nous nous sommes assis sur le rebord d’une fontaine en plein centre du mail, et alors il s’est s’est mis à se décomposer, en nous, et à entonner son chant de décomposition:

- Pluiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie!!!!

Ainsi retentit la première vocalise de ce processus irréversible

- Whiskyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy!!!

Je ne me souviens plus chez qui le mal a frappé en premier, mais déjà nous nous répondions de vive voix, faisant retentir toute la place de ces cris qui était pour moitié plainte et l’autre résignation, et nous reprenions en choeur:

- Orgiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie!!!

répétant inlassablement ces trois mantras de décomposition. Puis, nous prenions une pause, je me levais pour acheter un grateux, je le gratais, je perdais, et nous reprenions:

- Pluiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie!!!

- Whiskyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy!!!

- Orgiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie!!!

Nous avons répéter l’expérience à deux ou trois reprises la même semaine. Nous avions nommé l’activité la décomposition, ce qui nous donnait à peu près ceci: «eh Mysterious, est-ce qu’on va se décomposer ce midi?» «oh oui, avec joie!», etc.

C’est donc là que je situerais l’une de mes premières expériences d’action stupide, accomplie délibérément pour vaincre la stupidité, poussée à un degré voisin de l’art. Et vous chers fasiens et chères fasiennes, par quelle nécessité êtes-vous devenus promoteurs d’un quotidien délirant? Quelle est en vous la racine, le Ur-FAS?

bébé astronaute, 20 juin 2008
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À travers les remarquables exploits des aventuriers de la North West Company, qui défièrent courageusement pendant plusieurs décennies le pouvoir et la majesté de la Hudson’s Bay Company dans leur conquête du nouveau continent, le livre relate durant quelques pages les activités hivernales de ces “barons de la fourrure” :

The fur trade was a demanding but highly seasonal entreprise. While the rivers were frozen the Montreal-based nouveaux riches devoted their energies to outdoing one another at lavishly catered sleigh rides, card tournaments, private musical recitals and masked balls. One former winterer shod his favourite horse with silver and galloped through the city’s poorer districts, scattering showers of coins. He also loved riding into particulary fancy restaurants and ordering the animal a full-course meal. It was a comfortable if self-indulgent existence, but like veterans who can never transcend their time in the trenches, the citified Nor’Westers yearned to recapture the wild freedom and excitement of the frontier. Something, anything, to make the adrenalin pump again.

Thoses urges found their outlet in February 1785 with the founding of the Beaver Club, which became the quintessential NWC institution. Nothing like it could have been created by the prosaïc ramrods then in charge of the Hudson’s Bay Company. Despite its astronomical liquor consumption, the Beaver Club was much more than an urban watering hole. Here the Nor’Westers could abandon artificial dignities and re-create those heady times that had given meaning to their lives. Because it was only among their own that such nostalgia was lifted above it’s more mundane level of providing an excuse to get drunk and break furniture, membership in the Beaver Club was limited to fifty-five fur traders who had spent at least one full season in le pays d’en haut. Club rules were simple but rigidly followed. On admission, each new member had a gold medal struck, engraved with his name, initial wintering date and the club motto : “Fortitude in distress.” […] The repasts were convened at prestigious local dining-rooms […] where meals were served on the club’s crested crystal and china with matching silver cutelry. […]

Usually no one was sober enough to keep minutes of the proceedings, but Georges T. Landmann, a visiting British officer, left this description of a typical meeting in his Adventures and Recollections : “In those days we dined at 4 o’clock, and after taking a satisfactory quantity of wine, the married man… retired, leaving about a dozen to drink to their health. We now began in right earnest and true Highland style, and by 4 o’clock in the morning, the whole of us had arrived at such a state of perfection, that we could all sing admirably, we could all drink like fishes and we all thought we could dance on the table without disturbing a single decanter, glass or plate… but on making the experiment we discovered that it was a complete delusion, and ultimately, we broke all the plates, glasses, bottles, etc., and the tables also, and worse than that all the heads and hands of the party received many severe contusion, cuts and scratches… I was afterwards informed that one hundred and twenty bottles of wine had been consumed at our convivial meeting.”

Landmann diary noted the presence of a dozen guests at the gathering, which translated into an incredible ten bottles of wine each - but that tally did not include the large quantities of ale, porter, gin and brandy also drowned on these occasions.

Peter C. Newman, Caesars of the Wilderness

Moi qui pensais que nous avions un quotidien délirant